«Beaucoup d’entre vous se demandent: oĂą sont les enfants des dirigeants du rĂ©gime ? Nous dĂ©voilerons bientĂ´t des informations intĂ©ressantes ! Suivez-nous.  »Â
Il s’agit de l’annonce en farsi de la chaĂ®ne des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes. Il est suivi d’une sĂ©rie de photographies avec des lĂ©gendes comme celles-ci :
« Le fils de l’ancien vice-prĂ©sident Aliabadi Ă cĂ´tĂ© de voitures de luxe. »
« Le neveu de Khomeiny conduisant une BMW. »
« Le mariage du fils de l’ambassadeur d’Iran au Danemark dans l’un des endroits les plus chers de TĂ©hĂ©ran. »
« Les filles de hauts fonctionnaires qui portent des shorts, tandis que les gens » normaux « sont condamnés à être fouettés pour ne pas porter le voile. »
Et encore : « Le fils de l’ancien prĂ©sident Khatami Ă l’Ă©tranger ».
Plus de 4 000 «aghazadeh» (enfants de riches fonctionnaires du régime iranien) étudient au Royaume-Uni.
L’empire financier du dirigeant suprĂŞme, Ali Khamenei, vaut au moins 95 milliards de dollars. Selon  Reuters, Khamenei, son fils Mojtaba et d’autres membres de sa famille ont emmenĂ© l’argent dans des banques Ă©trangères en Suisse et aux Émirats arabes unis.
L’Ă©conomiste iranien Manouchehr Farahbakhsh, qui vit Ă Londres, a dĂ©clarĂ© que de simples agriculteurs avant la rĂ©volution islamique, sont devenus milliardaires.
La richesse de Mojtaba, le deuxième fils de Khamenei, est estimée à trois milliards.
Le troisième fils de Khamenei, Seyyed Masoud, responsable de la gestion de nombreuses institutions très rentables du Guide suprême, a accumulé plus de 400 millions.
Le fils cadet de Khamenei, Maitham, a Ă©pousĂ© la fille de l’un des marchands les plus cĂ©lèbres d’Iran.
La fille aînée de Khamenei, Bushra, a épousé le fils du directeur du bureau de son père.
L’autre fille de Khamenei, Hoda, s’intĂ©resse vivement aux vĂŞtements de crĂ©ateurs et possède un salon de beautĂ©.
Le neveu de Khamenei, Hassan, est responsable des Ă©missions de tĂ©lĂ©vision d’État, ainsi que de l’achat de camĂ©ras et d’autres Ă©quipements Ă©lectroniques pour les stations de tĂ©lĂ©vision du rĂ©gime.
Le fils d’un diplomate, Sasha Sobhani, publie des images de son mode de vie « dĂ©cadent » en Occident. Et ainsi de suite.
Mahmoud Bahmani, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Iran, s’est joint Ă la critique, affirmant que plus de    5 000 des «enfants riches» du rĂ©gime vivent en dehors de l’Iran et qu’ensemble, ils ont 148 milliards de comptes bancaires, plus que des rĂ©serves de change du pays.
Pendant ce temps, les statistiques de la Banque mondiale ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’Iran a connu un terrible effondrement Ă©conomique au cours des quarante dernières annĂ©es Ă cause du gouvernement clĂ©rical. La Banque mondiale estime, sur la base du pouvoir d’achat iranien entre 1976 et 2017, qu’au cours de cette pĂ©riode, un Iranien moyen s’est appauvri de 32% de plus qu’auparavant. En outre, plus de 40% de la population iranienne vit en dessous du seuil de pauvretĂ©. Les Mostafazin, les pauvres Iraniens derrière le soulèvement religieux contre le Shah, s’appauvrissent, tandis que les khomeinistes s’enrichissent.
C’est la règle qui respecte chaque rĂ©volution. Cela se produit Ă©galement en Union soviĂ©tique, comme l’a dĂ©noncĂ© Michael Voslensky dans « Nomenklatura ». Un monde de nĂ©potisme, du fils de BrĂ©zhnev au ministère du Commerce extĂ©rieur au gendre de Khrouchtchev, devenu soudain membre du ComitĂ© central ; un monde de cimetières sĂ©parĂ©s, pour ne pas avoir Ă se mĂŞler de la terre avec les prolĂ©taires ; mĂŞme le pyjama achetĂ© au grand magasin Lafayette et le tapis de bureau rose.
Par: Giulio Meotti
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