JÉRUSALEM – Janvier 2026 | Lors d’une conférence internationale sur la lutte contre l’antisémitisme organisée à l’université hébraïque de Jérusalem, l’ancien Premier ministre français Manuel Valls a tenu un discours sans concession. Selon lui, l’antisionisme tel qu’il se répand en Europe aujourd’hui, n’est plus une opinion politique, mais bien « la nouvelle façade d’un antisémitisme décomplexé ». Ces propos ont immédiatement déclenché un tollé dans les milieux médiatiques et politiques français, tout en recevant un accueil favorable d’une large partie de la communauté juive et pro-israélienne.
L’antisionisme : opinion ou haine masquée ?
Dans son intervention, Manuel Valls n’a pas seulement parlé d’Israël, mais bien de la place des Juifs dans les sociétés occidentales, et plus particulièrement en France. Il a rappelé que les actes antisémites ont explosé depuis 2023, et que nombre de ces attaques sont justifiées par leurs auteurs au nom d’un rejet de l’État hébreu.
« Quand on refuse à Israël le droit d’exister ou qu’on nie son droit à se défendre, ce n’est pas une critique politique : c’est une attaque identitaire. »
Il dénonce ainsi l’usage de l’antisionisme comme paravent idéologique, permettant aux groupes hostiles aux Juifs de s’exprimer dans l’espace public tout en prétendant parler des “droits des Palestiniens”.
Réactions vives en France
Les propos de Manuel Valls ont été repris dans plusieurs médias israéliens et francophones. En France, la réaction ne s’est pas fait attendre. Des figures de la gauche l’ont accusé de « confondre légitime critique d’un gouvernement et haine raciale ». À droite et au centre, en revanche, plusieurs élus ont soutenu sa prise de position, affirmant que le climat actuel en France nécessite une parole ferme.
🎙 Yonathan Arfi (CRIF) :
« Ce que dit Manuel Valls est ce que ressentent une grande partie des Juifs de France. L’antisionisme aujourd’hui est un carburant de la haine. »
Même Éric Zemmour, rarement d’accord avec Valls, a déclaré sur CNEWS :
« Il a raison sur ce point : on tolère trop de haine camouflée sous des prétextes politiques. »
Soutien fort en Israël
À Jérusalem, le discours de Valls a été longuement applaudi. Le ministre israélien des Affaires de la Diaspora, Amichai Chikli, l’a salué comme “un véritable ami du peuple juif” et a appelé les autres dirigeants européens à “sortir de l’ambiguïté”.
De nombreux Franco-Israéliens présents dans la salle ont exprimé leur soulagement d’entendre un ancien dirigeant français reconnaître le malaise croissant dans l’Hexagone.
Une prise de position cohérente
Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls adopte une position forte sur la question. Déjà en 2014, il avait qualifié l’antisionisme de “trampoline vers l’antisémitisme”, ce qui lui avait valu autant d’éloges que de critiques.
Aujourd’hui, alors que des milliers de Juifs français font leur Alyah chaque année, ses propos résonnent comme un appel à la lucidité, et peut-être comme un message politique à une communauté qui doute de son avenir en France.
Le contexte : une France divisée
Ce discours intervient alors que la France débat d’une nouvelle loi contre l’antisémitisme, proposée par Caroline Yadan, visant à pénaliser certaines formes de haine dissimulées sous l’antisionisme.
La gauche radicale y voit un danger pour la liberté d’expression, tandis que la majorité présidentielle et les organisations communautaires y voient une protection nécessaire.
Le discours de Manuel Valls ne laisse personne indifférent. Il pose une question centrale : peut-on encore critiquer Israël sans tomber dans la haine ?
Alors que le climat social en France devient plus tendu et que l’Aliyah augmente, cette prise de parole pourrait bien marquer un tournant dans la façon dont l’opinion publique française aborde Israël et le judaïsme.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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