Les Juifs du Canada rencontrent des difficultés croissantes pour se procurer du vin casher pour Pessa’h, en particulier la célèbre marque Manischewitz, en raison de tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada.


Un boycott des produits américains qui touche les Juifs canadiens

À la suite de la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada, de nombreuses enseignes canadiennes ont retiré les produits américains de leurs rayons pour soutenir le mouvement « Achetez canadien ».

Cependant, certains produits, comme le vin Manischewitz, n’ont aucune véritable alternative locale. Ce vin sucré, très apprécié par la communauté juive nord-américaine, est un incontournable des fêtes juives.

Selon Reuters, la situation est particulièrement préoccupante, car les autorités canadiennes contrôlent strictement la vente d’alcool. Depuis début mars, elles ont interdit l’importation et la distribution de boissons alcoolisées américaines, y compris le vin casher Manischewitz.

Les dons sont la bienvenue en cette situation particulièrement difficile  :

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Des rayons vides et des clients en détresse

Les stocks encore disponibles en magasin ont rapidement disparu. Les boutiques privées, autorisées à vendre les dernières bouteilles en stock, ont vu leur vin se faire arracher en quelques heures après l’annonce des nouvelles restrictions.

« Les gens paniquent », a déclaré Louise Waldman, une résidente juive de Winnipeg, à Reuters.

Aaron Bernstein, propriétaire d’un restaurant et d’une épicerie juive à Winnipeg, a confié à l’agence de presse qu’il devait expliquer à ses clients qu’il n’existe pas de véritable substitut au vin Manischewitz.

« Il n’y a aucun autre produit qui ressemble à ce vin. »

Des inquiétudes sur les prix des produits casher

Face à cette pénurie, certains Juifs canadiens peuvent encore se tourner vers du vin israélien, disponible dans quelques magasins.

Mais le coût de la vie déjà élevé, couplé aux prix des aliments casher, alimente de fortes inquiétudes.

« Nous sommes très préoccupés en général. Les prix des aliments sont déjà astronomiques, et les produits casher coûtent encore plus cher », a déclaré Richard Rabkin, directeur général du Conseil de la cacherout du Canada, la plus grande agence de certification casher du pays.

Alors que Pessa’h approche, la communauté juive canadienne devra donc s’adapter à cette nouvelle réalité – ou trouver des moyens d’importer du vin casher par d’autres biais.