Une affaire d’espionnage d’une gravité exceptionnelle a été révélée au sein de Tsahal. Un soldat en service actif, combattant au sein de la brigade Givati, a été inculpé pour espionnage au profit de l’Iran, après une enquête conjointe des services de sécurité israéliens. Selon une source sécuritaire de haut rang, il s’agit de l’une des affaires de renseignement les plus graves jamais traitées en Israël.
Une enquête menée dans le plus grand secret
Le soldat, enrôlé depuis un peu plus d’un an, a été arrêté fin septembre, il y a environ quatre mois, dans le cadre d’une opération conjointe du Shin Bet et de l’unité centrale des enquêtes spéciales de la Police militaire israélienne (Metsah). L’enquête a également impliqué la police régionale et s’est déroulée sous la supervision du Ministère de la Défense.
Un strict ordre de non-publication a été imposé sur cette affaire. Les informations rendues publiques l’ont été uniquement sous forme de paraphrase autorisée, validée par les autorités compétentes, afin de ne pas compromettre la sécurité nationale ni les procédures en cours.
Des contacts directs avec le renseignement iranien
D’après les éléments de l’enquête, le soldat aurait été en contact avec des agents du renseignement iranien à partir de juillet 2025. Il aurait exécuté, contre rémunération, plusieurs missions sensibles selon les instructions de ses opérateurs.
Parmi les faits qui lui sont reprochés figurent la transmission de photographies et de vidéos de sites sensibles en Israël, y compris à l’intérieur de bases militaires de Tsahal, ainsi que la communication d’informations relatives à des systèmes d’armement, à des types d’armes et à des munitions utilisées par l’armée israélienne. Ces éléments, s’ils sont avérés, représentent un risque direct pour la sécurité de l’État et pour la vie des soldats.
Un acte d’accusation pour des infractions extrêmement graves
La justice militaire a récemment déposé un acte d’accusation contre le soldat, comprenant plusieurs chefs lourds :
- contact avec un agent étranger,
- transmission d’informations à l’ennemi,
- usurpation d’identité,
- entrave au bon déroulement de la justice.
Des responsables sécuritaires soulignent que le fait qu’un combattant en service actif, ayant accès à des zones et à des informations sensibles, soit impliqué dans une telle affaire renforce encore la gravité exceptionnelle du dossier.
La défense évoque une erreur d’identification
L’avocat du soldat, Me Nir David, a fermement rejeté les accusations. Dans une déclaration publique, il affirme :
« Il s’agit d’un combattant courageux et animé d’un profond amour pour son pays. Il n’a aucun lien avec l’affaire décrite, car il s’agit d’une erreur d’identification. Le soldat continue de servir et de contribuer de manière remarquable au bénéfice de son peuple et de sa patrie. Puissent-ils être nombreux comme lui en Israël. »
Un signal d’alarme pour la sécurité intérieure
Cette affaire survient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et l’Iran, et met en lumière les efforts persistants de Téhéran pour infiltrer et recruter des sources à l’intérieur même d’Israël, y compris au sein de l’armée. Les autorités sécuritaires rappellent que la vigilance interne, la contre-ingérence et le suivi des tentatives de recrutement constituent aujourd’hui un front aussi crucial que les menaces militaires extérieures.
L’enquête se poursuit, tandis que les détails sensibles restent couverts par la censure militaire. Une chose est déjà claire pour les responsables israéliens : l’affaire marque un précédent inquiétant et servira de référence dans la lutte contre l’espionnage étranger au cœur des institutions de défense.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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