Israël a joué un rôle central dans la transmission à Washington de renseignements sensibles indiquant la poursuite d’exécutions massives en Iran, en contradiction directe avec les engagements personnels que le président iranien Massoud Pezeshkian et son ministre des Affaires étrangères auraient pris auprès du président américain Donald Trump. Ces révélations, venues du cœur de la coopération sécuritaire entre les deux alliés, jettent une lumière nouvelle sur la décision américaine de reporter une frappe militaire contre la République islamique, décision qui reposait en partie sur des garanties iraniennes désormais jugées peu crédibles.
Selon des responsables sécuritaires, le président Trump avait explicitement indiqué que l’un des motifs majeurs du report d’une attaque était l’annonce iranienne de la suspension des exécutions visant plus de 800 détenus arrêtés lors des manifestations récentes. Ces prisonniers, accusés par le régime d’atteintes à la sécurité nationale, de « guerre contre Dieu » ou de collaboration avec l’ennemi, constituaient un point de friction central dans les échanges indirects entre Washington et Téhéran. Or, les informations désormais transmises à l’administration américaine suggèrent que ces promesses n’ont pas été respectées.
Un renseignement israélien jugé déterminant
D’après des sources proches du dossier, Israël a aidé à recouper et consolider des données de renseignement montrant que des exécutions auraient repris ou se seraient poursuivies discrètement, en dépit des assurances données à la Maison-Blanche. Ces informations auraient été partagées dans un cadre de coopération exceptionnellement étroit, illustrant le niveau sans précédent de coordination stratégique entre Jérusalem et Washington.
Un haut responsable israélien de la sécurité a résumé la situation ainsi : « La relation militaire entre Israël et les États-Unis n’a jamais été aussi profonde. Nous partageons non seulement des évaluations, mais aussi des systèmes, des capacités et des enseignements opérationnels. »
L’arrivée du commandant de CENTCOM en Israël
C’est dans ce contexte tendu qu’est arrivé samedi en Israël le général Bradley Cooper, commandant du Commandement central des États-Unis (CENTCOM). Officiellement, sa visite est présentée comme une série de réunions de coordination défensive avec les plus hauts responsables de Tsahal. Officieusement, elle est perçue comme une étape clé de la préparation opérationnelle en vue d’une éventuelle frappe américaine contre l’Iran.
Le général Cooper, qui dirigerait effectivement l’opération militaire si elle était déclenchée, supervise un dispositif régional impressionnant. CENTCOM gère un centre de commandement régional conjoint, dont Israël est désormais un membre à part entière, symbole d’un changement stratégique majeur dans l’architecture de sécurité du Moyen-Orient.
Une coopération militaire sans précédent
Cette coopération se traduit concrètement par :
- un partage mutuel du renseignement, en temps réel ;
- un soutien logistique croisé entre forces américaines et israéliennes ;
- l’intégration de systèmes de défense aérienne conjoints, destinés à faire face aux menaces de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones iraniens.
Selon des responsables militaires, la banque d’objectifs potentiels en Iran a été constituée à partir de ces informations partagées, mais aussi en tirant les leçons opérationnelles de la « guerre des 12 jours » de juin 2025, au cours de laquelle Israël et les États-Unis ont coordonné des actions défensives et offensives contre des menaces régionales multiples.
Une armada prête à frapper
Sous le commandement du général Cooper, les forces américaines disposent non seulement de troupes terrestres et d’escadrons aériens stationnés dans plusieurs pays de la région, mais aussi d’une puissance navale massive. Une véritable armada – porte-avions, croiseurs lance-missiles et destroyers équipés de missiles Tomahawk – est désormais en position ou en cours de déploiement.
Le USS Abraham Lincoln Carrier Strike Group est attendu à portée opérationnelle dès le début de la semaine, selon des sources militaires. Ce groupe aéronaval apporte une capacité de frappe considérable, capable de toucher des cibles stratégiques à grande distance, tout en offrant une couverture aérienne et antimissile avancée.
Le dilemme de Trump
Au sommet de l’État américain, la situation est décrite comme un dilemme stratégique et moral. D’un côté, le président Trump a publiquement affirmé vouloir éviter une guerre inutile et préserver une chance, même minime, de désescalade. De l’autre, les nouvelles informations suggérant que Téhéran aurait trompé délibérément Washington sur la question des exécutions fragilisent toute perspective de dialogue.
Un responsable américain confie que « si les promesses iraniennes s’avèrent mensongères, cela change fondamentalement la donne ». Dans ce cas, le report de la frappe ne serait plus perçu comme un geste de retenue, mais comme une fenêtre d’opportunité exploitée par le régime iranien pour gagner du temps.
Tous les regards tournés vers la Maison-Blanche
À Jérusalem comme à Washington, un constat s’impose : tout est prêt, sur le plan militaire comme sur celui du renseignement. Les forces sont positionnées, les plans opérationnels affinés, les systèmes de défense coordonnés. Il ne manque plus qu’une chose : l’ordre politique.
« Tout le monde attend la décision du président », résume un officier de haut rang. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs, non seulement pour l’avenir du régime iranien, mais aussi pour l’équilibre stratégique de l’ensemble du Moyen-Orient.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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