L’organisation de femmes Naamat a annoncĂ© cet après-midi qu’elle fermait une crèche dans le quartier de Tel Giborim Ă Holon, qualifiant cette dĂ©cision de « manifestation contre le racisme » des parents.
Comme nous l’avons signalĂ©, les parents de tout-petits ont bloquĂ© la crèche aujourd’hui et n’ont pas permis aux nounous palestiniennes de JĂ©rusalem-Est d’entrer dans le bâtiment. L’organisation Naamat a embauchĂ© des femmes palestiniennes qui n’ont pas la nationalitĂ© et ne connaissent pas l’hĂ©breu. La raison, apparemment, est financière car la main d’oeuvre palestinienne est moins chers que d’embaucher des nounous du centre du pays, mĂŞme si le ministère des Finances et le ministère de l’Éducation aient rĂ©cemment convenu d’augmenter les frais pour les Ă©tablissements prĂ©scolaires supervisĂ©s par l’État, tels que Naamat, WIZO, etc.
Les parents ont dĂ©clarĂ© qu’ils n’allaient pas confier leurs bĂ©bĂ©s aux soins de femmes palestiniennes qui n’avaient pas passĂ© le contrĂ´le de sĂ©curitĂ©. Des travailleurs Ă©trangers d’Ukraine travaillent Ă©galement dans la crèche, mais cela ne provoque pas de protestations parentales.
Après le scandale, la prĂ©sidenta de Naamat, Hagit Peer, est arrivĂ© sur les lieux et a dĂ©clarĂ© qu’Ă partir de jeudi, le service des plus jeunes ne fonctionnerait pas faute de personnel. « Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle les nounous ont peur de venir travailler et subissent des attaques qui sentent le racisme. Nous ne permettrons pas aux enfants dès leur plus jeune âge de grandir dans une atmosphère de racisme », a-t-elle dĂ©clarĂ© pathĂ©tiquement. Les travailleuses de JĂ©rusalem-Est ont refusĂ© de reprendre le travail.
Les parents, Ă leur tour, disent qu’il n’y a pas de racisme dans leurs revendications, et citent en exemple un mĂ©tapellet arabe de Jaffa. « Nous n’avons pas inventĂ© une menace terroriste, et ne les avons pas « cousus » de racisme : il y avait une mĂ©tapellette de Jaffa, que tout le monde aimait beaucoup. »
Une ancienne puĂ©ricultrice connue de ses parents partage leur inquiĂ©tude. Ynet a citĂ© une metapellet qui a dit qu’elle-mĂŞme avait eu très peur hier, lorsque les femmes palestiniennes sont arrivĂ©es pour la première fois Ă la crèche : « J’ai essayĂ© de ne pas laisser les enfants seuls avec ces nouvelles personnes qui ont Ă©tĂ© amenĂ©s de JĂ©rusalem-Est. »




