Liberman : « Si le Hamas stoppe les tunnels, nous ferons de Gaza un nouveau Hong Kong ou Singapour »

Le ministre de la DĂ©fense, Avigdor Liberman, a dĂ©clarĂ© dans un entretien avec un journal palestinien qu’IsraĂ«l n’a pas envie de revenir ou de conquĂ©rir la bande de Gaza, « si la guerre nous est imposĂ©e, elle sera la dernière pour le Hamas, parce que nous allons tout dĂ©truire complètement ».

L’entrevue avec le Journal Al Qods palestinien est le plus populaire en JudĂ©e et Samarie et JĂ©rusalem-Est, elle a provoquĂ© l’indignation dans les mĂ©dias sociaux, en particulier ceux qui sont identifiĂ©s avec les groupes terroristes du Hamas et du Front populaire pour la libĂ©ration de la Palestine (FPLP) qui a accusĂ© le journal de liens « de normalisation » avec IsraĂ«l.

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« Le conflit avec l’ennemi ne concerne pas seulement la puissance, mais aussi l’idĂ©ologie, culturel et naturel. Par consĂ©quent, toute forme de normalisation avec IsraĂ«l devrait ĂŞtre interdite », a dĂ©clarĂ© un commentateur.

Liberman a soulignĂ© qu’il existe une alternative pour les citoyens de Gaza ou Ă  la frontière entre IsraĂ«l et Gaza. Cette zone pourrait ĂŞtre une source de dĂ©veloppement et de prospĂ©ritĂ©, ce qui pourrait gĂ©nĂ©rer des milliers d’emplois.

« Il y a des Ă©lĂ©ments extrĂŞmement radicaux dans la bande de Gaza dont la principale prioritĂ© est la destruction d’IsraĂ«l », a dĂ©clarĂ© Lieberman. « Mais je veux ĂŞtre clair : Si vous prenez la dĂ©cision d’arrĂŞter de creuser des tunnels, la contrebande d’armes et de tirs de roquettes sur nous ; nous serons les premiers Ă  investir dans la rĂ©habilitation de la bande de Gaza. Nous serons les premiers Ă  investir dans un port maritime commercial, un aĂ©roport et une zone industrielle. Gaza pourrait devenir un nouveau Hong Kong ou Singapour ».

« Ces dernières annĂ©es, le Hamas a investi plus d’un demi-milliard de dollars dans l’infrastructure militaire plutĂ´t que sur la santĂ© et l’Ă©ducation », a dĂ©clarĂ© Liberman.

Liberman a également réitéré son soutien à une future solution à deux Etats, mais a souligné que sa réalisation est entravée par la direction palestinienne et non par Israël.

« Je reconnais la solution Ă  deux Etats et je la soutiens, mais je pense que le problème rĂ©side dans la direction palestinienne et non en IsraĂ«l. Je pense que le principe correct n’est pas la terre pour la paix. Je ne comprends pas pourquoi nous avons besoin de [la ville arabe de] Umm al Fahm. [Son peuple] reconnaissent eux-mĂŞmes que les Palestiniens ne reconnaissent pas IsraĂ«l comme un Etat juif. Je veux dire (au chef de la branche nord du Mouvement islamique) Sheikh Raed Salah et d’autres qui se considèrent comme les Palestiniens, alors s’il vous plaĂ®t, qu’ils fassent partie de l’Etat palestinien ».

Lieberman est allĂ© plus loin en disant qu’il croit que les grands blocs de constructions tels que Maale Adumim, Givat Zeev, Gush Etzion et Ariel feront partie d’IsraĂ«l s’ils ne parviennent pas Ă  un accord avec les Palestiniens.

En ce qui concerne le prĂ©sident palestinien Mahmoud Abbas, Lieberman a notĂ© que « le problème n’est pas JĂ©rusalem ou l’extrĂ©misme. Le problème est qu’Abbas refuse de signer un accord final. Un accord de ce genre exige une autre personne qui est en mesure de prendre la difficile dĂ©cision concernant le monde arabe, les Palestiniens et mĂŞme JĂ©rusalem. Je suppose que l’accord final sera comme un tremblement de terre, et il va ouvrir une nouvelle page dans nos relations avec le Moyen-Orient et le monde arabe ».

Liberman a dĂ©clarĂ© que ce qui dĂ©range le citoyen palestinien moyen est la corruption de l’AutoritĂ© palestinienne. « Quand Abbas a visitĂ© la dernière fois Naplouse et Tulkarem ? Il n’a pas Ă©tĂ© Ă  ces endroits depuis une dizaine d’annĂ©es, mais a Ă©tĂ© Ă  Londres, Paris, New York et Moscou. Il est le prĂ©sident palestinien, mais en cas d’Ă©lections, il aurait perdu. Sans aucune doute ».

Lorsque le journaliste a demandĂ© Ă  Lieberman qui pourrait remplacer Abbas, il a Ă©vitĂ© de rĂ©pondre directement Ă  la question, mais a prĂ©cisĂ© qu’il y en a d’autres qui sont en mesure de remplacer le prĂ©sident palestinien.