Les producteurs turcs et les organismes casher d’IsraĂ«l reconsidèrent leur coopĂ©ration

Après des mois de détérioration des relations et de discours de plus en plus hostiles, les échanges commerciaux entre la Turquie et Israël ont été complètement interrompus.

La fermeture, annoncée le 3 mai par le président turc Recep Tayyip Erdogan, partisan du terrorisme, a coupé une route commerciale clé pour les aliments casher et affecte les personnes et les prix.

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« Depuis deux semaines, tout s’est arrĂŞtĂ©. Nous ne pouvons pas faire des affaires normalement », a dĂ©clarĂ© Ă  l’agence de presse juive JTA Rami Simon, un juif turc qui fait le commerce de l’aluminium et des matĂ©riaux de construction avec IsraĂ«l.

Simon a dĂ©clarĂ© que lui et d’autres cherchaient d’autres pays vers lesquels expĂ©dier leurs produits, mais qu’il s’agit d’une industrie basĂ©e sur les relations et qu’il est difficile de pĂ©nĂ©trer de nouveaux marchĂ©s. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’il fournissait Ă©galement des marchandises Ă  Gaza et aux zones palestiniennes des territoires et qu’il ne pouvait dĂ©sormais pas y envoyer ses produits, car les ports israĂ©liens Ă©taient fermĂ©s aux Turcs.

Erdogan a dĂ©clarĂ© que le commerce ne reprendrait que lorsqu’il y aurait un cessez-le-feu permanent entre IsraĂ«l et le Hamas, une organisation terroriste qu’Erdogan soutient fermement.

« Étant donnĂ© la proximitĂ© gĂ©ographique de la Turquie, vous pouvez commander quelque chose et vous l’aurez dans quelques jours », a dĂ©claré  le Dr Chai Eitan Cohen Yanrojak, expert de la Turquie au Centre Dayan de l’UniversitĂ© de Tel Aviv. Eitan est  originaire de Turquie et chercheur sur les relations Turquie-IsraĂ«l. « C’Ă©tait un Ă©norme avantage pour un homme d’affaires israĂ©lien de faire des affaires avec la Turquie et non avec des destinations plus lointaines ».

Pour servir le marché israélien, plus de 300 usines certifiées casher opèrent dans toute la Turquie. Avant l’embargo, à tout moment, environ 20 inspecteurs israéliens se trouvaient en Turquie pour inspecter les usines à travers le pays, de la frontière iranienne jusqu’à la côte égéenne, selon JTA.

« Tout est arrĂŞtĂ© », a dĂ©clarĂ© Ă  JTA une source proche de l’industrie casher turque. Les propriĂ©taires d’usines turques et les organismes casher sont en train de reconsidĂ©rer leurs contrats.

Certains aliments casher ne nĂ©cessitent une inspection qu’une Ă  deux fois par an, ce qui signifie que la production actuelle pourrait ĂŞtre sauvĂ©e si un accord de cessez-le-feu Ă©tait conclu dans les mois Ă  venir. Mais d’autres nĂ©cessitent une surveillance plus Ă©troite, voire constante. Comprend les produits qui nĂ©cessitent un superviseur proche pour ĂŞtre « Pat Yisrael » et « Halav Yisrael ».

Les supermarchĂ©s casher aux États-Unis stockent des produits fabriquĂ©s en Turquie avec des produits casher d’IsraĂ«l et le boycott affecte Ă©galement ces produits.