Le non-sens total : récompenser ceux qui n’ont rien rendu et ont tout entravé

L’indignation est légitime. Elle n’est ni émotionnelle ni excessive : elle est rationnelle. Alors que certains évoquent l’idée d’un « geste », d’un « prix » ou d’une contrepartie envers le Hamas ou ses relais, une réalité incontestable s’impose : ils n’ont rien rendu. Pire encore, ils ont entravé. Et malgré cela, certains continuent de parler de concessions, comme si une coopération avait existé.

Rani n’a pas été restitué par le Hamas.
Il n’a pas été localisé grâce à une bonne volonté ennemie.
Il n’a pas été « remis » dans le cadre d’un processus.

Il a été retrouvé par Tsahal, par le renseignement israélien, par une opération militaire sur le terrain, au cœur de Gaza, dans des conditions complexes, hostiles et dangereuses. Tout le reste relève de la réécriture politique.

Récompenser l’obstruction est une faute stratégique

Le Hamas n’a pas aidé. Il a caché.
Il n’a pas coopéré. Il a brouillé les pistes.
Il n’a pas facilité. Il a rendu les choses plus difficiles.

Dans toute logique stratégique, on ne récompense pas un ennemi pour avoir échoué à coopérer. Dans aucun conflit, dans aucune doctrine militaire sérieuse, on ne parle de « contrepartie » lorsqu’un adversaire n’a ni livré ce qu’il détenait, ni permis de sauver des vies.

Et pourtant, le débat existe.
Donner des corps.
Faire des gestes.
Accorder des concessions symboliques ou matérielles.

Pourquoi ? Pour quoi ?

Quinze corps pour quoi exactement ?

Si l’idée est d’offrir quinze corps en échange d’un retour qui n’a pas été obtenu par négociation, alors une question s’impose, brutale mais logique : quel est le sens de cette transaction ?

Quinze corps, ce sont quinze individus identifiés comme combattants ennemis. Quinze acteurs directs ou indirects de la machine terroriste de Gaza. Quinze éléments dont l’élimination n’aurait posé aucun problème opérationnel : les cibles ne manquent pas.

S’il s’agissait d’un échange réel, la discussion pourrait exister.
Mais il ne s’agit pas d’un échange.
Il s’agit d’une récompense sans contrepartie.

Et dans le langage du Moyen-Orient, cela porte un nom clair : un signe de faiblesse.

Tsahal a fait le travail — seul

Il faut le dire sans ambiguïté :
– Le renseignement israélien a localisé.
– Tsahal a planifié.
– Tsahal a opéré.
– Tsahal a pris les risques.
– Tsahal a ramené Rani.

Aucune « bonne foi » ennemie n’est intervenue. Aucun canal humanitaire n’a permis cela. Aucun accord n’a débloqué la situation. La réalité est simple : c’est la pression militaire qui a parlé.

Accorder aujourd’hui un « prix » au Hamas reviendrait à envoyer un message catastrophique :
➡️ même lorsque vous cachez, mentez et entravez, vous finissez par être récompensés.

Un message dangereux pour l’avenir

Le problème ne se limite pas au présent. Il concerne le prochain conflit, le prochain enlèvement, la prochaine guerre.

Si le Hamas — ou toute autre organisation — comprend qu’il peut perdre, ne rien restituer, ne rien faciliter, et obtenir malgré tout des concessions, alors la leçon est assimilée.

Cela signifie :

  • plus de dissimulation
  • plus de cynisme
  • plus d’enlèvements
  • plus d’obstruction

Car le coût est nul.

Il n’y a pas de dette envers le Hamas

Une idée dangereuse circule parfois : celle d’une dette morale. Comme si Israël « devait » quelque chose parce que la situation s’est résolue. Cette idée est fausse.

Le Hamas ne rend pas des services.
Il ne coopère pas.
Il ne négocie pas honnêtement.

Il agit sous contrainte, uniquement lorsqu’il y est forcé, et même alors, il cherche à maximiser son gain politique.

Il n’y a donc aucune dette.
Il n’y a aucune reconnaissance à accorder.
Il n’y a aucun prix à payer.

La seule logique compréhensible

S’il devait y avoir une suite logique aux événements, elle serait simple :
– renforcer la dissuasion
– maintenir la pression
– éliminer les cibles encore actives
– refuser toute concession gratuite

Dans ce contexte, parler de « gestes » est non seulement absurde, mais contre-productif.

La fin du Hamas ne viendra pas de récompenses.
Elle viendra de la certitude qu’il n’y a rien à gagner, même après avoir tout perdu.

 


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Texte Facebook (avant l’article)

Ils n’ont rien rendu. Ils ont entravé.
Et pourtant certains parlent de leur « donner un prix ».
👉 Pourquoi récompenser ceux qui n’ont rien fait, alors que Tsahal a tout accompli seule ?


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