Alors que les frappes israélo-américaines se poursuivent en Iran dans le cadre de l’opération « Shaagat HaAri », une question stratégique domine les cercles occidentaux : que se passerait-il si le guide suprême Ali Khamenei était effectivement neutralisé ?
Selon un rapport relayé par Reuters, citant une évaluation confidentielle attribuée à la Central Intelligence Agency, les Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) se prépareraient à une prise de contrôle quasi totale du mécanisme de succession.
Une « prise de contrôle silencieuse » du processus de succession
D’après l’analyse évoquée, les Gardiens de la Révolution auraient consolidé leur influence sur les organes chargés de désigner le futur guide suprême. Le scénario avancé serait le suivant :
- Nomination d’un religieux présenté comme successeur officiel.
- Concentration du pouvoir réel entre les mains du commandement militaire de l’IRGC.
- Marginalisation des courants religieux considérés comme relativement pragmatiques.
Un tel schéma transformerait l’Iran en régime à dominante militaire-idéologique, avec un pouvoir encore plus centralisé que sous l’actuelle configuration institutionnelle.
Vers une ligne encore plus dure ?
Toujours selon les éléments rapportés, le successeur potentiel adopterait une posture nettement plus intransigeante :
- Refus total de dialogue stratégique avec l’Occident.
- Accélération du programme nucléaire.
- Intensification du soutien aux réseaux armés régionaux.
Il convient toutefois de souligner qu’aucune annonce officielle iranienne ne confirme un changement de leadership à ce stade. Les informations reposent sur des évaluations de renseignement et non sur des décisions institutionnelles publiquement actées.
Impact de l’opération militaire en cours
Les frappes conjointes menées par Tsahal et les forces américaines auraient, selon plusieurs sources, ciblé non seulement des installations nucléaires et balistiques, mais également des centres de commandement de l’IRGC.
Si ces frappes affaiblissent temporairement certaines structures, elles pourraient paradoxalement accélérer une consolidation interne du pouvoir par les factions les plus organisées — en l’occurrence les Gardiens de la Révolution.
Risque d’instabilité intérieure
Les analystes évoquent également un risque de contestation populaire en cas de transition jugée illégitime. L’Iran a connu ces dernières années des vagues de protestations massives.
Cependant, l’évaluation dominante resterait que l’IRGC dispose des capacités coercitives suffisantes pour contenir d’éventuelles manifestations, en particulier dans un contexte de confrontation extérieure.
Un moment charnière pour la région
La combinaison d’une campagne militaire de grande ampleur et d’une possible recomposition du sommet du pouvoir iranien crée une situation inédite.
Deux variables détermineront l’évolution des prochains jours :
- La réalité de la situation de santé ou de sécurité d’Ali Khamenei.
- La capacité des différentes factions iraniennes à s’imposer dans un contexte de pression externe intense.
À ce stade, il est prématuré de conclure à un basculement définitif du régime. Néanmoins, l’hypothèse d’un Iran davantage militarisé et idéologiquement radicalisé figure désormais parmi les scénarios examinés dans les capitales occidentales.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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