L’Iran a rĂ©ussi a combattre le sida et a Ă©chouĂ© avec le corona : Le coupable est Ahmadinejad

La politique médicale est devenue soumise aux souhaits du système.

Pendant des annĂ©es, l’Iran a Ă©tĂ© l’un des meilleurs systèmes de santĂ© au Moyen-Orient, mais le nouveau virus Corona a montrĂ© comment le système de santĂ© du pays est devenu dĂ©faillant et incapable, pour des raisons expliquĂ©es par deux experts iraniens, dans un article du US New York Times.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Les deux experts, qui ont travaillĂ© en Iran et supervisĂ© des plans de santĂ© dans le pays avant d’ĂŞtre emprisonnĂ©s sont partis pour les États-Unis.

Selon l’article, ils ont dĂ©veloppĂ© un programme pour prĂ©venir la propagation du sida pendant le règne de Muhammad Khatami et ont ensuite reçu un soutien extĂ©rieur, mais après qu’Ahmadinejad est arrivĂ© au pouvoir, les autoritĂ©s ont commencĂ© Ă  soupçonner tous les collaborateurs d’Ă©trangers et ont mis un terme Ă  un certain nombre de plans de santĂ© extĂ©rieurs.

Le gouvernement nous a soutenus au dĂ©but des annĂ©es 2000 et le programme de lutte contre le sida a fait de grands progrès, Ă©crivent-ils. Ă€ l’automne 2005, Mahmoud Ahmadinejad a remplacĂ© le rĂ©formiste Muhammad Khatami Ă  la prĂ©sidence.

Ahmadinejad soupçonnait les Iraniens de travailler avec des partenaires Ă©trangers et il a insistĂ© pour qu’il n’y ait pas d’homosexuels en Iran. BientĂ´t, les restrictions au travail des mĂ©decins et des experts de la santĂ© se sont multipliĂ©es.

La politique mĂ©dicale de l’Ă©poque, passĂ©e au grĂ© du rĂ©gime, y Ă©tait soumise, ce qui a rendu le pays aujourd’hui peu disposĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  l’ampleur de l’infection et n’a pas pu contenir la propagation du virus.

L’article a dĂ©clarĂ© que leur expĂ©rience leur avait fait comprendre que la rĂ©ponse iranienne au virus actuel serait faible, en particulier Ă  la lumière du conflit croissant avec les États-Unis, de l’Ă©conomie ravagĂ©e par les sanctions et de la rĂ©pression brutale des manifestations de masse en novembre.

Pour confirmer que le système de santé est subordonné au système gouvernemental, les deux experts ont déclaré que bien que des dizaines de personnes soient mortes du virus, les autorités ont refusé de reconnaître le danger.

Le 31 janvier, la Turquie voisin de l’Iran a annulĂ© ses vols vers la Chine et a commencĂ© Ă  vĂ©rifier les arrivĂ©es Ă©trangères dans ses aĂ©roports, mais TĂ©hĂ©ran a ignorĂ© la question.

Des centaines d’Ă©tudiants chinois et de jeunes clercs continuent de frĂ©quenter les instituts religieux de Qom, le centre d’Ă©tude thĂ©ologique le plus important pour les musulmans chiites du monde entier, et attirent des pèlerins dans les temples.

Les hommes d’affaires iraniens se rendent souvent en Chine. Des centaines de travailleurs et d’ingĂ©nieurs chinois travaillent Ă  travers l’Iran.

Les experts ont Ă©tĂ© surpris de constater qu’en dĂ©pit de l’Ă©pidĂ©mie du virus, la rĂ©ponse officielle restait un dĂ©ni flagrant de l’ampleur de la crise.

Les experts ont conclu que mĂŞme avec un mauvais assainissement, l’Iran pouvait rĂ©duire la propagation de l’infection, mais ce n’est pas le cas.

La leçon, conclut l’article, est la plus importante dans la crise du virus iranien, Ă  savoir que la politique de santĂ© ne doit jamais ĂŞtre politisĂ©e, en particulier en ce qui concerne la rĂ©ponse d’urgence.