Un groupe de 10 ambassadeurs europĂ©ens, dirigĂ© par le Royaume-Uni, a manifestĂ© officiellement auprès d’IsraĂ«l jeudi et a soulignĂ© que l’ annexion de parties de la JudĂ©e -Samarie dĂ©stabiliserait la rĂ©gion et nuirait Ă la position d’IsraĂ«l dans la communautĂ© internationale, ont dĂ©clarĂ© des diplomates europĂ©ens selon Barak Ravid sur Channel 13 News.
Des ambassadeurs du Royaume-Uni, de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Irlande, d’Italie, des Pays-Bas, d’Espagne, de Suède et du vice-ambassadeur de l’UE ont lancĂ© la protestation diplomatique lors d’une confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique Zoom avec le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères Anna Azari, selon le rapport.
Les ambassadeurs auraient dĂ©clarĂ© lors de la rĂ©union sur Zoom que la formation d’un gouvernement d’unitĂ© nationale en IsraĂ«l est une Ă©tape importante, mais ils sont profondĂ©ment prĂ©occupĂ©s par la partie de l’accord de coalition qui ouvre la voie Ă la souverainetĂ© sur certaines parties de la JudĂ©e et Samarie.
Les ambassadeurs ont dĂ©clarĂ© au responsable du ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères que « l’annexion de toute partie de la « Cisjordanie » par IsraĂ«l constituerait une violation manifeste du droit international et aurait de graves rĂ©percussions sur la stabilitĂ© rĂ©gionale, ainsi que sur la position internationale d’IsraĂ«l ».
L’accord de coalition entre le Premier ministre Benyamin Netanyahu et le prĂ©sident de Kahol-Lavan Benny Gantz stipule que le gouvernement pourrait appliquer la souverainetĂ© Ă certaines parties de la JudĂ©e-Samarie en juillet prochain.
Le chef des Affaires Ă©trangères de l’UE, Josep Borrell, a averti la semaine dernière IsraĂ«l de ne pas appliquer la souverainetĂ© sur certaines parties de la JudĂ©e et de la Samarie.
«La position de l’Union europĂ©enne sur le statut des territoires occupĂ©s par IsraĂ«l en 1967 reste inchangĂ©e. ConformĂ©ment au droit international et aux rĂ©solutions pertinentes du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies, y compris les rĂ©solutions 242 (1967) et 338 (1973), l’Union europĂ©enne ne reconnaĂ®t pas la souverainetĂ© israĂ©lienne sur la Cisjordanie occupĂ©e « , a-t-il dĂ©clarĂ©.
«L’Union europĂ©enne rĂ©affirme que toute annexion constituerait une grave violation du droit international. L’Union europĂ©enne continuera de suivre de près la situation et ses consĂ©quences au sens large et agira en consĂ©quence. »
Les États-Unis ont toutefois donnĂ© un ton diffĂ©rent. Un porte-parole du DĂ©partement d’Etat a dĂ©clarĂ© lundi que « nous sommes prĂŞts Ă reconnaĂ®tre les actions israĂ©liennes pour Ă©tendre la souverainetĂ© israĂ©lienne et l’application de la loi israĂ©lienne aux rĂ©gions de Cisjordanie que la vision envisage dans le cadre de l’Etat d’IsraĂ«l ».
Le porte-parole a Ă©galement ajoutĂ© que les États-Unis demanderont au nouveau gouvernement d’unitĂ© d’IsraĂ«l de nĂ©gocier avec les Arabes palestiniens.
Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain, Mike Pompeo a dĂ©clarĂ© que l’application de la souverainetĂ© Ă©tait finalement « une dĂ©cision israĂ©lienne ».





