Ces dernières semaines, il y a eu une augmentation significative des tensions sécuritaires dans le pays.
Cela a commencĂ© il y a quelques semaines, lors de l’attentat de Be’er Sheva. Après cela, la situation sĂ©curitaire, y compris le sentiment d’insĂ©curitĂ©, a continuĂ© de se dĂ©tĂ©riorer avec les attentats terroristes Ă Hadera puis Ă Bnei Brak. Chacune de ces attaques a fait un certain nombre de victimes innocentes.
La rĂ©cente attaque de la rue Dizengoff Ă Tel-Aviv n’a fait qu’Ă©roder le sentiment d’insĂ©curitĂ©. Les images dures de chacune des attaques, ainsi que les photos et les vidĂ©os de ces Ă©vĂ©nements, ont illustrĂ© Ă quel point il est important d’avoir autant de civils armĂ©s et qualifiĂ©s que possible dans les rues en utilisant des armes.
Par exemple, dans les attentats terroristes qui ont eu lieu Ă Be’er Sheva et Hadera, il s’agissait de civils armĂ©s et de policiers en dehors des heures de travail (qu’il convient d’appeler « civils armĂ©s »). En revanche, dans les attentats qui ont eu lieu Ă Bnei Brak et Ă Tel-Aviv, c’est la police qui a fini par atteindre le terroriste.
La diffĂ©rence entre les deux types d’incidents, fait que la police met plus de temps Ă rĂ©agir qu’un citoyen qui est sur les lieux (il est important de noter que je n’ai aucune critique Ă faire au temps de rĂ©ponse de la police).
Parallèlement au sentiment d’insĂ©curitĂ© et Ă la comprĂ©hension que des citoyens armĂ©s peuvent sauver des vies et neutraliser une menace rapidement et efficacement, on peut voir une rĂ©ponse du grand public – le discours brĂ»lant actuellement sur les rĂ©seaux sociaux implique une grande partie du dĂ©sir du public de s’armer.
On peut dire que ces jours-ci, on voit beaucoup plus de civils armĂ©s marcher dans les rues, mais ceux-ci Ă©taient armĂ©s avant mĂŞme la vague d’attentats terroristes. Parallèlement au discours et Ă la volontĂ© du public de s’armer, une autre demande du public se fait entendre, celle d’allĂ©ger les conditions d’octroi des permis d’armes Ă feu.
Deux types de permis d’armes Ă feu
Il existe deux types de permis d’armes Ă feu : corporatifs et privĂ©s.
Une licence d’organisation est une licence qui est accordĂ©e en raison d’un travail comme par exemple : agent de sĂ©curitĂ©, courrier d’argent et plus encore.
Une telle licence est accordĂ©e au lieu de travail qui dĂ©tient un certain nombre d’armes. Le citoyen qui y travaille reçoit une licence d’organisation et il arrive sur le lieu de travail, reçoit l’arme et la rend Ă la fin du travail ou du quart de travail selon le cas.
Une licence privée, en revanche, est accordée à une personne privée sur la base de critères définis au préalable par le ministère de la Sécurité intérieure.
Aujourd’hui, les distinctions principales et familières reposent sur trois groupes principaux.
Le premier par lieu : rĂ©sidence, travail, etc… ; La seconde par type de mĂ©tier : agriculteur, guide, chef d’Ă©tat-major, pompier, moniteur de tir et plus ; Formation unique des corps de sĂ©curitĂ© et plus.
Si l’on revient Ă la demande d’allĂ©gement des critères que nous avons prĂ©sentĂ©e la plupart ci-dessus, le public et certains Ă©lus prĂ©tendent que l’allĂ©gement des critères permettra Ă beaucoup de dĂ©livrer des licences d’armes. Cette affirmation est vraie. Mais l’Ă©lĂ©phant dans la pièce est ignorĂ©.
Le gros problème des permis d’armes Ă feu
Un problème majeur avec les licences d’armes Ă feu n’est pas seulement dans les critères, c’est aussi dans les refus d’accorder des licences d’armes Ă feu, le non-renouvellement des licences ou les annulations de licences existantes – tout cela, en raison d’une recommandation ou d’une exigence de la police israĂ©lienne.
Ă€ n’importe quelle Ă©tape du permis d’armes Ă feu, la police peut s’opposer Ă l’octroi d’un permis d’armes Ă feu Ă une personne (privĂ©e ou organisationnelle).
Par exemple, une personne peut demander un permis d’armes Ă feu pour la première fois et se heurter Ă un refus en raison de l’opposition de la police. Il peut Ă©galement ĂŞtre en phase de renouvellement du permis, puis la Division des armes Ă feu (l’organisme du bureau du BTP qui est responsable des permis d’armes Ă feu) contacte la police israĂ©lienne pour savoir si elle a des objections.
Le refus de la police, peut ĂŞtre mĂŞme dans la pĂ©riode entre les innovations, si par exemple la police dĂ©cide qu’elle a une objection Ă ce qu’une certaine personne ait un permis d’armes Ă feu.
Parfois, l’exigence policière peut ĂŞtre fondĂ©e, par exemple la personne est soupçonnĂ©e d’avoir commis une infraction grave. Mais parfois, et dans la plupart des cas c’est le cas, le refus de la police peut ĂŞtre complètement dĂ©raisonnable, voire Ă la limite du ridicule.
Par exemple, j’ai rencontrĂ© des situations oĂą la police a demandĂ© de rĂ©voquer un permis d’armes Ă feu d’une personne qui avait reçu des informations sur son implication dans la drogue. De cette façon, sans explications, sans enquĂŞte – juste des informations de renseignement obscures.
Ainsi, le mĂŞme citoyen doit courir partout pour se battre pour rĂ©cupĂ©rer sa licence (et s’il se bat dans les parcs Ă©oliens, la licence est gĂ©nĂ©ralement rendue).
Dans un autre cas, j’ai rencontrĂ© une personne qui faisait l’objet d’une enquĂŞte pour une infraction de harcèlement sexuel et dont le permis d’armes Ă feu avait Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©. Sans ĂŞtre tenu de s’interroger sur la gravitĂ© et la responsabilitĂ© de cette personne pour une infraction de harcèlement sexuel, il faut se poser la question, quelle est la diffĂ©rence entre soupçonner une telle infraction et prendre un permis d’armes Ă feu ?
Tout cela, mĂŞme sans parler de ces hommes qui, dans le cadre d’un conflit familial et de plaintes mutuelles, leur ont Ă©tĂ© retirĂ©s juste le permis et avec lui le pistolet. Dans de nombreux cas, ces dossiers sont fermĂ©s pour rien – mais le permis d’armes Ă feu est perdu Ă jamais.
Beaucoup ont rĂ©cemment parlĂ© de la politique de l’État de rĂ©duire les armes entre des mains privĂ©es (avec un permis bien sĂ»r), mais il y a un silence tonitruant sur toutes ces personnes Ă qui le permis et l’arme ont Ă©tĂ© retirĂ©s juste Ă cause de la conduite fantaisiste de la police.
La voie du changement ne rĂ©side pas seulement dans la modification et l’assouplissement des critères d’octroi des permis d’armes Ă feu privĂ©s, elle passe Ă©galement par la police pour faire cesser les objections non fondĂ©es et illogiques de la police Ă l’octroi, au renouvellement ou Ă la dĂ©tention de permis d’armes Ă feu privĂ©s.





