« L’Iran pourrait extorquer de l’argent Ă n’importe quelle ville amĂ©ricaine si elle acquiert des armes nuclĂ©aires », a dĂ©clarĂ© jeudi le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu Ă une dĂ©lĂ©gation bipartite du Congrès en visite dans l’État juif.
« Le fait que l’Iran puisse menacer chaque ville des États-Unis d’extorsion nuclĂ©aire est un changement d’histoire », a ajoutĂ© Netanyahu.
Le Premier ministre israĂ©lien a dĂ©clarĂ© que « courait ensemble 50 CorĂ©es du Nord. Ce n’est pas seulement un voyou de quartier comme la dynastie qui gouverne la CorĂ©e du Nord. »
En outre, Netanyahu a dĂ©clarĂ© Ă la dĂ©lĂ©gation dirigĂ©e par le prĂ©sident de la commission spĂ©ciale permanente de la Chambre sur le renseignement, le rĂ©publicain de l’Ohio Michael Turner, que « c’est une force idĂ©ologique qui nous voit, IsraĂ«l, comme le petit Satan, et qui vous voit comme le grand Satan. »
La visite de la dĂ©lĂ©gation fait suite Ă celle du prĂ©sident de la Chambre rĂ©publicaine Kevin McCarthy, qui s’est adressĂ© Ă l’ensemble de la Knesset, le parlement israĂ©lien, plus tĂ´t cette semaine et a rencontrĂ© Netanyahu. Ils ont Ă©galement discutĂ© des dangers d’un Iran nuclĂ©aire.
Netanyahu fait pression sur ses alliĂ©s, en particulier les États-Unis, sur l’Iran depuis son retour au pouvoir fin dĂ©cembre. C’est une dĂ©cision facilitĂ©e par les liens croissants de l’Iran avec la Russie.
Netanyahu rencontre une délégation bipartite du Congrès le 4 mai 2023 (crédit : CHAIM TZACH/GPO)
Alors qu’IsraĂ«l et l’Occident s’alignent plus fermement autour de l’Iran, TĂ©hĂ©ran cherche Ă renforcer ses liens rĂ©gionaux.
Le prĂ©sident iranien Ebrahim Raisi a rencontrĂ© mercredi Ă Damas son homologue Bachar al-Assad, lors de la première visite d’un chef d’État iranien en Syrie depuis le dĂ©but de la guerre en 2011, soulignant les liens Ă©troits Ă une Ă©poque oĂą les relations syriennes avec le Les États arabes sont en train de dĂ©geler.
Avec le soutien militaire et financier de l’Iran et de la Russie, Assad a repris le contrĂ´le de la majeure partie de la Syrie aux rebelles soutenus par les pays de la rĂ©gion qui cherchent maintenant Ă discuter avec lui.
La visite de Raisi intervient alors que l’Iran et son rival rĂ©gional, l’Arabie saoudite, reconstruisent leurs relations après des annĂ©es de tension, et que les États arabes qui ont rejetĂ© Assad – y compris Riyad – rĂ©tablissent les liens avec leur gouvernement.
Le porte-parole adjoint du dĂ©partement d’État amĂ©ricain, Vedant Patel, a dĂ©clarĂ© mercredi aux journalistes Ă Washington que la rencontre entre Raisi et Assad devrait inquiĂ©ter la rĂ©gion et le monde.
« Ce sont deux régimes qui continuent de se livrer à des activités malveillantes et déstabilisatrices, non seulement dans leurs pays immédiats, mais aussi dans la région dans son ensemble. »





