« Les chrétiens hurlent la nuit pour que les juifs ne boivent pas le sang de leurs enfants » : un voyage dans la communauté cachée en Ethiopie

Docteur Malka Shabtai, depuis 40 ans vous ĂŞtes engagĂ© dans la recherche et le travail avec les juifs Ă©thiopiens. Cette semaine, le film « NAFKOT, un dĂ©sir », que vous avez rĂ©alisĂ© sur les communautĂ©s juives cachĂ©es du nord de l’Ethiopie, a remportĂ© le prix du meilleur documentaire juif film au Festival des Films du Monde de Cannes, peut-ĂŞtre le plus proche de remporter le Festival de Cannes officiel. Comment s’est concrètement nouĂ©e votre relation avec les communautĂ©s ?

« J’ai dĂ©cidĂ© de rencontrer ces membres de la communautĂ© Ă  Addis-Abeba, et ils m’ont dit exactement ce qui Ă©tait Ă©crit dans l’article Ă  l’Ă©poque – ils ont dĂ©crit des synagogues cachĂ©es, ont dit qu’ils avaient essayĂ© de contacter des responsables d’IsraĂ«l et des États-Unis et ont dĂ©crit leur vie. J’ai dĂ©cidĂ© de retourner en IsraĂ«l pour consulter sur la façon de les aider, et après des conversations avec des membres de la Knesset, des gens de la communautĂ© et des rabbins – le message Ă©tait qu’il n’y avait aucune demande pour entendre parler d’une autre communautĂ© juive en Éthiopie. J’ai Ă©tĂ© choquĂ© et j’ai dĂ©cidĂ© de partir seul pour enquĂŞter et vĂ©rifier le problème.

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« Les communautĂ©s que j’ai visitĂ©es sont obligĂ©es de faire semblant de l’environnement chrĂ©tien qui les persĂ©cute, alors ils marchent avec des croix. J’ai participĂ© Ă  la relocalisation de toute une communautĂ©. Dans la rĂ©gion de Kachana, les chrĂ©tiens hurlent la nuit comme des hypocrites, pour empĂŞcher les Juifs de boire le sang de leurs enfants. Choquant.

 

« Après environ deux ans de recherche et de recrutement de partenaires au profit de mon apprentissage du sujet, j’ai tenu une rĂ©union dans le quartier Kachana d’Addis Abeba, oĂą vit la communautĂ©, oĂą les riverains m’ont dit qu’ils Ă©taient prĂŞts Ă  raconter leur histoire au peuple juif, afin, Ă©ventuellement, de retourner en IsraĂ«l, parce qu’ils se sentent une partie insĂ©parable du peuple juif. »

En effet, dans la zone gĂ©nĂ©rale de Semena qu’Ava, vivent plusieurs communautĂ©s, que vous recherchez et avec lesquelles vous ĂŞtes en contact.

« C’est vrai. La première est la communautĂ© de Kachana, Ă  Addis-Abeba. Il y a des artisans lĂ -bas, ainsi que des pilotes, des avocats, des banquiers et des enseignants. La deuxième partie de la communautĂ© est situĂ©e au nord d’Addis-Abeba, dans la ville de Debra Barhan LĂ , les membres de la communautĂ© vivent dans une enceinte isolĂ©e et travaillent principalement dans le fer et la poterie. Ils souffrent Ă©galement d’un phĂ©nomène selon lequel ils sont appelĂ©s «boda», un stigmate social dans la version Ă©thiopienne, que nous dĂ©velopperons plus tard. La troisième communautĂ© se trouve dans le village d’Inwari, Ă  cinq heures d’Addis-Abeba. Ils souffrent Ă©galement de harcèlement et vivent principalement du tissage, de la poterie et de la forge. Au total, ce sont environ 150 mille personnes qui appartiennent Ă  cette communautĂ©. »

Il faut comprendre, cette communautĂ© vit dans la clandestinitĂ©, et vous en avez pris connaissance lors d’une de vos visites lĂ -bas, dans une de leurs synagogues.

« C’est Ă  deux jours en jeep de la capitale Addis, sur des routes non goudronnĂ©es. J’Ă©tais entourĂ© de paysages, sans touristes. Je suis le seul Ă©tranger Ă  avoir Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  entrer dans cinq de ces synagogues cachĂ©es. Quand la juive de la reine est tombĂ©e , la communautĂ© Ă©tait tenue de crĂ©er une stratĂ©gie de survie, donc un ensemble de 45 synagogues, temples, le long de la rivière Jama a Ă©tĂ© construit, de sorte que la connexion gĂ©ographique entre eux soit un moyen d’Ă©vasion, Ă  cĂ´tĂ© d’une grande synagogue pouvant accueillir 200 000 personnes. Les gens au cas oĂą toute la communautĂ© devait se cacher. Quand les gens vieillissent et ne peuvent plus subvenir Ă  leurs besoins en tant qu’artisans, ils dĂ©mĂ©nagent pour vivre dans les synagogues cachĂ©es.

Partie intégrante du peuple juif. Une vue des villages de la communauté, photo : Malka Shabtai

« En plus de cela, les communautĂ©s que j’ai visitĂ©es doivent faire semblant au milieu chrĂ©tien qui les persĂ©cute, alors elles marchent avec des croix, par exemple, parce qu’elles sont persĂ©cutĂ©es : elles peuvent sortir et se faire lapider. Personnellement, j’ai mĂŞme participĂ© Ă  la relocalisation de toute une communautĂ©.

« Une autre stratĂ©gie de la clandestinitĂ© se caractĂ©rise par le fait que l’ancienne gĂ©nĂ©ration a dĂ©cidĂ© de ne pas partager avec la jeune gĂ©nĂ©ration l’histoire juive jusqu’Ă  la fin, les coutumes et l’hĂ©ritage. Ce n’est que lorsque les jeunes grandiront qu’ils pourront aller Ă  la des synagogues cachĂ©es. »

Hanté dans tous les sens du terme, il rappelle des temps plus sombres.
« L’un des adultes lĂ -bas m’a dit que les chrĂ©tiens ‘aiment nos mĂ©tiers, portent nos vĂŞtements, utilisent nos outils, mais nous haĂŻssent’ et les sorciers. sang des enfants. Ă€ Kachana, il y a une rivière qui sĂ©pare la population juive du reste des habitants. Les chrĂ©tiens hurlent la nuit comme des hypocrites, pour les empĂŞcher de boire le sang de leurs enfants. C’est un spectacle choquant.

Pourquoi, selon ces voisins, attribue-t-on réellement ces qualités aux Juifs ?
« Parce que ceux qui s’occupent du feu sont considĂ©rĂ©s comme ayant des pouvoirs. Chaque fois qu’il y a un enfant malade parmi les chrĂ©tiens, ils viennent chercher le bouc Ă©missaire parmi les juifs. C’est une vie dans laquelle vous vivez dans une stigmatisation continue, dans une traumatisme, de telle manière que vous vous sentez psychologiquement vaincu. »

Meurtre Ă  la maison de mariage

Il faut aussi mentionner leurs coutumes, qui sont très intrigantes.
« A la tĂŞte de chaque communautĂ© de Seine Shaoua se trouvent un « père » et une « mère ». Les pères mentionnent le rĂ´le des prĂŞtres et des pleurants, qui prĂ©servent la tradition de la communautĂ©. C’est un modèle incroyable. Il y a aussi des personnes âgĂ©es et des orphelins, et la communautĂ© les soutient et les protège. Les coutumes sont de Rishon, comme mentionnĂ©. Ils sont près d’une rivière pour maintenir la puretĂ©, ils observent strictement le Shabbat, il est interdit de rire ou de parler pendant le Shabbat. Une cĂ©rĂ©monie de la vache rousse y est Ă©galement organisĂ©e une fois par an.

« L’origine de la cĂ©rĂ©monie se trouve dans un livre dans le dĂ©sert, et la communautĂ© que j’ai rencontrĂ©e y fait très attention. Jusqu’Ă  il y a environ 30 ans, il y avait encore des vaches rouges, mais lorsqu’on ne les a plus trouvĂ©es, ils ont continuĂ© Ă  tenir la cĂ©rĂ©monie en mĂŞme temps, avec les mĂŞmes règles, avec les changements nĂ©cessaires, car c’est le cĹ“ur de garder leur tradition. En fait, c’est une cĂ©rĂ©monie liĂ©e Ă  la purification de l’impuretĂ© des morts, et ceux qui Ă©taient en contact avec une personne dĂ©cĂ©dĂ©e passer par la cĂ©rĂ©monie.

Avra Tshuma, le héros du film, photo : Malka Shabtai

« En Terre d’IsraĂ«l, cette cĂ©rĂ©monie a eu lieu neuf fois, et les croyants prĂ©tendent que la prochaine fois qu’elle aura lieu , ce sera la venue du Messie. Si vous voulez, c’est le symbole le plus puissant du judaĂŻsme de la venue du Messie, et la construction du Temple, et donc il y a aussi tout un folklore autour de cette vache. En gĂ©nĂ©ral, il y a une extrĂŞme rigueur lĂ -bas concernant la puretĂ© et Nida. Le vendredi soir, ils prient en arabe, se baignent dans la rivière et se changent en vĂŞtements de Shabbat. . Chaque Shabbat, enfants, femmes et adultes chantent des chansons et prient en hĂ©breu et en amharique. Après cela, ils font le kiddouch. C’est un fort sentiment d’appartenance.

Vous dĂ©crivez ĂŞtre extrĂŞmement prudent sur le Shabbat, mais d’un autre cĂ´tĂ©, il n’y a vraiment pas d’horaires ou de transports en commun organisĂ©s, ce qui leur permettrait d’arriver Ă  l’heure de leur travail pour garder le Shabbat.
« C’est pourquoi chaque temple a un ‘mofar beit’ Ă  proximitĂ©, du mot hĂ©breu ‘mefar’. Ainsi, ceux qui enfreignent les lois du Shabbat n’entrent pas dans le temple le Shabbat. Ils restent dans le ‘mofar beit’, les portes sont verrouillĂ©s et ils entrent le Shabbat. Avec l’anjara, et seulement le soir du Shabbat, les portes s’ouvrent et il est possible de reprendre l’activitĂ©.

Au centre de votre film, qui sera projetĂ© le 15 aoĂ»t Ă  Inbal, le centre ethnique, les spectateurs dĂ©couvrent l’histoire d’Avra Tschuma, 28 ans, qui vit avec sa famille Ă  Addis-Abeba. Il veut complĂ©ter les parties manquantes de son identitĂ© juive, qui lui Ă©taient cachĂ©es mĂŞme par sa mère. Pourquoi, en fait, cette dissimulation se produit-elle ?
« Avra est un artiste et un avocat. Je l’ai rencontrĂ© Ă  travers ses Ĺ“uvres d’art, Judaica. L’une des stratĂ©gies de la communautĂ© est de ne pas exposer les petits enfants Ă  ses coutumes, et de ne pas permettre l’accès aux synagogues cachĂ©es. Ils savent qu’ils sont Beta Israel, et qu’ils sont persĂ©cutĂ©s, mais les coutumes religieuses uniques ne leur sont pas rĂ©vĂ©lĂ©es jusqu’Ă  ce qu’ils deviennent adultes.

« Ils observent strictement le Shabbat, mĂŞme rire n’est pas autorisĂ©. Quiconque a Ă©tĂ© en contact avec une personne dĂ©cĂ©dĂ©e, passe par une cĂ©rĂ©monie de la vache rouge. En Terre d’IsraĂ«l, cette cĂ©rĂ©monie a eu lieu neuf fois, et les croyants affirment que la prochaine fois, le Messie viendra. C’est un symbole fort dans le judaĂŻsme.

« Lors du premier voyage de tournage du film, nous sommes allĂ©s Ă  la synagogue, ‘gadam’ dans la langue locale, et lors de la rĂ©union qui a eu lieu dans le village d’Invari, nous avons entendu des tĂ©moignages de personnes. Soudain Avra ​​s’est levĂ© et s’est prĂ©sentĂ© comme quelqu’un qui a grandi dans la rĂ©gion, comme quelqu’un dont la famille a fui les lieux et dont l’identitĂ© est une question très sensible. Il a Ă©galement demandĂ© aux personnes prĂ©sentes. Qui sommes-nous, pourquoi souffrons-nous et sommes-nous persĂ©cutĂ©s ? Qu’ont dit nos ancĂŞtres nous parler de JĂ©rusalem ? Avra a demandĂ© aux participants de partager leurs tĂ©moignages avec lui. Les habitants ont dit, par exemple, que la haine et l’hostilitĂ© Ă©taient si graves, au point qu’une mariĂ©e et un mariĂ© ont Ă©tĂ© assassinĂ©s le jour de leur mariage, dans la maison de mariage, par les chrĂ©tiens. – pour qu’ils n’aient pas de progĂ©niture. C’est un tĂ©moignage choquant. »

La vision : retourner à Jérusalem

Comment le leadership spirituel des juifs éthiopiens en Israël répond-il à leur situation ?

« J’ai eu l’occasion de parler avec Kasim, des rabbins Ă©thiopiens, pour essayer de comprendre oĂą ils se situent par rapport Ă  la question. Lorsque j’ai atteint l’un des principaux Kasim, il a demandĂ© pardon pour avoir abandonnĂ© leurs frères. Plus tard, Kasim m’a rejoint dans Ethiopie, et Ă  notre retour il a signĂ© une dĂ©claration selon laquelle ils font partie intĂ©grante de Beta Israel. Je crois que l’Etat d’IsraĂ«l s’est endormi sur ses gardes et a oubliĂ© de traiter cette question sĂ©rieusement. C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© d’apporter leur histoire au monde. Petit Ă  petit je me suis rendu compte que j’avais entre les mains des matĂ©riaux qui sont les droits des âmes. Il ne me reste plus qu’Ă  utiliser ce film comme un levier pour la lutte.

stratégie de survie. Un temple caché à Semeen Shawa, photo : Miki Deli

« Je veux qu’ils soient reconnus comme une communautĂ© juive dans la diaspora, comme il y en a en AmĂ©rique, au BrĂ©sil et en Éthiopie. La nation d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© perdue partout dans le monde, et je suis heureux d’avoir une rĂ©fĂ©rence forte de JĂ©rĂ©mie le prophète , qui nous donne un texte sociologique qui prĂ©dit ce qui se passe de nos jours. Il dit : « … qui a Ă©levĂ© et qui a apportĂ© la semence de la maison d’IsraĂ«l du pays du nord et de tous les pays oĂą les exilĂ©s Ă©taient lĂ  et se sont installĂ©s sur leur terre « . Ainsi, selon lui, ils doivent ĂŞtre amenĂ©s sur la terre d’IsraĂ«l en tant que partie insĂ©parable du peuple juif. « 

« JĂ©rĂ©mie est Ă  droite, et Ă  gauche est assis le professeur Sergio Della-Pergola, un dĂ©mographe du peuple juif, qui estime que si les processus continuent comme ils le font concernant la dĂ©finition de qui est juif, l’attitude envers les mariages mixtes , le dialogue infructueux entre les conformistes et les conservateurs – en 2050, il n’y aura pas de majoritĂ© juive en IsraĂ«l, et il n’y aura pas de masse critique de personnes juives dans le monde en 2100. Ces communautĂ©s sont donc l’avenir de la communautĂ© juive. personnes.Chaque fois que j’entends qu’il y a environ 15 millions de Juifs dans le monde, je souris, je ris et je ressens de la douleur dans mon ignorance – parce que le potentiel du peuple juif est bien plus grand.Le peuple d’IsraĂ«l et l’État d’IsraĂ«l devraient dĂ©rouler un tapis rouge pour ces communautĂ©s, leur demander pardon de les avoir abandonnĂ©es et en faire une partie insĂ©parable de l’État d’IsraĂ«l. »

Les communautés que vous avez rencontrées sont-elles déjà intéressées à monter ?
« La vision ultime est de retourner Ă  JĂ©rusalem, et ils croient que cela arrivera le moment venu. Pour le moment, ils ne sont pas hystĂ©riques ou paniquĂ©s Ă  propos de l’Aliya. Ils sont rationnels et comprennent que cela prend du temps. Pour ma part, j’attends les retours du PrĂ©sident de l’Etat d’IsraĂ«l après avoir visionnĂ© le film, et j’attends des rencontres avec le Ministre de la Diaspora, Sharet Immigration et Absorption et le Ministre des Religions. Je travaille Ă©galement avec le leadership spirituel des Juifs Ă©thiopiens en IsraĂ«l. En attendant, ma vision est d’ouvrir une Ă©cole hĂ©braĂŻque lĂ -bas pour renforcer la communautĂ© et son lien avec l’État d’IsraĂ«l. BientĂ´t, je lancerai Ă©galement un programme de volontariat israĂ©lien en Éthiopie.

« Quand j’entends qu’il y a environ 15 millions de Juifs dans le monde, je ressens la douleur de l’ignorance – parce que le potentiel du peuple juif est beaucoup plus grand. Le peuple d’IsraĂ«l et l’État d’IsraĂ«l devraient dĂ©rouler un tapis rouge pour ces communautĂ©s, implorez leur pardon et faites-en une partie intĂ©grante d’IsraĂ«l. »

« L’une des choses incroyables qui nous ont Ă©tĂ© attribuĂ©es, grâce au maire d’Addis-Abeba, Adnets Ababa, et au travail sans fin du chef de la communautĂ©, Belaina Tzebko, est un terrain dans le but d’Ă©tablir un cimetière juif, une synagogue et un centre communautaire – et Ă  cette fin une campagne a Ă©tĂ© lancĂ©e pour collecter des ressources. C’est un Ă©vĂ©nement historique. Le prĂ©sident Herzog, Ă©tant le prĂ©sident de l’Agence juive, m’a dit que dès qu’il y a un terrain dĂ©signĂ© pour un cimetière et un synagogue – c’est un progrès significatif qui ne peut ĂŞtre ignorĂ©. »

Double vie

Il y a ceux qui doutent de leur judĂ©itĂ©, parce qu’ils ne connaissent pas toutes les fĂŞtes israĂ©liennes, par exemple. Il y a aussi ceux qui ne sont pas d’accord et prĂ©tendent que ce n’est pas du tout une communautĂ© qui appartient aux descendants de Beta Israel. Que diriez-vous de cela ?

« Je suggère aux visiteurs d’abord d’Ă©tudier et de connaĂ®tre la communautĂ© en profondeur, comme je l’ai fait lors de mes voyages, et de ne pas juger Ă  distance et d’un lieu d’ignorance. J’ai de la documentation, des documents, des photos et des photographies de le film qui est la meilleure preuve de l’histoire de la communautĂ©. D’ailleurs, en mĂŞme temps que le film Ă©tait en prĂ©paration, nous avons Ă©crit avec des membres de la communautĂ© et un professeur. Son histoire a Ă©tĂ© ajoutĂ©e depuis les États-Unis.

Dans une perspective plus large, en novembre dernier, le gouvernement a approuvĂ© l’arrivĂ©e de milliers d’immigrants d’Éthiopie dans le cadre de l’opĂ©ration « Construire IsraĂ«l », et environ 750 millions de shekels ont Ă©tĂ© investis dans cette affaire. En faisons-nous assez pour eux ?

« Zur Israel soulève ceux qui attendent Ă  Addis-Abeba et Ă  Gondar. Ă€ l’Ă©poque oĂą Ariel Sharon Ă©tait Premier ministre, j’ai rĂ©digĂ© un rapport sur la question et appelĂ© l’État Ă  traiter la question sans dĂ©lai. À ma grande joie, aujourd’hui, le ministre de l’immigration et de l’intĂ©gration Panina Tamno-Sheta achève la tâche. Soit dit en passant, pour moi, le traitement comprend Ă©galement la mise en place de lignes rouges – qui est Ă©ligible et qui ne l’est pas. La communautĂ© avec laquelle je travaille actuellement Ă  Semeen Shawa se distingue dans sa formation, dans sa connexion progressive au judaĂŻsme moderne, mais dans toute l’Éthiopie, il existe de nombreuses autres communautĂ©s de Beta Israel qui se sont assimilĂ©s au christianisme, vivent une double vie, se cachent et souffrent. «Â