L’Égypte Ă  IsraĂ«l: «Ayez confiance en Dieu, et bombardez l’Iran »

 

Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu a continuĂ© Ă  hisser le drapeau rouge sur l’accord nuclĂ©aire iranien ce week-end, tout en obtenant un soutien inattendu de la part d’un pays voisin.

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« Au cours des derniers jours, l’Iran a de nouveau montrĂ© pourquoi on ne peut pas lui faire confiance, » a dĂ©clarĂ© M. Netanyahu dans une dĂ©claration Ă  la presse enregistrĂ©e en anglais. Pendant ce temps, une personnalitĂ© de la tĂ©lĂ©vision Ă©gyptienne Tawfiq Okacha* a appelĂ© Netanyahu, « notre cher ami», et a suggĂ©rĂ© qu’IsraĂ«l doit dĂ©truire le rĂ©acteur nuclĂ©aire de Bushehr.

« Mettez votre confiance en Dieu et bombardez », a déclaré Okacha. « Nous sommes avec vous et si vous avez besoin de carburant pour les jets, nous allons vous le donner. »

C’est une surprise de la part de l’Égypte. Pendant des dĂ©cennies, les mĂ©dias et la presse de ce pays ont Ă©té anti-israĂ©liens.

Netanyahu continue d’ĂŞtre en dĂ©saccord avec les États-Unis et les puissances internationales sur un accord nuclĂ©aire que Netanyahu a appelĂ© une «mauvaise affaire».

« L’Iran insiste sur le maintien de ses capacitĂ©s nuclĂ©aires formidables avec lesquels il pourrait produire des bombes nuclĂ©aires. L’Iran insiste sur l’Ă©limination de toutes les sanctions immĂ©diatement. Et l’Iran refuse de permettre des inspections efficaces de toutes ses installations suspectes. Dans le mĂŞme temps, l’Iran continue son agression effrĂ©nĂ©e dans la rĂ©gion et son terrorisme dans le monde », a dĂ©clarĂ© M. Netanyahu.

Le Premier ministre israĂ©lien a dĂ©clarĂ© que le moment est venu pour la communautĂ© internationale d’obtenir un meilleur accord avec l’Iran.

« Permettez-moi de rĂ©pĂ©ter les deux principales composantes de l’alternative Ă  cette mauvaise affaire: d’abord, au lieu de laisser l’Iran dĂ©velopper ses capacitĂ©s nuclĂ©aires, une meilleure affaire serait par exemple de faire stopper les installations souterraines que l’Iran cache depuis des annĂ©es à la communautĂ© internationale.

« Deuxièmement, au lieu de lever les restrictions sur les installations et le programme nuclĂ©aire de l’Iran Ă  une date fixe, une meilleure entente lierait la levĂ©e de ces restrictions Ă  une fin de l’agression de l’Iran dans la rĂ©gion, son terrorisme dans le monde et ses menaces d’anĂ©antir IsraĂ«l », a-t-il ajoutĂ©.

* Il est le propriĂ©taire de canal Faraeen (aussi dĂ©signĂ©e par « Al Fara’een »), il est souvent dĂ©signĂ© comme un adversaire des libĂ©raux et rĂ©volutionnaires Ă©gyptiens. Jusqu’Ă  la fin de juin 2012, il a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme « un fervent partisan » du conseil suprĂŞme des forces armĂ©es.

Sur sa chaĂ®ne, Okacha co-anime une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision populaire appelĂ©e « Egypt Today ». Selon Egypt Independent, « Okacha affirme que Egypt Today a Ă©tĂ© regardĂ©e par plus de 300 millions de tĂ©lĂ©spectateurs Ă  travers le monde arabe, un chiffre impossible Ă  vĂ©rifier ». Les adversaires politiques de Okacha, l’ont accusĂ© d’utiliser l’Ă©mission pour « rĂ©pandre des mensonges et des fantaisies » Ă  leur sujet. En juillet 2012, un tribunal a ordonnĂ© l’arrĂŞt d’Al-Faraeen pendant 45 jours.

Le 22 Octobre 2012, Okacha a Ă©tĂ© reconnu coupable d’avoir insultĂ© le prĂ©sident Mohamed Morsi et condamnĂ© Ă  une peine d’emprisonnement de quatre mois et une amende de 100 livres Ă©gyptiennes (16,39 $ US). Okacha est restĂ© libre en attendant l’appel. Amnesty International a protestĂ© contre la condamnation, la qualifiant de « un nouveau coup Ă  la libertĂ© d’expression » et notant que l’organisation considĂ©rait Okacha comme prisonnier de conscience.