Vingt-six d’entre eux sont rentrĂ©s en Inde le 14 juillet. Deux sont maintenant en Iran, toujours bloquĂ©s Ă bord du pĂ©trolier depuis plus de six mois, dont une grande partie a jetĂ© l’ancre au large des Émirats arabes unis. Le pĂ©trolier de La Dominique est au centre d’une action en justice aux États-Unis contre le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique iranienne. L’Ă©quipage affirme avoir Ă©tĂ© dĂ©tournĂ© et emmenĂ© en Iran.
Comment est-ce arrivé ?
Il s’agit de la troisième partie d’une enquĂŞte du Jerusalem Post sur la disparition de ce pĂ©trolier, après que le site Web Tanker Trackers ait rĂ©vĂ©lĂ© qu’il avait Ă©teint son transpondeur et que des photos par satellite l’avaient mystĂ©rieusement prĂ©sentĂ© près de l’Ă®le iranienne d’Ormuz le 7 juillet.
Maintenant, selon le site et le magazine de sĂ©curitĂ© en mer, l’Ă©quipage annonce qu’ils ont Ă©tĂ© atatquĂ©s Ă la  » pointe du fusil » et obligĂ©s d’ancrer leur bateau le 6 Juillet. Nous avons dĂ©jĂ documentĂ© qu’un navire ravitailleur battant pavillon aux EAU a rencontrĂ© le golfe Sky pendant 58 minutes le 5 Juillet.
L’Ă©quipage a parlĂ© de manière anonyme au Safety at Sea. Ce tĂ©moignage fournit de nouveaux dĂ©tails. L’administration maritime du Commonwealth de la Dominique n’a dit aux États-Unis que le pĂ©trolier avait disparu le 13 juillet, qu’une semaine après sa disparition. Maintenant, l’Ă©quipage dit que des hommes «lourdement armĂ©s» sont montĂ©s Ă bord du navire et les ont Ă©loignĂ©s des eaux.
Il est très inhabituel que des pirates le fassent au large des Émirats, l’une des voies navigables les plus frĂ©quentĂ©es au monde pour les pĂ©troliers. Il y a une plĂ©thore de moyens de sĂ©curitĂ© provenant de marines amĂ©ricaines, françaises, britanniques et autres dans ce domaine, y compris de grands navires de guerre, ainsi que des drones qui surveillent la rĂ©gion pour le trafic d’armes iraniennes vers le YĂ©men.
En bref, le fait que des hommes armĂ©s soient censĂ©s monter Ă bord du grand pĂ©trolier Suezmax de la taille d’un million de barils, la situation est grave et cela conduit Ă des questions sur qui a pilotĂ© le navire en Iran.
Les hommes armĂ©s sont montĂ©s Ă bord du navire dĂ©guisĂ©s en «gĂ©omètres». L’Ă©quipage dit avoir Ă©tĂ© mis au courant d’une inspection Ă venir le 2 juillet. On leur a dit de prĂ©parer les moteurs, ce qui a soulevĂ© des soupçons. L’Ă©quipage Ă©tait rassemblĂ© dans une pièce habituellement utilisĂ©e pour les repas et y Ă©tait gardĂ©. Certains ont Ă©tĂ© ligotĂ©s et ont prĂ©tendu avoir Ă©tĂ© torturĂ©s. Le navire a quittĂ© son mouillage juste après minuit le 6 juillet et est arrivĂ© dans les eaux iraniennes le 7 juillet.
L’Ă©quipage a Ă©tĂ© retenu en otage sur le navire jusqu’au 14 juillet, date Ă laquelle les pirates de l’air les ont Ă©tonnamment dĂ©barquĂ©s après un nouveau voyage en voilier de 14 heures. De lĂ , les hommes ont pris un bus pour un aĂ©roport et ont trouvĂ© 26 billets pour l’Inde qui les attendaient. Quelqu’un avait utilisĂ© leur passeport pour leur garantir des billets. Les deux membres d’Ă©quipage qui ont Ă©tĂ© laissĂ©s pour compte avaient des documents pĂ©rimĂ©s.
L’incident est censĂ© ĂŞtre toujours sous enquĂŞte. Il manque de clartĂ© car il ne semble pas y avoir de prĂ©occupations majeures aux Émirats arabes unis quant Ă la disparition du navire. Il a fallu plusieurs jours aux membres de la famille de l’Ă©quipage pour contacter les autoritĂ©s portuaires des Émirats arabes unis Ă Khor Fakkan et faire accepter aux autoritĂ©s locales de retrouver le pĂ©trolier.
On ne sait pas non plus si l’Ă©quipage sera un jour dĂ©dommagĂ©. L’article dit que leurs «certificats de dĂ©charge» sont toujours Ă Khor Fakkan aux Emirats Arabes Unis parce que le navire Ă©tait censĂ© ĂŞtre «arrĂŞté» par la garde cĂ´tière. Il n’est pas clair si le navire restera dĂ©sormais en Iran ou Ă qui appartiendra le navire. Une sociĂ©tĂ© Ă©cran du CGRI avait apparemment tentĂ© de l’acheter l’annĂ©e dernière, dĂ©clenchant le cas amĂ©ricain, mais le paiement de 12 millions de dollars a Ă©tĂ© saisi par les États-Unis.
Le sort de l’Ă©quipage est maintenant alertĂ© par des groupes de dĂ©fense des droits de l’homme. Les pays impliquĂ©s, y compris l’Iran, oĂą l’Ă©quipage a apparemment transitĂ© sans problème, n’ont pas expliquĂ© comment un navire dĂ©tournĂ© avec des «pirates» s’est soudainement retrouvĂ© dans les eaux iraniennes. Les dĂ©tails de base, tels que l’endroit d’oĂą les hommes se sont envolĂ©s pour rentrer chez eux en Inde et oĂą se trouvent les deux autres membres d’Ă©quipage, ne sont pas clairs. Ce qui est clair, c’est qu’un gros pĂ©trolier a disparu pendant dix jours et s’est prĂ©sentĂ© en Iran – et c’est un pĂ©trolier au cĹ“ur d’une affaire amĂ©ricaine relative au CGRI.
Le golfe d’Oman a connu d’autres controverses au cours de la dernière annĂ©e. En mai et juin 2019, six navires ont Ă©tĂ© minĂ©s dans le Golfe et un drone amĂ©ricain a Ă©tĂ© abattu. Les États-Unis ont Ă©galement interdit trois expĂ©ditions d’armes au YĂ©men en provenance d’Iran.





