Une mise en examen pour viol avec circonstances aggravantes et actes indĂ©cents va ĂŞtre dĂ©posĂ©e contre l’enseignante qui a agressĂ© sexuellement ses Ă©lèves Ă l’Oulpena « Shaalavim ». Les avocats des plaignantes se sont indignĂ©s de cette ‘tentative de dissimulation’ telle que dĂ©finie par l’oulpena et le rabbin du Yishouv : ‘Cela a marquĂ© l’âme des filles de façon permanente’. L’avocat de l’enseignante : ‘Elle revient sur ses accusations’.
« Je veux bousculer l’oulpena et le ichouv. Cela ne se dĂ©roulera pas comme d’habitude, parce que pour moi, ce n’est pas comme ça »: tel Ă©tait le cri de A, qui a Ă©tudiĂ© Ă l’Oulpena « Shaalavim » (« שעלבים ») près de Modiin. Il y a environ un an et demi. A. a Ă©tĂ© la premiere Ă porter plainte auprès de la police contre Tzipi Diner, l’enseignante qui dormait Ă cĂ´tĂ© d’elle et lui touchait le corps.
B., qui a Ă©galement Ă©tudiĂ© Ă l’Oulpena « Shaalavim » (« שעלבים »), avait 14 ans lorsque Diner l’a maltraitĂ©e pendant une annĂ©e entière : « Cela s’est passĂ© Ă l’Ă©cole, chez elle, dans la voiture, dans la forĂŞt. Le professeur m’a transformĂ©e en esclave sexuelle. Elle m’a gâchĂ© la vie. »
Outre elles, d’autres Ă©tudiantes ont tĂ©moignĂ© dans une enquĂŞte publiĂ©e dans Ynet et « Yediot Ahronoth » sur les torts causĂ©s par Diner, qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme une enseignante et un Ă©ducatrice respectĂ©e. Suite Ă cette publication, une enquĂŞte a Ă©tĂ© ouverte et aujourd’hui une mise en examen sera dĂ©posĂ©e contre l’enseignante pour viol avec circonstances aggravĂ©es et attentats Ă la pudeur.
Au cours de l’enquĂŞte, plusieurs tĂ©moignages ont Ă©tĂ© publiĂ©s, mais seuls quelques-uns d’entre eux sont parvenus Ă la police, et deux Ă©taient mĂ»rs pour une inculpation. Dans le quartier de Nof Ayalon, oĂą vivait Diner, ils ont reconnu certaines des plaintes, ainsi qu’Ă l’Oulpena « Shaalavim » (« שעלבים »). Il y a quelques annĂ©es, plusieurs Ă©tudiantes se sont mĂŞme tournĂ©es vers le forum Tinka, qui traite des abus sexuels dans le secteur religieux. Le forum a ordonnĂ© Ă Diner d’arrĂŞter d’enseigner, mais la directive n’a pas Ă©tĂ© appliquĂ©e.
L’Oulpena « Shaalavim » (« שעלבים ») a initialement affirmĂ© que Diner avait un problème de santĂ© et qu’elle avait donc pris sa retraite de l’enseignement, et ils ne se sont pas comportĂ©s de manière transparente avec les Ă©tudiantes et les parents, alors que Diner enseignait ou encadrait dans d’autres institutions.
Il y a trois ans, un forum de réglementation a de nouveau été convoqué pour traiter de la question suite à la violation des lignes directrices. Le forum a donc recommandé au rabbin du Yishouv de publier le nom de Diner, mais le rabbin a choisi de garder le silence. Après la publication de l’enquête, l’ampleur et l’intensité des vulnérabilités ont été révélées et la procédure pénale a débuté.
L’avocate Dana Pugach de l’Ono Academic College, qui reprĂ©sente B – la principale victime, a dĂ©clarĂ© : « Diner a brutalement et mĂ©thodiquement profitĂ© de la confiance de ses Ă©tudiantes et a marquĂ© leurs âmes de façon permanente. L’expĂ©rience de dissimuler et de rĂ©duire au silence l’Oulpena et le rabbin du Yishouv restera gravĂ©e dans les mĂ©moires pour toujours. »
L’avocat Rotem Aloni, reprĂ©sentant A., a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes très satisfaits de la dĂ©cision du parquet et espĂ©rons que les choses avanceront plus rapidement. Chaque jour qui passe approfondit la douleur et la dĂ©tresse de la victime du crime. »
Les avocats Shashi Gaz et Idan Shani, qui reprĂ©sentent Diner, ont dĂ©clarĂ© que Diner « niera les faits de l’acte d’accusation et gĂ©rera sa dĂ©fense devant le tribunal ».