Netanyahu tranche : Israël ne financera pas la « Conseil de la Paix » de Trump

Nouveau développement diplomatique majeur : le Premier ministre Benjamin Netanyahu a décidé qu’Israël ne participera pas financièrement à la construction du « Conseil de la Paix » lancé par le président Donald Trump.

Selon des informations révélées par le quotidien Hayom, Israël ne fera pas partie des pays appelés à allouer des fonds pour la mise en place de cette nouvelle structure internationale.

Gideon Sa’ar représentera Israël

Malgré cette décision budgétaire, Israël sera présent à la conférence inaugurale du Conseil. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar représentera officiellement l’État hébreu lors de la cérémonie prévue à Washington.

L’événement se tiendra à l’Institut de la Paix de Trump et réunira environ vingt chefs d’État et ministres des Affaires étrangères. Parmi les participants annoncés figurent des dirigeants d’Argentine, d’Indonésie, du Paraguay, du Kazakhstan, d’Azerbaïdjan, d’Ouzbékistan, ainsi que plusieurs Premiers ministres européens et asiatiques.

Le vice-président américain J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio doivent également être présents.

Un projet présenté comme alternative à l’ONU

Le « Conseil de la Paix » est conçu par Donald Trump comme une alternative fonctionnelle à l’ONU. L’ambition affichée dépasse le seul dossier de Gaza : le projet vise une action mondiale, avec une capacité d’intervention et de stabilisation internationale.

Trump a déjà indiqué qu’il entendait rester à la tête de l’instance même après la fin de son mandat présidentiel.

Le nerf de la guerre : le financement

Le premier point inscrit à l’ordre du jour concerne précisément le cadre budgétaire. D’après les documents préparatoires, aucune activité opérationnelle ne pourra être lancée sans financement clairement identifié et validé.

Le modèle retenu repose sur des contributions volontaires d’États membres, de partenaires internationaux ou d’autres sources de financement. Un organe spécifique de contrôle financier et de gestion des risques doit être créé afin d’assurer la transparence et la supervision des fonds.

Pourquoi Israël ne paiera pas

La décision de Netanyahu de ne pas engager de ressources financières peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

  • Priorité aux besoins sécuritaires internes et à la défense nationale.
  • Volonté de soutenir politiquement l’initiative sans en assumer le poids financier.
  • Calcul diplomatique : rester partenaire stratégique sans s’exposer à des critiques internes sur l’utilisation des fonds publics.

Israël avait pourtant été officiellement salué comme membre fondateur du Conseil après la signature du document d’adhésion lors de la dernière visite de Netanyahu à Washington, en présence de Marco Rubio.

Une stratégie d’équilibre

Cette position illustre une ligne diplomatique mesurée : appui politique à l’initiative américaine, présence à haut niveau lors du lancement, mais prudence budgétaire.

Dans le contexte régional actuel, marqué par la guerre à Gaza et les tensions persistantes avec l’Iran, chaque engagement financier ou stratégique est scruté de près.

La participation d’Israël au Conseil est donc confirmée — mais sans contribution financière directe pour l’instant.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés

Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News

📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢