Le frère de la femme assassinĂ©e avec ses deux enfants  : « J’aurais aimĂ© mourir Ă  sa place »

Baraa Masarwa, une femme de 26 ans et ses deux fils, Adam, un bĂ©bĂ© de six mois, et Amir, un bambin de deux ans, ont Ă©tĂ© poignardĂ©s Ă  mort hier soir (lundi) dans leur maison Ă  Taiba . Le père de famille, un habitant de la ville de 30 ans, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© près de la maison, soupçonnĂ© d’avoir commis l’acte de tuerie au couteau.
Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, 63 personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es dans la sociĂ©tĂ© arabe, Ă  la mĂŞme pĂ©riode l’annĂ©e dernière, 25 personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es. Le mari a Ă©tĂ© interrogĂ© et s’est impliquĂ© dans l’acte.

Un cheikh local et le maire de Taiba ont organisĂ© une rencontre entre la famille Bara Masarwa et la famille du mari soupçonnĂ© de meurtre. Le frère de Baraa a dit aux mĂ©dias israĂ©liens :  « c’Ă©tait une bonne fille et son histoire est terminĂ©e. Ça me fait mal, ça fait mal Ă  tout le monde, j’aurais aimĂ© mourir Ă  sa place. Nous n’avons jamais entendu dire qu’elle Ă©tait en colère contre lui. Il y avait une bonne relation, nous Ă©tions une seule famille. C’est un dĂ©sastre pour tout le monde. »

K’Wad Jaber, le parent de Baraa, a racontĂ© ce qu’il ressent depuis le meurtre : « La famille est sous le choc, il n’y avait aucun signe de violences , qu’est-il arrivĂ© dans sa tĂŞte ? C’est impossible Ă  comprendre . Nous n’avons entendu parler que pour la première fois aujourd’hui, et je ne sais pas si c’est vrai ou non », a dĂ©clarĂ© Jaber.

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Écoutez l’interview d’Esti Perez dans l’Ă©mission « Haft Hayom »

« C’est dĂ©cevant de se rĂ©veiller avec un autre meurtre d’une femme innocente et de deux enfants », a dĂ©clarĂ© ce matin Esmahan Jabali, un habitant de Tayba, Ă  Network B. Elle a dit que la famille n’avait pas de cas d’aide sociale. Selon elle, « De l’extĂ©rieur, la famille a l’air normale, mais Ă  l’intĂ©rieur, personne n’est normal quand il poignarde sa femme et ses enfants. C’est vraiment effrayant. Nous ne savons pas qui sera la prochaine. »

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Hanin Haj Yahya Masarva, directeur de l’AutoritĂ© de sĂ©curitĂ© communautaire de la ville, a ajoutĂ© Ă  la radio : « En tant que sociĂ©tĂ©, nous avons la capacitĂ© de changer, aux cĂ´tĂ©s du gouvernement ». Selon elle, « Nous ne savons pas ce qui se passe dans la famille elle-mĂŞme. Un soutien peut toujours ĂŞtre reçu. Il y a des femmes qui ressentent encore cette honte d’Ă©pouser un homme violent. Elles l’associent Ă  quelque chose de personnel. Comme si c’Ă©tait de leur faute . »

Le maire de Tayba Shua’a Mansour Masarwa a dĂ©clarĂ© sur Network B qu’il s’agit d’un Ă©vĂ©nement inimaginable. Selon lui, « la famille Ă©largie est une famille apprĂ©ciĂ©e et Ă©conomiquement Ă©tablie, et le couple n’Ă©tait pas connu des services sociaux ni des services psychologiques ». Le membre de la Knesset Ahmed Tibi, un habitant de Taiba, a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait sans voix : « Il est impossible d’expliquer rationnellement un tel meurtre.

Le couple et les enfants vivent en dessous de la maison des parents du mari, ce sont les membres de la famille qui ont appelĂ© le MDA et la police. C’est une famille normative peu connue et sans antĂ©cĂ©dents de violence. Il y a une dizaine d’annĂ©es, le mari a Ă©tĂ© brièvement hospitalisĂ© dans un hĂ´pital psychiatrique, mais depuis lors, il n’y a eu aucune hospitalisation et aucun autre traitement mental n’est connu.

Verdit Danziger, PDG de l’association pour la violence contre les femmes : « Il est temps que le gouvernement se rĂ©veille et rĂ©alise qu’il s’agit d’une Ă©pidĂ©mie qui peut ĂŞtre stoppĂ©e. Il s’agit d’un Ă©vĂ©nement terroriste Ă  toutes fins utiles. Une Ă©pidĂ©mie qui fait des ravages dans l’âme et en prendra malheureusement davantage si des mesures importantes ne sont pas prises. La violence qui existe Ă  tous les niveaux de la sociĂ©tĂ© n’Ă©pargne pas les foyers et l’intervention et l’allocation des budgets et la mise en Ĺ“uvre du plan national de lutte contre la violence domestique sont nĂ©cessaires », a dĂ©clarĂ© Danziger.

Amir a deux ans et Adam a six mois

« Nous n’irons pas tranquillement vers la mort comme des moutons Ă  l’abattoir », a dĂ©clarĂ© la dĂ©putĂ©e Aida Toma-Soliman, « le moment est venu d’un cri clair qui va tout secouer, il n’y a pas de retour Ă  la routine. Et aucun commissaire ou ministre ne dira que c’est votre culture – c’est la culture raciste des responsables et des dĂ©cideurs ici qui traite notre sang comme de l’eau. Ce n’est pas une dĂ©faillance systĂ©mique de la police qui ne protège pas ou d’un système de santĂ© système qui ne parvient pas Ă  identifier les dangers ou le bien-ĂŞtre qui n’a pas les outils pour traiter – cette politique ».

Le suspect du meurtre et la victime