Le rabbin qui a autorisĂ© Aviv Gefen Ă  chanter pendant le deuil de son pere rĂ©vèle la dĂ©cision sur laquelle il s’est appuyĂ©

Le rabbin Ben David a dĂ©clarĂ©: « Quand Aviv Gefen m’a approchĂ© avec sa question sur le fait de se produire le jour de l’indĂ©pendance avant la fin des jours des 7 jours pour son père, j’ai Ă©tĂ© Ă©mu par la demande mĂŞme, et par son dĂ©sir et sa volontĂ© d’examiner et de traiter cette question qui est compliquĂ© aussi avec les outils halakhiques et de la Torah. »

Le rabbin Ben David a racontĂ© le dilemme: « Mais Ă  cĂ´tĂ© de l’excitation, il y avait aussi de la gĂŞne. Et c’est parce que cette question a immĂ©diatement et clairement rencontrĂ© une barrière halakhique (et aussi morale, de principe) qui me semblait insurmontable. J’Ă©tais dĂ©jĂ  sur mon chemin lpour ui dire – Aviv, je comprends parfaitement la difficultĂ©, la complexitĂ© et la nĂ©cessitĂ©, mais la vĂ©ritĂ© est que je n’ai pas grand-chose Ă  vous dire Ă  ce sujet. Au moins en ce qui concerne la Halacha – l’interdiction est claire, distincte, sans Ă©quivoque. »

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« Mais alors, » Ă©crivit Rabbi Ben David, « c’est arrivĂ© tard dans la nuit. Je me suis soudainement rappelĂ© les anciennes lois de mes ancĂŞtres – les enseignants et les rabbins du judaĂŻsme libyen. Une loi magnifique et dĂ©taillĂ©e qui a Ă©tĂ© modifiĂ© le premier jour de l’indĂ©pendance de l’État d’IsraĂ«l, qui dĂ©crit l’ordre de la prière, la lecture de la Torah, et en gĂ©nĂ©ral – la nature religieuse et communautaire du Jour de l’IndĂ©pendance. »

« Et dans cette merveilleuse loi l’une des sources de la fiertĂ© de notre communautĂ©, l’un des motifs centraux et uniques est le parallèle fort qu’il crĂ©e entre le Jour de l’IndĂ©pendance et… la fĂŞte de Pourim ! Le règlement comporte, par exemple, une rĂ©fĂ©rence au Jour de l’IndĂ©pendance comme un jour de fĂŞte et de joie et de cadeaux pour les pauvres (!). Tout comme la fĂŞte de Pourim. Seulement , lorsque vous dĂ©couvrez l’IndĂ©pendance , cela remplace le Livre d’Esther. Et ce point est devenu la clĂ© de toute la dĂ©cision.

« Depuis, en ce qui concerne Pourim, l’opinion a Ă©tĂ© acceptĂ©e dans la loi halakhique que les coutumes de deuil ne sont pas du tout pratiquĂ©es. En tout cas, il y a une base solide pour dĂ©clarer, sur la base des règlements des rabbins de Libye, et aussi selon Ă  d’autres positions halakhiques qui m’ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es par la suite, que mĂŞme le jour de l’indĂ©pendance, il n’y a pas lieu de pratiquer les coutumes de deuil. Plus tard, j’ai mĂŞme dĂ©couvert que c’Ă©tait aussi la dĂ©cision de mon professeur et rabbin Rabbi Amital zt’l, et j’Ă©tais très heureux Ă  ce sujet. »

« Par la suite, la dĂ©cision a Ă©tĂ© accompagnĂ©e de raisons et de considĂ©rations supplĂ©mentaires, principalement du point de vue des dommages causĂ©s aux moyens de subsistance de dizaines de personnes des musiciens et de l’Ă©quipe de production, et des fondements ont Ă©galement Ă©tĂ© trouvĂ©s pour cela dans Halacha, comme je l’ai dĂ©taillĂ© dans ma rĂ©ponse. D’autres raisons et aspects se sont Ă©galement ajoutĂ©s Ă  cela, qui ne peuvent pas tous ĂŞtre dĂ©taillĂ©s, et tous ceux-ci ont donnĂ© lieu Ă  la dĂ©cision finale sur ses diffĂ©rents Ă©lĂ©ments et stipulations ».

« Alors oui, la règle de mes prĂ©dĂ©cesseurs, les rabbins de ma communautĂ©, est celle qui a créé pour moi l’ouverture Ă  une règle qui cherche Ă  combiner la Halacha avec un moment unique dans la rĂ©alitĂ© israĂ©lienne contemporaine et ses dĂ©fis. Alors merci Aviv d’avoir convoquĂ© ces retrouvailles avec le traditionalisme et mes racines ; je vous souhaite Ă©galement beaucoup de rĂ©conciliation et d’achèvement et d’inspiration devant vos racines, proches et lointaines. »