La sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Turo a commencĂ© Ă travailler en IsraĂ«l, offrant aux propriĂ©taires de voitures privĂ©es la possibilitĂ© de les louer en utilisant une plate-forme Internet spĂ©cialisĂ©e. Comme rapportĂ© par le site TheMarker, les premiers propriĂ©taires de voitures Ă Tel Aviv, offrent leurs voitures Ă louer Ă des étrangers mais, jusqu’Ă prĂ©sent, ils sont peu nombreux.
La plate forme Turo, Ă l’instar d’autres services populaires de ce type, comme Airbnb ou Uber, permet Ă de nombreuses personnes de fournir, indĂ©pendamment, des services au public en matière de qualitĂ© normalisĂ©e. Les crĂ©ateurs de la plate-forme Internet non seulement relient les propriĂ©taires de voitures Ă des clients potentiels, mais Ă©tablissent Ă©galement le cadre contractuel de leur relation et fournissent, si possible, un retour d’informations maximal pour que chaque client Ă©value la qualitĂ© du service reçu et se fait Ă©valuer lui-mĂŞme. Une mauvaise rĂ©putation entraĂ®nant l’exclusion des utilisateurs de la plate-forme.
Si vous avez une voiture peu utilisĂ©e et que vous ĂŞtes prĂŞt Ă en faire une source de revenus supplĂ©mentaires, Turo suggère de l’enregistrer sur la plateforme Internet, de joindre une brève description, une photo et de prĂ©ciser les jours oĂą la voiture est inactive. Dès qu’une personne souhaite l’utiliser certains jours, la plate-forme vous informera et fournira une interface pratique permettant de convenir des dĂ©tails de la transaction.
Turo a déjà acquis une assez grande popularité aux États-Unis, au Canada et en Allemagne. La plate-forme a officiellement fait ses débuts au Royaume-Uni à la fin du mois de septembre. La société est en concurrence avec les sociétés de leasing traditionnelles et doit naturellement surmonter la résistance des «anciennes» structures commerciales. Aux États-Unis, par exemple, la société engage deux actions en justice contre les aéroports qui la «discriminent» au profit des sociétés de crédit-bail.
Contrairement à la plate-forme Uber interdite, Turo, à première vue, ne contredit pas la législation israélienne, qui crée des obstacles insurmontables au développement de modes de transport modernes dans le pays. L’année dernière, l’Office antimonopole a recommandé au gouvernement d’encourager au maximum tous les types de partage de voitures privées et de se débarrasser des lois denses qui entravent le développement de formes modernes de covoiturage. Cependant, ces recommandations ne sont pas encore reflétées dans la politique du gouvernement.






