Les familles en bordure de Gaza ont peur : « nous serons expulsés de force des hôtels »

De nombreuses familles qui ont quittĂ© leurs maisons sous la menace des roquettes et sont arrivĂ©es Ă  Eilat et dans les hĂ´tels de tout le pays craignent ce soir (samedi), que dès demain matin, on leur demandera de quitter les hĂ´tels ou qu’on leur demandera de payer des sommes importantes. De nombreuses chaĂ®nes proposent une rĂ©duction de 50 %, mais ce sont toujours des prix qui peuvent facilement atteindre 1 000 NIS par nuit pour une chambre. Dans certains cas, pour une famille qui a besoin de 2 Ă  3 chambres , cela peut atteindre des milliers de shekels par nuit.

Actuellement, seuls ceux qui vivent Ă  moins de quatre kilomètres de la bande de Gaza ont le droit de sĂ©journer dans un hĂ´tel subventionnĂ© par l’État. Dans les prochains jours, une dĂ©cision gouvernementale devrait ĂŞtre adoptĂ©e qui inclura Ă©galement les personnes vivant Ă  4 Ă  7 kilomètres de la bande de Gaza dans le programme « Meshab Ruh », qui devrait inclure des dizaines de milliers d’habitants supplĂ©mentaires. La dĂ©cision attendue augmentera la demande de chambres d’hĂ´tel et pourrait mĂŞme conduire Ă  dĂ©placer une certaine partie des personnes Ă©vacuĂ©es vers des maisons d’hĂ´tes, des auberges, etc.

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Une semaine après le massacre : le Premier ministre Netanyahu a visité le kibboutz Bari // Leam

Les rĂ©sidents menacent de refuser d’Ă©vacuer l’hĂ´tel au motif qu’ils n’ont nulle part oĂą aller. « Nous avons payĂ© le meilleur de notre argent, un argent que nous n’avons pas, 800 NIS par nuit après une rĂ©duction de 50 pour cent et aussi 1 000 NIS par nuit pour une chambre pour un couple avec deux enfants. Nous avons manquĂ© d’argent, nous avons fui. Nous sommes partis sans rien. Nous avons dĂ» tout acheter ou recevoir des produits donnĂ©s par les habitants d’Eilat. Le gouvernement israĂ©lien ne comprend pas que nous n’avons rien Ă  perdre, nous n’avons nulle part oĂą aller, nous n’avons plus d’argent pour nous nourrir. Nous n’Ă©vacuerons pas, mĂŞme si l’hĂ´tel appelle la police et essaie de nous expulser de force. ».

Je n’ai plus d’argent

Au début de la semaine, ils ont quitté leurs maisons et sont descendus à Eilat, fuyant la terreur des roquettes et des terroristes. Ils ont payé des milliers de shekels et désormais les habitants du sud d’Israël et des environs n’ont plus d’argent. Juste avant de se retrouver à la rue, ils appellent l’État à leur venir en aide.

« Le gouvernement israĂ©lien doit se rĂ©veiller. Nous n’avons nulle part oĂą dormir et nous n’avons pas d’argent pour acheter de la nourriture. Les habitants d’Eilat ont ouvert leurs maisons et leurs poches et ont fait don de produits d’Ă©picerie, de plats chauds, de produits et de vĂŞtements pour bĂ©bĂ©s, mais mĂŞme avec cela, les hĂ´tels veulent plus d’argent pour poursuivre leurs sĂ©jours Ă  l’hĂ´tel, mais nous n’avons plus rien Ă  donner », dĂ©clare Avi d’Ashkelon.

Guy du Moshav Yesha en bordure de Gaza est descendu avec sa famille Ă  Eilat dimanche, un jour après le dĂ©clenchement de la guerre. Il paie 800 NIS pour une nuit Ă  l’hĂ´tel, et c’est Ă©galement le prix après une rĂ©duction de 50 pour cent. L’argent est dĂ©jĂ  parti. Certains d’entre eux ont dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  demander de l’aide pour trouver un emploi Ă  Eilat.

Les habitants de Sderot devraient Ă©vacuer dès demain sur dĂ©cision de la municipalitĂ© de Sderot, la dĂ©cision est soutenue par un budget spĂ©cial prĂ©vu pour l’Ă©vacuation des habitants de la ville et certains d’entre eux se trouvent dĂ©jĂ  seuls dans des hĂ´tels Ă  travers le pays.