Poutine prĂ©voit de se rendre en IsraĂ«l dans deux semaines et demie pour assister au Forum international sur le souvenir de l’Holocauste et l’inauguration d’un monument aux victimes du siège de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale.
« Monsieur le PrĂ©sident, il a Ă©tĂ© publiĂ© dans les mĂ©dias que vous avez l’intention de recevoir un certain nombre d’Ă©minents hommes d’État dirigĂ©s par le prĂ©sident russe Vladimir Poutine pour dĂ®ner Ă la rĂ©sidence prĂ©sidentielle », a Ă©crit Yaffa Issachar Ă Rivlin.
« Il est inconcevable que vous, le prĂ©sident de l’Etat, receviez le prĂ©sident russe, qui a ma fille Naama comme monnaie, dans la rĂ©sidence prĂ©sidentielle . «Â
« Naama, qui a fait un voyage en Inde avec ses amis et a été marquée dès le départ comme un atout stratégique pour le chantage politique contre Israël, a déjà enduré un cauchemar de dix mois que je ne veux personne dans le monde » .
«Monsieur le PrĂ©sident, lorsque tout l’État d’IsraĂ«l a vu comment Naama Ă©tait dĂ©tenue dans une cage de verre pendant sept heures comme un lion dans un zoo, je m’attendais Ă ce que vous, en tant que fier prĂ©sident de l’État d’IsraĂ«l et de ses citoyens, annoncez clairement Ă la DĂ©lĂ©gation russe que vous n’avez pas l’intention d’accueillir l’homme derrière son emprisonnement pour l’utiliser comme monnaie de changement politique ».
« Comment pouvez-vous accueillir le prĂ©sident russe dans la rĂ©sidence prĂ©sidentielle, symbole de l’État et de l’unitĂ© israĂ©lienne, alors qu’il sait qu’il y a Naama en otage ? »
« Par consĂ©quent, je voudrais vous informer que j’ai l’intention d’arriver directement de Moscou ce soir-lĂ Ă l’entrĂ©e de la rĂ©sidence prĂ©sidentielle et de bloquer physiquement l’entrĂ©e du prĂ©sident russe et de sa dĂ©lĂ©gation Ă la rĂ©sidence prĂ©sidentielle de l’État d’IsraĂ«l. »
«Ma seule demande est de ne pas instruire votre personnel de sĂ©curitĂ© – qui a le mĂŞme âge que Naama et qu’aucun d’entre eux aurait pu se retrouver dans une prison russe comme Naama – afin qu’il ne m’empĂŞche pas de remplir mon devoir de mère et de citoyenne au sein de l’État d’IsraĂ«l, qui considère le dĂ®ner d’État dans la rĂ©sidence du prĂ©sident avec la prĂ©sence du prĂ©sident russe comme une humiliation personnelle et nationale », a conclu Issachar.





