Liban : Tsahal rase les villages de la ligne antichar et évacue Dahieh

Pendant que le monde regardait vers l’Iran, le front libanais continuait de se déplacer. Dans la matinée du 5 avril 2026, deux évolutions majeures ont été documentées au Liban : Tsahal a poursuivi et intensifié ses opérations terrestres au sud du pays, et le porte-parole de l’armée israélienne en arabe a diffusé une alerte d’évacuation pour les habitants du quartier de Dahieh à Beyrouth, en prévision d’une nouvelle vague de frappes aériennes.

Ces deux éléments dessinent une image cohérente : Israël maintient une pression militaire simultanée sur le Hezbollah au sol et dans sa profondeur stratégique, y compris dans la banlieue sud de Beyrouth, fief historique du mouvement.

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La ligne antichar rasée

Le 129e bataillon de la 8e brigade opère dans la région du sud du Liban, sur les villages situés le long de la ligne antichar. Cette ligne — ensemble de positions fortifiées, de tunnels et d’infrastructures militaires construites par le Hezbollah au fil des années — constitue l’une des principales architectures défensives du mouvement dans le sud du Liban. La raser systématiquement, village par village, est une opération de démilitarisation territoriale à long terme.

Parallèlement, la division 146 a éliminé plus de 90 terroristes depuis le début de l’opération. Au cours des dernières 24 heures, la brigade 226 a identifié deux cellules terroristes du Hezbollah et les a éliminées dans un encerclement rapide, avec l’appui de l’aviation. La brigade d’artillerie 213 a détruit pendant la nuit des infrastructures opérationnelles utilisées par le Hezbollah.

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L’évacuation de Dahieh

L’alerte d’évacuation diffusée par le porte-parole de Tsahal en arabe pour les habitants de Dahieh — et notamment du quartier d’Al-Ghobeiry — est un signal préopératoire classique dans la doctrine israélienne. Tsahal avertit les civils avant de frapper, pour limiter les victimes non combattantes tout en maintenant la liberté de frappe sur les infrastructures militaires du Hezbollah intégrées dans le tissu urbain.

Dahieh est le quartier général politique, médiatique et logistique du Hezbollah à Beyrouth. Y frapper des cibles, même après évacuation, c’est s’attaquer au cœur de l’organisation, au-delà du seul front sud.

Deux fronts, une même pression

Ce qui se joue au Liban le 5 avril 2026 s’inscrit dans la même logique multifrontale que les frappes en Iran et les interceptions de missiles. Tsahal opère sur plusieurs théâtres simultanément : frappes massives en Iran, opérations terrestres au sud du Liban, frappes sur Dahieh. Cette capacité à maintenir une pression constante et simultanée sur des fronts géographiquement distants est le marqueur d’une armée opérant en mode guerre totale — avec toutes les implications que cela comporte pour la suite du conflit.

En Israël, on estime que le Hezbollah est encore capable de tirer environ 200 roquettes par jour pendant cinq mois. Cette estimation dit deux choses : la menace reste substantielle, et Tsahal a encore du travail devant elle au Liban.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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