Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a condamné Israël pour des crimes sexuels présumés contre les Palestiniens, y compris des détenues. Le Conseil a également établi un parallèle entre les otages israéliens et les prisonniers palestiniens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement réagi, qualifiant cette décision de « propagande du Hamas ».


Une condamnation controversée et un silence sur le Hamas

Dans une décision controversée, adoptée par 47 pays favorables contre 20 opposés ou abstentionnistes, Israël a été condamné pour de prétendus crimes sexuels commis contre des Palestiniens. Cette résolution ne mentionne aucunement le Hamas, ni les crimes sexuels perpétrés par l’organisation terroriste contre des femmes israéliennes.

De plus, elle formule une exigence similaire pour la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, suscitant une vive indignation en Israël.

Les dons sont la bienvenue en cette situation particulièrement difficile  :

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Israël et les États-Unis ont déjà quitté le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dénonçant son parti pris anti-israélien.

Appels à des poursuites contre Israël

La résolution demande des poursuites contre les responsables des violations des droits humains dans les territoires palestiniens, à Gaza et à Jérusalem-Est. Les accusations incluent :

  • Violences et restrictions de mouvement
  • Expropriation de terres et démolitions de maisons
  • Politiques assimilées à des sanctions collectives

Le texte appelle à assurer la responsabilité juridique des auteurs de ces violations via des enquêtes et des mécanismes judiciaires internationaux.

Accusations de crimes sexuels contre Israël

La résolution exprime une « grave préoccupation » concernant :

  • L’usage documenté de la violence sexuelle contre les Palestiniens, y compris des viols, du harcèlement sexuel et des humiliations publiques
  • Des attaques contre des hôpitaux pour femmes enceintes
  • La privation de soins médicaux pour la fertilité

Il est également affirmé que les prisonniers palestiniens subissent un traitement inhumain, incluant des tortures et des violences sexuelles généralisées, en particulier contre les femmes et les jeunes filles.

Par ailleurs, Israël est accusé d’utiliser la famine comme arme de guerre et de mener des punitions collectives. La résolution incite également une enquête sur les pays fournissant des armes à Israël.

Réaction israélienne : « Une décision honteuse et biaisée »

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, a réagi vivement :

« Le ministère de la propagande du Hamas – aussi connu sous le nom de Conseil des droits de l’homme de l’ONU – a adopté une nouvelle décision totalement fausse et biaisée contre l’État juif. »

Il souligne que la résolution :

  • Ne mentionne pas le massacre du 7 octobre ni les attaques terroristes en cours
  • Ne condamne pas les crimes sexuels du Hamas
  • Ignore le sort des 59 otages israéliens toujours détenus et torturés

Selon lui, cette décision est une preuve supplémentaire du caractère anti-israélien du Conseil.

Soutien du Congrès américain

Le Congrès américain a menacé de sanctions le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour la gestion du Conseil des droits de l’homme.

Dans une lettre signée par le représentant Brian Mast et le sénateur Jim Risch, les parlementaires dénoncent :

« Le ciblage unilatéral d’Israël affaiblit la lutte légitime contre les véritables violateurs des droits de l’homme. »

Ils y voient une tentative de renforcer les actions anti-israéliennes devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a remercié le Congrès pour son soutien et a déclaré :

« Le Conseil des droits de l’homme a perdu toute légitimité. Israël est un État souverain et aucun organisme international ne remettra cela en question. »