Massacre en Iran : L’opposition affirme qu’au moins 12 000 manifestants ont été tués lors de la répression du régime

Un rapport explosif relayé par le média d’opposition Iran International, basé à Londres et proche des exilés iraniens, affirme qu’au moins 12 000 citoyens iraniens auraient été tués lors des récentes manifestations qui secouent la République islamique. Selon cette source, la majorité des victimes auraient été abattues au cours du week-end dernier, lors d’opérations coordonnées menées par les Gardiens de la révolution et les milices Bassidj, contre des manifestants civils dans plusieurs grandes villes du pays, notamment à Téhéran.

D’après Iran International, il ne s’agirait pas d’affrontements sporadiques ni de violences incontrôlées, mais d’un massacre organisé et planifié, exécuté sur instruction directe du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le média affirme que ses informations proviennent de sources internes au régime, notamment du Conseil suprême de sécurité nationale et de cercles proches de la présidence iranienne. Ces documents indiqueraient qu’un ordre de tir explicite aurait été donné, avec l’aval des chefs des trois pouvoirs de l’État.

Le rapport souligne que de nombreuses victimes étaient âgées de moins de 30 ans, illustrant le caractère générationnel de la contestation actuelle et la brutalité extrême de la réponse du régime. Les auteurs du rapport qualifient ces événements de « plus grand massacre de l’histoire moderne de l’Iran », une affirmation sans précédent par son ampleur et ses implications politiques.

Face à ces accusations, un responsable iranien cité par les médias d’État a rejeté catégoriquement les chiffres avancés par l’opposition. Pour la première fois toutefois, Téhéran a reconnu un bilan officiel, affirmant qu’environ 2 000 personnes auraient trouvé la mort depuis le début des troubles, y compris des membres des forces de sécurité. Selon la version officielle, la responsabilité des décès incomberait à des « terroristes » et à des « éléments armés », et non aux forces gouvernementales.

Dans le même temps, plusieurs signaux indiquent une tentative de retour progressif à la normale. Les réseaux de télécommunications, largement coupés durant les manifestations, auraient été partiellement rétablis, permettant à nouveau des appels téléphoniques internationaux, un élément souvent interprété comme un indicateur de l’intensité de la crise interne.

Sur le plan régional, la situation inquiète fortement. Des informations diffusées par les médias israéliens font état d’efforts déployés par des milices pro-iraniennes en Irak pour recruter des combattants destinés à aider à la répression en Iran. Un responsable politique irakien a dénoncé une « évolution extrêmement grave », accusant Bagdad de fermer les yeux et de laisser la frontière ouverte. Selon lui, Téhéran chercherait à reproduire le modèle syrien, où le régime de Bachar el-Assad avait eu recours à des forces étrangères pour écraser la contestation populaire.

Ces allégations sont cependant contestées par d’autres sources irakiennes, proches des milices concernées, qui affirment que celles-ci n’apportent aucune assistance directe et que le régime iranien « est capable de se débrouiller seul ». Pour l’ensemble de l’axe pro-iranien, une chute éventuelle du régime des ayatollahs représenterait une menace existentielle, bien au-delà du sort personnel de Khamenei.

En toile de fond, la pression internationale monte. Le New York Times a rapporté que le Pentagone a présenté au président américain Donald Trump un éventail élargi d’options militaires contre l’Iran, incluant des cibles liées au programme nucléaire et aux missiles balistiques. Les scénarios actuellement jugés les plus probables seraient toutefois plus limités : cyberattaques ou frappes ciblées contre les appareils de sécurité intérieure du régime.

Parallèlement, Washington a appelé ses ressortissants à quitter immédiatement l’Iran, avertissant d’un risque élevé d’arrestation ou d’interrogatoire, en particulier pour les personnes disposant d’une double nationalité. La crise iranienne, déjà explosive, pourrait ainsi rapidement dépasser le cadre interne et devenir un facteur majeur de déstabilisation régionale.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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