L’Iran sous tension maximale : Khamenei se serait réfugié dans un bunker face à la crainte d’une frappe américaine

 

Selon un rapport diffusé par le média d’opposition Iran International, le guide suprême iranien Ali Khamenei aurait quitté sa résidence habituelle pour s’installer dans un complexe souterrain hautement sécurisé à Téhéran. Cette décision aurait été prise dans un contexte de craintes croissantes d’une attaque militaire américaine, alors que les États-Unis poursuivent le renforcement visible de leur dispositif militaire au Moyen-Orient.

D’après ces informations, ce bunker ferait partie d’un réseau de tunnels fortifiés conçu pour assurer la continuité du pouvoir en cas de conflit majeur. Le déplacement de Khamenei aurait été décidé à l’issue de consultations internes au plus haut niveau de l’appareil sécuritaire iranien, qui auraient conclu à une élévation significative du risque d’escalade avec Washington.

Toujours selon le même rapport, Masoud Khamenei, l’un des fils du guide suprême, aurait temporairement pris en charge la gestion quotidienne du bureau du guide et servirait désormais d’intermédiaire central entre la direction politique, les forces armées et les institutions exécutives. Les autorités iraniennes n’ont, à ce stade, publié aucune confirmation officielle de ces informations.


Menaces explicites et discours de fermeté à Téhéran

Cette révélation intervient alors que le ton monte fortement dans les déclarations iraniennes. Un haut responsable iranien cité par Reuters a averti que toute attaque contre l’Iran serait considérée comme une “guerre totale”. « Nous espérons que ce renforcement militaire n’est pas destiné à un affrontement réel, mais nos forces sont prêtes au pire scénario », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Iran se trouve désormais en état d’alerte élevé.

Le message est clair : qu’elle soit limitée, ciblée ou présentée comme chirurgicale, toute frappe américaine entraînerait une riposte massive. Les responsables iraniens se gardent toutefois de préciser la nature exacte de cette réponse, laissant planer une ambiguïté stratégique assumée.


Renforcement militaire américain et signaux contradictoires

En parallèle, les États-Unis poursuivent le déploiement de moyens militaires importants dans la région, incluant un groupe aéronaval, des bâtiments de guerre supplémentaires et des centaines d’avions de combat. Le président américain Donald Trump a lui-même reconnu que « l’armada est en route », tout en affirmant préférer que la situation n’aboutisse pas à un affrontement direct.

Dans ce climat tendu, le commandant du CENTCOM, le général Brad Cooper, est arrivé en Israël pour une série de réunions avec des responsables sécuritaires israéliens. Selon plusieurs sources américaines, cette visite ne serait pas directement liée à l’Iran, mais s’inscrirait dans une coordination régionale plus large.


L’Iran met en avant ses capacités militaires

De son côté, Téhéran cherche à projeter une image de force et de préparation. Le porte-parole du ministère iranien de la Défense a affirmé que les capacités quantitatives et qualitatives de la force balistique iranienne se sont renforcées מאז la “guerre des douze jours”, évoquant des progrès tant offensifs que défensifs. Ces déclarations visent clairement à dissuader toute initiative militaire américaine ou israélienne.

Les commandants des forces terrestres de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont également insisté sur la synergie totale entre les différentes branches armées, présentant cette unité comme un « atout stratégique majeur » face aux pressions extérieures.


Répercussions civiles et économiques : l’aviation en alerte

La montée des tensions ne se limite pas au domaine militaire. Plusieurs compagnies aériennes européennes réévaluent leurs opérations vers Israël. La compagnie française Air France a indiqué qu’elle retardait sa décision finale concernant d’éventuelles annulations de vols, une évaluation de la situation étant en cours à Paris. La compagnie italienne ITA Airways a, quant à elle, annoncé l’annulation de ses vols de nuit vers Israël jusqu’au 27 janvier.

Ces décisions illustrent l’impact immédiat des tensions géopolitiques sur la vie civile et économique, bien au-delà des cercles militaires et diplomatiques.


Un signal politique fort, mais encore non confirmé

Si le déplacement de Khamenei dans un bunker venait à être confirmé, il s’agirait d’un signal politique et stratégique majeur, révélant le niveau d’inquiétude réel au sommet du régime iranien. Historiquement, de telles mesures sont réservées aux périodes où la direction estime qu’une frappe directe est non seulement possible, mais crédible à court terme.

Pour l’heure, l’absence de confirmation officielle laisse subsister une zone d’ombre. Mais dans un climat où chaque geste est scruté, chaque rumeur peut devenir un message. Entre démonstration de force américaine, avertissements iraniens et prudence croissante des acteurs civils, la région semble évoluer dangereusement vers un point de bascule, où la dissuasion et l’escalade avancent côte à côte.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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