Le gouvernement travailliste de Grande-Bretagne ne va pas forcer la reconnaissance d’un Etat palestinien, mĂŞme s’il considère que c’est l’objectif de sa politique au Moyen-Orient. Le ministre britannique des Affaires Ă©trangères, David Lammy, a dĂ©clarĂ©, rĂ©pondant aux questions du Parlement , que la crĂ©ation d’un État palestinien doit s’inscrire dans le cadre du processus de paix.
« Nous voulons une voie crĂ©dible et irrĂ©versible vers une solution Ă deux États – un IsraĂ«l fort et sĂ»r Ă cĂ´tĂ© d’un État palestinien viable. Notre reconnaissance d’un État palestinien doit ĂŞtre une contribution au processus de paix au moment oĂą elle bĂ©nĂ©ficiera le plus au processus de paix », a dĂ©clarĂ© David Lammy.
L’aile gauche du Parti des travailleurs n’Ă©tait pas satisfaite de sa rĂ©ponse. La dĂ©putĂ©e Paula Barker, membre du comitĂ© travailliste Palestine qui a exigĂ© un cessez-le-feu Ă Gaza Ă la mi-novembre, a demandĂ© au ministre quelle Ă©tait la cause du retard dans la reconnaissance d’un Etat palestinien.
« Nous voulons faire partie du processus. Bien entendu, cela en soi ne donne pas aux Palestiniens un État. Mais il est également vrai que les Palestiniens le méritent et nous y travaillerons avec nos partenaires », a répondu le chef du ministère des Affaires étrangères.
Il Ă©tait clair après la victoire Ă©lectorale du parti travailliste en juin dernier que les travaillistes allaient changer fondamentalement l’approche britannique Ă l’Ă©gard d’IsraĂ«l et de la Palestine. Ils ont notamment renouvelĂ© le financement de l’UNRWA et supprimĂ© les clauses empĂŞchant l’émission de mandats d’arrĂŞt contre Netanyahu et Galant par la Cour internationale de Justice de La Haye. La prochaine Ă©tape sera probablement l’annulation des licences pour la fourniture d’armes et de composants pour Ă©quipements militaires Ă IsraĂ«l, comme l’ont Ă©crit hier les journaux britanniques. Ă€ cet Ă©gard, la Douzième chaĂ®ne a rapportĂ© que l’armĂ©e israĂ©lienne commencerait bientĂ´t Ă connaĂ®tre une pĂ©nurie de composants importants pour l’Ă©quipement militaire, notamment les chars Merkava.
Le gouvernement conservateur a refusĂ© de cĂ©der Ă la pression de l’opinion publique : le ministre des Affaires Ă©trangères Cameron a rĂ©pondu qu’IsraĂ«l devait vaincre les terroristes et ne devait donc pas ĂŞtre privĂ© d’armes.Â





