Les ministres du cabinet israĂ©lien demandent le retour du Shabak pour surveiller les mouvements des patients atteints de COVID-19 par gĂ©olocalisation tĂ©lĂ©phonique. Hier, le chef du Service de sĂ©curitĂ© gĂ©nĂ©rale Nadav Argaman s’est opposĂ© Ă cela, et Netanyahu et Edelstein l’ont convaincu de la nĂ©cessitĂ© d’une telle dĂ©marche dans le contexte d’une forte augmentation de l’incidence du coronavirus.
Le ministre de l’Énergie, Yuval Steinitz, a dĂ©clarĂ© lundi matin dans une interview Ă la tĂ©lĂ©vision qu’ « il n’y a actuellement aucun outil plus efficace pour prĂ©venir les infections » que la surveillance Ă©lectronique. « Il s’agit de la vie des enfants », a ajoutĂ© le ministre.
«Une Ă©tude Ă©pidĂ©miologique de routine parvient au patient en trois Ă quatre jours, et pendant ce temps, il a dĂ©jĂ rĂ©ussi Ă en infecter plusieurs. Avec la gĂ©olocalisation, cela se fait en 3-4 heures », a dĂ©clarĂ© Steinitz. Selon lui, « l’Ă©tude du ministère de la SantĂ© pĂ©nètre dans l’intimitĂ© des citoyens 100 fois plus que le SHABAK, qui ne mesure que la distance entre les tĂ©lĂ©phones portables ».
Zvi Hauser, chef de la Commission des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense de la Knesset, a dĂ©clarĂ© que « si la commission est convaincue qu’il n’y a pas d’alternative Ă la surveillance Ă©lectronique, elle devra adopter une loi autorisant le Shabak Ă le faire ». « Mais le gouvernement ne nous a pas proposĂ© des alternatives », a dĂ©clarĂ© Hauser.
Cette question sera Ă nouveau discutĂ©e lors d’une rĂ©union du cabinet des coronavirus, qui a lieu Ă cette heure.
Le ministre des Transports Miri Regev a déclaré avant la réunion que le cabinet allait durcir les sanctions en cas de non-respect des ordres du ministère de la Santé et rendrait la surveillance électronique des patients autorisée. « Une décision exacte sera également prise sur les foyers de la maladie », a ajouté Regev.
Le cabinet envisagera Ă©galement l’utilisation de la nouvelle application Magen 2, conçue pour dĂ©tecter d’Ă©ventuels contacts de COVID infectĂ©s Ă l’aide du Bluetooth.
La première application, qui est apparue au printemps au plus fort de la pandĂ©mie, s’est avĂ©rĂ©e infructueuse – elle a fourni beaucoup de fausses informations et a souvent montrĂ© aux utilisateurs des endroits oĂą ils n’avaient pas du tout Ă©tĂ©.





