Mercredi, au siège de l’ONU Ă New York, la Mission israĂ©lienne auprès de l’ONU a organisĂ© un Ă©vĂ©nement Ă la mĂ©moire des rĂ©fugiĂ©s juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, en coordination avec JIMENA (Juifs autochtones du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord). ).
De grands ambassadeurs du monde entier, des responsables des Nations Unies et des membres de la communautĂ© ont assistĂ© Ă cet Ă©vĂ©nement public. L’ambassadeur israĂ©lien auprès de l’Organisation des Nations Unies, Danny Danon, Elan Carr, ont Ă©galement prononcĂ© des discours. sans oublier Sarah Idan, l’ancienne Miss Iraq.
L’évĂ©nement a eu lieu un jour après la session plĂ©nière annuelle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies commĂ©morant l’adoption de la rĂ©solution 181 le 29 novembre 1947, intitulĂ©e «Plan de partage». Cette journĂ©e prĂ©sente des rĂ©solutions mettant en valeur les rĂ©fugiĂ©s palestiniens, mais qui ignorent les rĂ©fugiĂ©s juifs.
Dans ses commentaires, l’ambassadeur Danon a dĂ©clarĂ© que cette coutume de « nier les droits des rĂ©fugiĂ©s juifs » constituait une tentative de « les effacer du rĂ©cit et d’une injustice historique antisĂ©mite ».
Pour remĂ©dier Ă cela, l’ambassadeur « proposera une rĂ©solution rĂ©affirmant la place que les rĂ©fugiĂ©s juifs occupent dans l’histoire et garantissant la reconnaissance de leurs droits ». Je ne vois aucune raison lĂ©gitime pour un État membre de s’opposer Ă la rĂ©solution. L’Ă©lection pour commĂ©morer le 30 novembre en tant que journĂ©e nationale de commĂ©moration des rĂ©fugiĂ©s juifs contraints de quitter les pays arabes et l’Iran au XXe siècle n’est pas une coĂŻncidence. C’est le lendemain de l’importante rĂ©solution du 29 novembre, oĂą cette institution a reconnu l’importance de la formation d’un État juif en IsraĂ«l. »
L’Ambassadeur Danon a établi un lien entre le début des hostilités contre le peuple juif à la suite de l’adoption de la résolution 181 et le début de la crise des réfugiés juifs.
«C’est juste après cette annonce que les pogroms et la violence ont forcĂ© les gens Ă fuir leur domicile. La haine, l’antisĂ©mitisme exprimĂ© par les pays n’a rien Ă voir avec les frontières. L’idĂ©e d’un État juif en IsraĂ«l Ă©tait suffisante pour raviver la flamme latente de l’antisĂ©mitisme et inciter les pays Ă se retourner contre leurs propres citoyens », a-t-il dĂ©clarĂ©.
L’envoyĂ© spĂ©cial Carr a dĂ©clarĂ© que « pour lutter contre l’antisĂ©mitisme, que ce soit en Europe ou ailleurs, nous devons reconnaĂ®tre que l’antisionisme est antisĂ©mite ».
Il a ensuite ajouté: « La haine des Juifs est une haine des Juifs, qu’ils se concentrent sur les Juifs de rue ou les Juifs de la diaspora ou de l’État juif ».
Dans ses commentaires, Sarah Idan a parlĂ© de sa visite en IsraĂ«l Ă la suite de la rĂ©vocation de sa citoyennetĂ© irakienne après avoir publiĂ© une photo prise avec Mlle IsraĂ«l. Elle est allĂ© «en apprendre davantage sur ce petit pays que tant d’États arabes considèrent comme un ennemi et une menace. J’ai Ă©tĂ© très surpris et particulièrement touchĂ© par l’expĂ©rience de visiter le musĂ©e du patrimoine babylonien Ă Or Yehuda, qui sert de centre pour honorer le patrimoine et l’histoire des juifs irakiens. Je suis nĂ© Ă Bagdad … et je me sentais très liĂ© aux Juifs irakiens que j’ai rencontrĂ©s Ă JĂ©rusalem et qui m’ont accueilli Ă bras ouverts et avec tant d’amour, bien que mon pays les ait traitĂ©s injustement. Je me suis senti submergĂ© lorsque j’ai vu des photos de timbres du gouvernement irakien sur leur passeport portant la mention «sortants – ils ne sont pas autorisĂ©s Ă revenir». Je leur ai dit que j’avais totalement honte.
Dans ses commentaires, il a Ă©galement affirmĂ© que l’antisĂ©mitisme Ă©tait la cause des rĂ©fugiĂ©s juifs: «Malheureusement, le chapitre de la vie juive vieux de 3 000 ans en Irak, ainsi que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ont connu une fin abrupte et traumatisant et. une grande partie de cela est le rĂ©sultat de l’antisĂ©mitisme.  »
Nathaniel Malka a pris la parole au nom de JIMENA: «Sans mĂ©moire, il ne peut y avoir de vĂ©ritĂ©; sans vĂ©ritĂ©, il ne peut y avoir de justice; sans justice, il ne peut y avoir de rĂ©conciliation; Sans rĂ©conciliation, il ne peut y avoir de paix. Aujourd’hui, nous sommes ici pour nous souvenir. Nous nous souvenons de l’histoire de mes ancĂŞtres et du reste des millions de Juifs qui ont laissĂ© sous la contrainte les terres de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au cours du siècle dernier. Permettez-moi de vous souhaiter toute la force de votre travail en faveur de la rĂ©conciliation, permis par la justice dont vous avez besoin, dĂ©terminĂ© avec vĂ©ritĂ© et construit sur la mĂ©moire que nous avons aujourd’hui et, de plus en plus, chaque jour de l’annĂ©e.




