LE PRINTEMPS DES HEBREUX – NAISSANCE D’ISRAEL – Par Rony Akrich

Les Hébreux demeureront en Egypte pendant deux siècles. Ce fut un temps suffisamment long pour engendrer de sérieuses mutations dans l’organisation collective de la nation et dans son vécu religieux. Ces deux siècles sont tout à fait contraires : le premier est pour les Hébreux un siècle de régime libéral (les Hyksos règnent) ; le second, l’époque d’un pouvoir accablant (prélude de la nouvelle autorité). Israël parcourt de ce fait, en Egypte, une ère de belle liberté, suivie d’une ère d’oppression implacable.
L’évolution du clan en un peuple, instruite dans les bénédictions de Jacob, apparait très vite comme un fait évident. Le chiffre des Hébreux s’accroît de jour en jour à une allure miraculeuse. A l’origine le territoire de Goshen était fort étendu pour la seule maison de Jacob ; le Pharaon avait sans doute généreusement considéré que les Hébreux seraient peu à peu assez nombreux pour le cultiver pleinement. Pourtant la réalité va très tôt outrepasser toutes les anticipations, Goshen ne suffit plus et les Hébreux vont alors se disperser dans toutes les contrées de l’Egypte. Cette prolifération géographique, dont la bible témoigne, produisit de sérieux bouleversements au sein du vécu des enfants d’Israël.

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Socialement, les Hébreux vont peu à peu être intégrer au sein de l’immense ouvrage Egyptien. C’en est fini des travaux agricoles, ils ne veulent plus être de simples pâtres et pratiquer l’élevage : seuls les Hébreux demeurés en Goshen poursuivent ce séculaire gagne-pain. Les autres optent pour des métiers inédits : parmi eux nous trouvons des céramistes, des horticulteurs, des tisseurs ; certains seront même chargés des prestations propre à la vie du palais.
Religieusement, l’altération des us et coutumes encouragea fréquemment l’abandon d’une partie notoire de la foi ancestral, et quelquefois une conversion au credo religieux égyptien. De nombreux textes bibliques soutiennent la thèse que plusieurs éléments hébraïques se fourvoyaient totalement dans l’assimilation et se vautraient, en Egypte, dans une existence dépravé et vicieuse, saturée par une idolâtrie exacerbée que la Bible proscrit explicitement tout autant que les outrances Cananéennes.

Rappelons ici le propos du Midrash nous avertissant que les quatre cinquième des Hébreux périrent durant la plaie des ténèbres du seul fait qu’ils ne souhaitaient pas participer plus longtemps au projet divin concernant Israël. Ce refus de la Liberté, cette aspiration à se fondre dans la masse et ainsi à ne devoir plus être, démontre clairement aussi comment l’histoire juive n’eut guère de crainte à signaler tous les déviationnismes de son histoire.
Il est probable que l’assimilation à l’Egypte ait été suffisante pour que les Hébreux prévoient une situation moins glorieuse, certes, mais acceptable tout de même si jamais elle leur permettait de demeurer dans une patrie qu’ils avaient appris à aimer depuis un siècle. Probable également cette tradition religieuse où les Hébreux n’attendaient une fin de l’exil que grâce à la seule intervention divine.
La réalité est que ces Hébreux restèrent en Egypte, et supportèrent durant plus d’un siècle des brimades qui ne cherchaient qu’à les exterminer radicalement. Qu’Israël ait pu souffrir et subsister en tant que peuple, malgré cette opiniâtreté à les exterminer, reste l’un des miracles les plus surprenants de l’histoire humaine. L’idéologie égyptienne les concernant ressemblait en tous points aux persécutions antisémites des temps modernes.
La multiplication des Hébreux, leur dissémination à travers tout le pays, semblent menaçantes pour le pouvoir Egyptien. Celui-ci désire aussi empêcher les Israélites d’évoquer un peu partout la mémoire des Hyksos, leur présence massive pouvant servir un éventuel retour de ces derniers. Il rassemble donc Israël à l’intérieur du périmètre de Goshen, leur ancien territoire devenu bien trop petit pour les recevoir tous, les Hébreux sont arrêtés et enfermés dans une forme de premier « ghetto ».
Les nouveaux Pharaons sont d’énormes constructeurs : ils fortifient les frontières, agrandissent la capitale, bâtissent des sanctuaires et des édifices royaux. L’ensemble de ces ouvrages réclament une main-d’œuvre substantielle. Les Pharaons considèrent les masses populaires de Goshen comme un réservoir fécond et intarissable de forces laborieuses et sans prix. Les Hébreux étant une minorité sans protection, le poids des travaux peut être toujours accru, la productivité requise intensifié sans ménagement, mais qui plus est, les corvées auxquelles on les astreint restent abusivement humiliantes.
L’accroissement si excessif de la plèbe hébraïque soulage le Pharaon, assuré de pouvoir ainsi renouveler sa main-d’œuvre. Mais la croissance est si importante qu’il finit par s’inquiéter et appréhender la montée d’une horde pouvant évoluer dans un futur très proche vers une déstabilisation de son propre pouvoir. En conséquence, de nouvelles mesures répressives sont établies afin de réduire et d’anéantir le peuple hébreu. On les assujettit aux tâches rurales et urbaines qui abusent des énergies de l’homme, on ordonne le meurtre des bébés mâles par les sages-femmes, on décrète que tous les jeunes garçons seront noyés dans le Nil, les condamnant ainsi à une mort pénible. De ces actes inhumains découlent ce que l’on définira un jour comme crime contre l’humanité, c’est-à-dire un « génocide ».
Découragés par leurs péripéties, certains Hébreux, surtout chez les assimilés, se résignent indifféremment aux règlements très draconiens que les Egyptiens leur infligent. Ils choisissent de s’acclimater aux malheurs et de ne rien tenter contre le pouvoir hégémonique, comment risquer les périls d’une insurrection et supporter les menaces qui pèseraient sur une tentative d’évasion : « Il vaut mieux pour nous travailler en Egypte que de mourir dans le désert ». Confrontation avec l’état d’esprit pusillanime, d’individus qui tout au long de l’histoire préfèreront une existence minable face aux humiliations plutôt que de lutter avec la mort en défendant la liberté.

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Pensée d’un matérialisme vulgaire, utilitaire et sans idéal, méprisables personnes qui choisiront d’avilir les vertus de l’être au profit de leurs appétences primaires. Une multitude blasée devenue indolente et qui non satisfaite de subir les violences des gardiens égyptiens, prendra le temps de se quereller entre frères, de se frapper ; des médiocres ne pouvant même pas offrir un semblant de dignité, incapables de faire front tous ensemble face à l’oppression. Ces esclaves fréquentent la peur au quotidien, l’appréhension des impératifs, mais aussi la crainte des punitions s’ils n’exécutent pas, s’ils paraissent obéir ou inciter aux plus infimes démonstrations de soulèvements. Mentalité traditionnelle pour générer des dénonciateurs très présent en Egypte et qui ne se gênerons point pour trahir, par exemple, les faits et gestes d’un Moïse jugé rebelle au Pharaon. C’est au sein de ce ghetto grouillant de la province de Goshen que se dévoile la silhouette du microcosme concentrationnaire, avec ses « kapos », ses renégats, mais aussi avec ses géants de l’histoire.

Les résistants considèrent la libération des masses hébraïques et la soumission au projet divin comme essentielle et primordiale. Ainsi les sages-femmes condamnaient par le pouvoir à « tuer tous les nouveau-nés mâles», ne le perpètrent pas, et se rebellèrent vaillamment contre le Pharaon qui les manda en découvrant leur insubordination. Elles eurent l’ingéniosité d’objecter un argument de poids qui les sauva d’une mort certaine : « les femmes des Hébreux sont très résistantes, elles enfantent toutes seules, sans l’aide de sages-femmes ». Mais elles prirent aussi un malin plaisir à défier modestement l’autorité : « elles ne sont pas comme les femmes égyptiennes », épouses effrayées et par trop délicates, pour assurer une progéniture digne de ce nom. Courageuses héroïnes, elles souffrent en leur âme et conscience de la sous-estimation accordée à l’existence humaine, d’une barbarie capable de s’en prendre jusqu’au nouveau né. Elles connaissent le commandement Divin, plus impérieux que toutes les injonctions du Pharaon, il faut prospérer et engendrer, devenir ce peuple qui une fois libéré et réhabilité sur sa terre ancestrale apportera une nouvelle identité morale à l’humanité. Quel combat, pour quel projet !
Au moment où l’ordre le plus abject de la solution finale du problème Hébreu est donné ; noyer les petits garçons dans le Nil, plus d’une famille prend peur et se décourage. Les couples vont abandonner toute vie conjugale et divorcer. C’est justement dans ce moment-là que certains se souviennent de la raison foncière du mariage, tel que nos ancêtres le comprenaient et qui exige de cette alliance une consécration où donner la vie est un acte obvie de résistance. Malgré les menaces, assurés et confiants en la promesse divine, ils confirmeront leur pérennité en mettant au monde les futurs héros du premier printemps de la liberté pour l’homme. D’autres s’engagent également, dans une résistance sans appel car soucieux de la dignité du peuple. Les maîtres de corvée, nommés par les Pharaons parmi les israélites sont de violents défenseurs du procès des hébreux. Ils tentent de distribuer pareillement la besogne, ne craignent pas de négocier avec le Pharaon, ils consentent à être les victimes innocentes de punitions requises par leurs supérieurs égyptiens, pour empêcher que la condamnation ne s’applique à l’encontre de leurs frères. Cet esprit de révolte, le plus épique, sera personnifié par Moïse, lui seul parmi les enfants d’Israël avait osé lever la main sur un égyptien, mais contrairement à ses frères il avait grandi dans les couloirs du pouvoir où lui furent inculqués le courage et la dignité.
La naissance du peuple d’Israël est un accouchement difficile, on ne doit pas seulement aider mais aussi provoquer l’extraction du bébé. Dieu lui-même intervient dans l’histoire égyptienne, arrachant les hébreux au cordon asphyxiant d’une vie et d’une culture stériles. La naissance est toujours un moment pénible où seule l’apparition du nouveau-né résout et console nos doutes et interrogations. Les épreuves traversent nos existences et engendrent des individus surpassés, elles ne sont pas là pour témoigner de la quantité de foi en Dieu mais plutôt mesurer nos capacités à révéler notre être profond. C’est en acceptant de se confronter aux exigences de son destin que l’homme comme le peuple pourra dévoiler sa véritable nature potentielle.
L’Éternel génère les difficultés indispensables à la prochaine et nouvelle dimension de l’histoire d’Israël, nul besoin de s’en effrayer ni d’en nier l’importance mais d’y puiser les ressources nécessaires aux lendemains plus enchanteurs. Nous devons assumer ces épreuves de vie car si jamais il nous venait à l’idée de nous y refuser, les conséquences en seraient plus terribles et les douleurs plus atroces. Les crises, inhérentes à notre renaissance, traversent les mêmes étapes que le développement de l’homme, Les événements ne façonnent pas sa personnalité, seules ses réactions et sa résolution à décliner les verbes de son histoire bâtiront son être en devenir. Bien après la sortie du pays d’Egypte, la naissance se poursuit et exige de lui l’abandon des mauvaises habitudes prises durant les années d’exil et d’oppression.
Lorsque l’opportunité est donnée à l’individu d’œuvrer pour le peuple comme pour lui-même et qu’il esquive cette implication, il s’agit là d’un délit grave. Il n’y a pas ici d’incompatibilité entre le libre arbitre de l’homme et le déterminisme d’une histoire voulue par le Créateur, celle-ci se réalisera d’une manière ou d’une autre pour le meilleur de notre univers.



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