Il a fallu plusieurs mois pour lever les sanctions sur l’Iran, mais le dĂ©lai est plus court dans les affaires commerciales des dirigeants politiques dans le monde des intĂ©rĂŞts qui ne perdent pas de temps pour entrer dans l’Ă©conomie du marché iranien : La mission commerciale majeure de l’Allemagne va arriver aujourd’hui (dimanche) Ă TĂ©hĂ©ran, l’Espagne envisage de se rendre peu de temps après la venue du ministre des Affaires Ă©trangères français Laurent Fabius qui devrait arriver plus tard cette semaine.Â
Téhéran est une cible dans les publicités des constructeurs automobiles européens et les produits de luxe, comme la compagnie à Dubaï pour plusieurs marchés en Iran, afin de répondre à la demande croissante.
Les entreprises amĂ©ricaines sont plus prudentes. Sur le papier, l’Iran est considĂ©rĂ© comme un grand potentiel Ă©conomique. 2,5 fois l’État du Texas, oĂą vivent aujourd’hui 80 millions de personnes, vivant sur la quatrième plus grande rĂ©serve de pĂ©trole au monde, et la deuxième plus grande rĂ©serve de gaz naturel.
Le Consultant de Fortofolio, une sociĂ©tĂ© de gestion d’actifs, Charlemagne Capital au Royaume-Uni, fait valoir que l’Ă©conomie iranienne est estimĂ©e Ă croĂ®tre dans les prochaines annĂ©es Ă un taux de 6-8% par an, après la levĂ©e des sanctions : « L’Iran a les infrastructures, les institutions et l’Ă©ducation», a-t-il dit. »Beaucoup d’Iraniens Ă©duquĂ©s veulent revenir en Iran si les sanctions sont supprimĂ©es. »Â
Ceux qui peuvent entraver la croissance Ă©conomique de ce pays sont les Iraniens eux-mĂŞmes. Les Gardiens de la RĂ©volution, l’organe de direction rĂ©elle dans le pays, profondĂ©ment impliquĂ© dans l’Ă©conomie de l’Iran, et la corruption au sein du PrĂ©sident Hassan Rohani concernant des pots de vin souvent menĂ©s en secret, la pratique est devenue visible.
L’accord nuclĂ©aire va progresser comme prĂ©vu et va prendre quelques mois pour supprimer les sanctions liĂ©es Ă la sphère nuclĂ©aire. Les analystes estiment que les investisseurs vont attendre pendant une longue pĂ©riode pour s’assurer que les Iraniens restent fidèles Ă leurs obligations, mĂŞme si les entreprises vont entreprendre un assaut sur ​​le marchĂ© iranien. L’industrie pĂ©trolière est l’un des domaines dans lesquels l’Iran peut utiliser les investissements Ă©trangers. Cependant, on estime qu’il faudrait des annĂ©es avant que l’Iran revienne Ă sa production de 2,5 millions de barils par jour – qui reprĂ©sente les exportations de ce pays avant 2012.Â
Dans le domaine de l’aviation, il faut s’attendre Ă ce que les Iraniens augmentent le volume des importations d’avions, un accord sur le nuclĂ©aire permet Ă l’Iran d’acheter des avions et des pièces selon le ministre des Transports iranien, Abbas Akonodi qui a dĂ©jĂ annoncĂ© que son pays envisage de dĂ©penser 20 milliards de $ dans l’ achat de 400 avions au cours de la prochaine dĂ©cennie.
MĂŞme si les États-Unis ne se prĂ©cipitent pas, l’Europe ne perd pas de temps. Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’Ă©conomie va arriver pour une mission commerciale en Iran pour une visite de trois jours, moins d’une semaine après la signature de l’accord sur le nuclĂ©aire. Le ministre de l’Industrie espagnol JosĂ© Manuel viendra en Septembre, accompagnĂ© de ministres, et a ajoutĂ© qu’il espĂ©rait que la visite servirait aux entreprises espagnoles dans l’Ă©nergie, les tĂ©lĂ©communications et le tourisme.
Le ministre français des Affaires Ă©trangères, Laurent Fabius, a Ă©galement annoncĂ© que la visite Ă TĂ©hĂ©ran aura pour objectif d’explorer les occasions, mais il a niĂ© que les intĂ©rĂŞts Ă©conomiques constituent un motif pour la signature de l’accord sur le nuclĂ©aire, mĂŞme si l‘an dernier, une importante dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires français se sont rendus dans ce pays dans  l’espoir que l’accord sera signĂ© bientĂ´t.
Ă€ la fin Avril, la Suisse a accueilli certains des nĂ©gociateurs sur le nuclĂ©aire, et a envoyĂ© une dĂ©lĂ©gation d’affaires Ă l’Iran, peu de temps après la signature de l’accord-cadre en Mars. Martin Johnson, qui dirige l’Association du commerce britanno-iranien a dĂ©clarĂ© que de nombreux hommes d’affaires sont attendus pour se rendre Ă TĂ©hĂ©ran pour explorer les possibilitĂ©s de marchĂ©s.
Les constructeurs automobiles français Peugeot et CitroĂ«n ont un avantage significatif en raison de leur partenariat passĂ© avec le fabricant de voitures locale « Kudrow. » Le directeur senior chez Fiat a dĂ©clarĂ© la semaine dernière que le marchĂ© iranien « sera l’occasion pour nous tous », Fiat a cessĂ© de vendre des voitures en Iran en 2012, après Peugeot, Hyundai et Porsche.
MĂŞme les entreprises asiatiques sont en attente pour la reprise des relations d’affaires avec l’Iran. La sociĂ©tĂ© de production de mĂ©tro, et le  gouvernement chinois ont rĂ©ussi Ă contourner les sanctions et ont signĂ© un accord en 2013 pour fournir 315 voitures en Ă©change du pĂ©trole iranien. Le Ministre des Finances de la CorĂ©e du Sud a dĂ©clarĂ© cette semaine que l’expansion des relations Ă©conomiques avec l’Iran sera une chance pour son pays, qui a importĂ© l’an dernier le pĂ©trole iranien et des marchandises pour 4,2 milliards de $.
MĂŞme les pays du Golfe, qui se sont opposĂ©s Ă la signature de l’accord avec l’Iran, devraient profiter de la nouvelle situation – en particulier dans l’aviation. comme la SociĂ©tĂ© Luo « et « Fly Dubai« , qui ont annoncĂ© l’ajout de cinq nouvelles destinations pour les vols vers l’Iran.
Ce matin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est exprimĂ© suite au discours du Guide suprĂŞme iranien Khamenei qui a dit lors d’un discours en Iran : «Si quelqu’un pense que les concessions envers l’Iran vont changer sa politique, ce n’est pas le cas ». Netanyahu a dĂ©clarĂ© que « les Iraniens vont profiter des centaines de milliards qu’ils vont recevoir dans cet accord, pour Ă©quiper leur machine de terreur dans leur lutte contre les États-Unis et leurs alliĂ©s ».




