Un site d’information iranien a nommĂ© le suspect qui, selon les autoritĂ©s, a provoquĂ© une explosion au dĂ©but du mois dans une usine de filature du site nuclĂ©aire de Natanz.
Selon le rapport de Didban Iran jeudi, le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique a conclu que l’instigateur de l’explosion Ă©tait Ershad Karimi, un entrepreneur du site qui possède une sociĂ©tĂ©, MEHR, qui fournit des Ă©quipements de mesure de prĂ©cision.
« Ershad Karimi, qui Ă©tait un entrepreneur pendant de nombreuses annĂ©es et chargĂ© du lancement du cours d’enrichissement d’uranium Ă la centrale nuclĂ©aire de Natanz dans la province centrale d’Ispahan, est la personne impliquĂ©e dans l’attentat », a indiquĂ© le rapport en persan selon une traduction du site d’information Al-Masdar.
« Ershad Karimi a fait exploser la salle de tournage avec son Ă©quipement, et a causĂ© de graves dommages Ă l’industrie nuclĂ©aire du pays, ainsi qu’au prestige du système », indique le rapport.
« Karimi a Ă©tĂ© autorisĂ©e par l’Agence de renseignement d’Ispahan Ă travailler comme entrepreneur Ă la centrale nuclĂ©aire de Natanz », a-t-il ajoutĂ©.
L’ayattolah Yousef Tabatabai Nejad, le chef de la prière du vendredi Ă Ispahan reprĂ©sentant la province Ă l’AssemblĂ©e des experts iraniens, Karimi aurait confirmĂ© l’implication de Karimi dans l’explosion.
Mercredi, un lĂ©gislateur iranien a dĂ©clarĂ© que l’explosion avait Ă©tĂ© causĂ©e par une « faille de sĂ©curité ». Javad Karimi Qoddousi, membre du ComitĂ© de sĂ©curitĂ© nationale du Parlement iranien, a exclu « une attaque contre l’enceinte par un intervenant extĂ©rieur » comme cause de l’explosion, semblant nier la possibilitĂ© d’une attaque de missiles ou d’une frappe aĂ©rienne.
« Si cela avait Ă©tĂ© de l’extĂ©rieur, nous aurions vu des Ă©clats d’obus, mais il n’y a pas de restes du tout dans les lieux », a-t-il dĂ©clarĂ©, selon Radio Farda.
Qoddousi n’a pas expliquĂ© ce qu’il entendait par «faille de sĂ©curité». Radio Farda a notĂ© que le terme persan qu’il a utilisĂ© peut Ă©galement ĂŞtre traduit par une infiltration de sĂ©curitĂ©, suggĂ©rant que l’explosion est venue de l’intĂ©rieur du bâtiment.
Selon un rapport du New York Times au dĂ©but du mois, l’explosion Ă©tait très probablement le rĂ©sultat d’une bombe posĂ©e sur les lieux, potentiellement sur une ligne de gaz stratĂ©gique. Le rapport n’exclut pas la possibilitĂ© qu’une cyberattaque ait Ă©tĂ© utilisĂ©e pour provoquer un dysfonctionnement qui conduirait Ă l’explosion.
L’explosion de Natanz le 2 juillet faisait partie d’une sĂ©rie d’explosions mystĂ©rieuses sur des sites stratĂ©giques iraniens ces dernières semaines, qui ont Ă©tĂ© largement attribuĂ©es aux États-Unis, Ă IsraĂ«l ou aux deux.
Les responsables du renseignement qui ont Ă©valuĂ© les dommages causĂ©s Ă l’installation de centrifugation de Natanz ont dĂ©clarĂ© au Times qu’ils pensaient que cela aurait pu retarder le programme nuclĂ©aire iranien jusqu’Ă deux ans.





