Alors que les recherches se poursuivent ce mercredi soir pour retrouver un jeune élève de yeshiva emporté par les eaux du Nahal Modi’in, un témoignage bouleversant émerge et secoue profondément l’opinion publique religieuse en Israël. Derrière le sauvetage in extremis d’un autre adolescent, présent au même moment dans le lit du torrent, se cache une histoire saisissante mêlant responsabilité morale, rêve prémonitoire et foi absolue.
Les opérations de recherche, toujours en cours au moment de la publication, sont concentrées dans les canaux du torrent situés sous la route 446. Des équipes spécialisées de ZAKA, incluant des unités de plongeurs et de drones, sont déployées sur les deux rives, appuyées par des moyens d’ingénierie lourds. Dans tout le pays, des milliers de fidèles poursuivent leurs prières pour le salut de Moshe ben Reizel Vared, toujours porté disparu.

Selon les éléments connus, deux jeunes se trouvaient ensemble au bord du torrent lorsque la montée soudaine des eaux a provoqué leur emportement. L’un d’eux a miraculeusement survécu. Ce n’est que dans la soirée que l’on découvre que son sauvetage est lié à un épisode survenu trois jours plus tôt — un acte apparemment anodin, mais chargé de conséquences.
Vendredi dernier, à Beit Shemesh, un hassid de la dynastie de Boyan, Rabbi Binyamin Rosenblatt, se rend comme chaque semaine au mikvé en préparation du shabbat. Pour y accéder, il traverse un petit stand improvisé où sont vendus des produits en l’honneur du jour saint. À cet instant, un homme frôle une étagère, provoquant la chute d’une boîte de bonbons qui se répand bruyamment sur le sol. Gêné, humilié, l’homme reste figé, sans savoir comment réagir.
Rabbi Rosenblatt intervient immédiatement. Devant tous, il déclare sans hésiter :
« C’est ma faute. J’en assume la responsabilité. Je paierai. Cela arrive même à des hommes de cinquante ans. »
Il règle alors l’intégralité de la marchandise endommagée. L’homme concerné tente ensuite de le rembourser, mais Rabbi Rosenblatt refuse catégoriquement :
« Non. J’ai dit que c’était moi. J’ai payé. »
Ils se séparent. L’incident semble clos.
Moins d’une heure plus tard, de retour chez lui, Rabbi Rosenblatt s’allonge pour se reposer avant l’entrée du shabbat. C’est alors qu’il fait un rêve d’une intensité exceptionnelle. Il se voit emporté par un torrent. À plusieurs reprises, il parvient à sortir la tête de l’eau, mais le courant le tire de nouveau vers le fond. À la troisième fois, alors que les forces l’abandonnent, il crie de toutes ses forces :
« Shema Israël, Hachem Elokénou, Hachem E’had ».
Il se réveille immédiatement, bouleversé.
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Trois jours passent.
Son fils descend alors au même torrent avec un ami. Pris dans la violence du courant, il est entraîné par les eaux. À trois reprises, il lutte pour respirer. À la troisième, exactement comme dans le rêve de son père, il crie « Shema Israël » — et parvient à s’en sortir vivant.
Dans une interview accordée au radiodiffuseur public israélien, Rabbi Rosenblatt confie, la voix tremblante :
« Tout ce que mon fils a vécu dans le torrent, je l’avais vu. Trois fois. Exactement comme dans mon rêve. »
Ce récit, relayé massivement dans les milieux religieux, est présenté comme un moussar — une leçon morale d’une force rare. Un homme accepte l’humiliation pour préserver la dignité d’autrui. Quelques jours plus tard, son fils est sauvé d’une mort certaine.
Alors que l’issue pour le jeune disparu reste inconnue et que les prières se poursuivent, cette histoire rappelle avec une intensité troublante la centralité, dans la tradition juive, de la responsabilité morale, de la retenue et du respect de l’autre — parfois bien au-delà de ce que l’on peut comprendre sur le moment.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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