Les Ă©vĂ©nements de cette annĂ©e nous ouvrent la porte d’un regard neuf sur ce qui se passe dans notre monde. Je ne fais pas rĂ©fĂ©rence Ă notre propre monde, la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, qui traverse un fort bouleversement et souhaite un avenir meilleur sans savoir ce qu’il est, mais plutĂ´t au monde global plus large. Les enseignements qui Ă©mergent de ce qui s’y passe peuvent nous faire comprendre plus clairement ce que nous sommes et ce qu’ont Ă©tĂ© nos vies.
La vie humaine se divise en deux catĂ©gories principales : les besoins et les valeurs. Besoins signifie : un endroit oĂą vivre, la sĂ©curitĂ©, l’Ă©conomie, etc.
Les valeurs : croyance religieuse, morale, idéaux, etc.
Les guerres entre les groupes d’humains peuvent survenir sur fond de besoins contradictoires ou de valeurs contradictoires. En fait, ces deux motivations sont presque toujours mĂ©langĂ©es et proches l’une de l’autre. Les guerres qui Ă©clatent en raison d’un conflit concernant le territoire, le contrĂ´le des ressources Ă©conomiques, les routes commerciales, etc., aspirent ouvertement ou secrètement avec les contrastes culturels et de valeurs.
Les besoins seuls ne suffisent pas Ă satisfaire l’âme humaine ; Les valeurs sont ce qui diffĂ©rencie l’homme de l’animal, l’image de Dieu dans l’homme. MĂŞme le communisme matĂ©rialiste n’est pas nĂ© du seul besoin de pain. Sans l’Ă©tendard des valeurs de justice sociale que ses fondateurs ont brandi et attirĂ© les masses après eux, les superpuissances de l’Union soviĂ©tique et de la Chine ne se seraient pas levĂ©es. Depuis lors, une guerre froide fait rage entre les pays de l’Ouest et les pays de l’Est communiste. Il ne s’agit pas d’une guerre uniquement pour l’hĂ©gĂ©monie Ă©conomique ou militaire ; Il s’agit d’un conflit entre une conception de valeurs qui consacre la libertĂ© et les droits de l’individu et une conception de valeurs opposĂ©e qui subordonne l’individu aux intĂ©rĂŞts de l’existence du rĂ©gime.
Un héritage de faiblesse
Les valeurs religieuses, de par leur nature mĂŞme, opèrent avec plus de passion et de puissance que les valeurs morales humaines. Au cours des dernières dĂ©cennies, le monde a pris conscience d’une nouvelle guerre froide, une guerre entre la culture islamique et la culture de l’Occident libĂ©ral. Les millions de musulmans qui inondent l’Europe et l’AmĂ©rique, mĂŞme si au dĂ©but leur migration Ă©tait due Ă la nĂ©cessitĂ© d’atteindre un endroit oĂą ils pourraient exister et gagner leur vie, il devient clair au fil du temps qu’ils transportent avec eux un bagage culturel et religieux bouillonnant de la vision du « Dar al-Islam », qui constitue une rĂ©elle menace pour l’Occident. L’accroissement naturel nĂ©gatif des pays occidentaux, produit du libĂ©ralisme « Ă©clairĂ© », invite Ă la soumission Ă l’accroissement naturel exponentiel de la sociĂ©tĂ© musulmane, qui s’en empare de plus en plus.

Bini Tal, « point d’accroche ». L’exposition « Belief in War », dans le cadre du centre « String Artists », est prĂ©sentĂ©e au Conseil du Mont HĂ©bron. Commissaire : Norit Gazit
Le libĂ©ralisme occidental, nĂ© Ă la suite du dĂ©clin du christianisme, en a hĂ©ritĂ© de sa faiblesse ; Le fait de tendre l’autre joue, le sentiment constant de culpabilitĂ©. La perte de la foi religieuse, accompagnĂ©e de la perte des identitĂ©s – personnelles, familiales et nationales – a donnĂ© naissance au nouveau progressisme, en proie Ă un manque de confiance en soi inhĂ©rent, Ă une compassion sans sens de justice pour le rĂ©el et l’imaginaire « opprimĂ©s » et un concept de sĂ©curitĂ© conciliant et laxiste face aux menaces des forces du mal.
La philosophie postmoderne, selon laquelle il n’y a pas de vérité absolue, ni de bien ni de mal absolus, a déformé le concept de justice et en a fait une faiblesse. Lorsque la seule valeur autorisée à être défendue est l’égalité, la moralité devient plate et amorphe. Ainsi, par exemple, nous voyons comment les progressistes occidentaux s’occupent de manière obsessionnelle de l’aide humanitaire sous forme de repas et de bonbons aux habitants de la bande de Gaza, mais ferment les yeux sur les crimes de meurtre, de viol et d’enlèvement qui ont conduit à la guerre, et au soutien évident de la majorité des « non-impliqués » aux assassins du Hamas.
Les intĂ©rĂŞts Ă©conomiques communs des États-Unis et de l’Arabie saoudite, par exemple, peuvent profiter Ă chacun d’eux dans le domaine des besoins – pour les États-Unis dans leur lutte contre la Chine pour l’hĂ©gĂ©monie Ă©conomique dans le monde, et pour l’Arabie saoudite dans l’augmentation des ressources matĂ©rielles et du niveau de vie de ses citoyens. Mais ils n’effaceront pas le profond fossĂ© culturel et de valeurs entre les « gardiens des lieux saints » et les dĂ©mocrates libĂ©raux. Cela est d’autant plus vrai dans le cas des ayatollahs d’Iran, qui se prĂ©cipitent vers les bombes atomiques non pas pour amĂ©liorer le niveau de vie de leur pays mais pour rĂ©aliser le rĂŞve d’un islam chiite dirigeant le monde. Si l’Occident ne se dĂ©pĂŞche pas de reprendre ses esprits, le prix de la complaisance sera très lourd.
Messianisme non-impérialiste
MalgrĂ© les critiques sĂ©vères du christianisme et de l’islam – l’un pour idolâtrie dans la coopĂ©ration et l’autre pour mensonge par rapport Ă la Torah, et tous deux pour leurs difficultĂ©s envers IsraĂ«l – il considĂ©rait l’Ă©mergence de ces deux religions comme une Ă©tape importante dans la correction de le monde.
La vision ultime du christianisme est une rĂ©alitĂ© de paix mondiale suite Ă l’influence spirituelle du peuple d’IsraĂ«l : « Et ils transformeront leurs Ă©pĂ©es en socs de charrue et leurs lances en serpes, et une nation ne tirera pas l’Ă©pĂ©e contre une autre nation, et ils n’apprendront pas non plus. il n’y aura plus de guerre. » Cependant, le chemin vers cet âge est accompagnĂ© de guerres contre les forces du mal, comme le disent les Sages : « Il y a une guerre qui commencera par la rĂ©demption » (Megila 17 : 2).
Maharal et Copernic
La laĂŻcitĂ© a prĂ©valu en Occident parce que le christianisme faisait obstacle au progrès de l’humanitĂ©, en premier lieu Ă celui de la science. Des scientifiques pionniers tels que Giordano Bruno et Galileo Galilei ont Ă©tĂ© jugĂ©s par l’Inquisition pour hĂ©rĂ©sie, et le premier a mĂŞme Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© par le feu. Leur pĂ©chĂ© Ă©tait d’avoir osĂ© se laisser convaincre par la nouvelle image du monde proposĂ©e par Copernic. Le Maharal de Prague, lui, saluait la rĂ©volution copernicienne et les innovations de la science en gĂ©nĂ©ral : « Parce que du ciel l’homme peut y reconnaĂ®tre la vertu de l’ouvrier qui a travaillĂ© et la grandeur de sa puissance et de sa sagesse. … et pour cela l’homme est obligĂ© de connaĂ®tre et de reconnaĂ®tre… celui qui a Ă©tĂ© appelĂ©. Il a une nouvelle qualitĂ© qui a donnĂ© une image diffĂ©rente, et tout ce que le premier avait compris… il les a tous contredits et a donnĂ© une nouvelle image de la sagesse » (Netivot Olam, Netiv HaTorah chapitre 10).
Dans la foi d’IsraĂ«l, connaĂ®tre la vĂ©ritĂ© est un devoir et un dĂ©sir religieux suprĂŞme, et la vĂ©ritĂ© scientifique qui est de plus en plus rĂ©vĂ©lĂ©e au fil des gĂ©nĂ©rations le sert. « Vous avez tout fait avec sagesse. » La foi ne fait qu’ajouter Ă la comprĂ©hension que la sagesse, un pouvoir qui agit de manière passive, est infinie. Si au plus fort du siècle des Lumières, au XIXe siècle quant Ă lui, les scientifiques pensaient que bientĂ´t le livre des sciences naturelles serait complet et fermĂ©, que l’on saurait tout, la physique du XXe siècle est venue Ă nouveau, et il est devenu clair que le front de la connaissance s’Ă©loigne de nous vers un horizon qui disparaĂ®t. « Le but de sa sagesse ne sera pas atteint. »
La dissolution croissante de l’Église dans le monde occidental a Ă©galement conduit Ă une augmentation bienvenue du pouvoir des concepts dĂ©mocratiques et libĂ©raux : la valeur de la libertĂ©, les droits individuels, l’avancement accĂ©lĂ©rĂ© du statut de la femme, et bien plus encore. Ă€ cet Ă©gard, le monde musulman est encore loin derrière. La violence dans la sociĂ©tĂ© arabe, la culture de la vengeance sanglante, l’autorisation d’Ă©pouses multiples, le meurtre de femmes sur la base de « l’honneur familial », les changements de pouvoir violents – tout cela sont de graves distorsions dans le domaine de la justice que le progrès humain a créé et pas encore atteint.
L’humanitĂ© attend la vĂ©ritĂ© et la justice que le peuple d’IsraĂ«l est censĂ© influencer dans le monde. L’influence floue de la foi et de la moralitĂ© qui s’est manifestĂ©e par la porte dĂ©robĂ©e du christianisme et de l’islam devrait ĂŞtre remplacĂ©e par l’influence Ă©clairĂ©e des prophètes de vĂ©ritĂ© et de justice. La foi d’IsraĂ«l est ouverte, d’une part, Ă contenir les valeurs du progrès de l’humanitĂ©, et sait, d’autre part, rejeter les scories de mensonges et d’injustice qui lui sont collĂ©es. Nous devons comprendre l’ampleur de notre destinĂ©e d’être un royaume de prĂŞtres et une nation sainte.





