Vers la fin de ses fonctions lundi, le chef d’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral de division Aviv Kochavi critique la nomination d’un autre ministre au ministère de la DĂ©fense aux cĂ´tĂ©s du ministre de la DĂ©fense.
« On ne peut pas fonctionner quand il y a deux ministres qui donnent des ordres Ă l’armĂ©e. On ne reçoit des ordres que du ministre de la DĂ©fense et j’estime que cette situation va le rester. Le principe d’une chaĂ®ne de commandement doit ĂŞtre prĂ©servĂ© et un autre principe qui doit ĂŞtre prĂ©servĂ© est que seul le ministre de la DĂ©fense donne des ordres au chef d’Ă©tat-major et de lĂ , le chef d’Ă©tat-major donne des ordres Ă ses commandants », a dĂ©clarĂ© Kochavi dans une interview Ă l’occasion de la fin de son poste Ă Haare Hahod.
On lui a demandĂ© son avis sur le transfert de certaines des sociĂ©tĂ©s du Magav au commandement du ministre de la SĂ©curitĂ© nationale et a soulignĂ© que « les soldats du MGB appartiennent Ă la police. Par dĂ©finition, ils appartiennent Ă la police et au ministère de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure ». tant que les compagnies Magav resteront telles qu’elles sont aujourd’hui sur le territoire de JudĂ©e-Samarie, l’activitĂ© se poursuivra, Ă condition qu’elles soient pleinement soumises aux ordres et instructions du commandant de secteur. Si quelqu’un veut changer ce statut, nous prĂ©senterons les significations et les consĂ©quences. Nous avons prĂ©sentĂ© les significations Ă tous ceux qui en ont besoin.
« Tout d’abord – c’est un principe de la chaĂ®ne de commandement – les compagnies du Magav doivent rester subordonnĂ©es uniquement au commandant de secteur. Il est impossible qu’une mĂŞme brigade ait des ordres de deux commandants diffĂ©rents. Le deuxième sens est liĂ© Ă l’administration civile – il faut comprendre – la rĂ©gion de JudĂ©e et Samarie, elle a une administration militaire. En tant que gouvernement militaire, l’armĂ©e est responsable du territoire. Tout d’abord, nous sommes responsables de la sĂ©curitĂ©, de la prĂ©vention du terrorisme, nous sommes responsables de la loi et de l’ordre et responsables des citoyens palestiniens et juifs lĂ -bas. Par consĂ©quent, ils ont dĂ©terminĂ© que l’administration civile est subordonnĂ©e au gouvernement militaire et fonctionne en coopĂ©ration. De plus, dans des zones de ce type qui sont en friction ou en combat, toute action civile a une signification sĂ©curitaire et vice versa. Si un nouvel axe est ouvert, il a une signification sĂ©curitaire et pas seulement civile. Si une certaine mesure de sĂ©curitĂ© est prise, cela peut affecter le bien-ĂŞtre des citoyens, il est donc logique que l’administration civile relève de Tsahal », a ajoutĂ© Kochavi.
Il a Ă©galement Ă©tĂ© interrogĂ© sur l’initiative selon laquelle des rabbins civils seraient impliquĂ©s dans la nomination du grand rabbin de Tsahal et a rĂ©pondu : « Quiconque nomme des officiers dans Tsahal est le chef d’Ă©tat-major selon les ordres de l’armĂ©e signĂ©s par le ministre de DĂ©fense, Ă l’exception du coordonnateur des opĂ©rations gouvernementales dans les territoires, qui est nommĂ© par le ministre de la DĂ©fense. Ce principe doit ĂŞtre prĂ©servĂ©. Je l’ai dit Ă tous ceux qui en avaient besoin. Il est interdit en toute circonstance d’avoir une nomination qui ne relève pas du chef de cabinet. Une telle nomination sera perçue comme une nomination pour des considĂ©rations Ă©trangères, la personne perdra son autoritĂ© et sa crĂ©dibilitĂ© et elle sera perçue comme un Ă©tranger au sein du corps d’une armĂ©e, qui repose entièrement sur la confiance dans la puretĂ© de la prise de dĂ©cision, dans le caractère factuel de la prise de dĂ©cision. »
Kochavi a Ă©tĂ© invitĂ© Ă dire quelle armĂ©e il transfĂ©rait Ă son remplaçant Harzi Halevi. «  »La rĂ©alitĂ© de la sĂ©curitĂ© s’est amĂ©liorĂ©e. Il y a Ă peine deux ans, nous Ă©tions avec des ballons explosifs, avec des manifestations presque hebdomadaires et avec des roquettes depuis la bande de Gaza. Tout s’est complètement arrĂŞtĂ©. Dans l’arène nord il devait y avoir Ă ce stade, principalement en Syrie mais pas seulement, toute une panoplie de missiles, plusieurs centaines. Il devait y avoir le Hezbollah 2 sur les hauteurs du Golan syrien et des dizaines de milliers de miliciens au nom des Iraniens. Tout cela a Ă©tĂ© considĂ©rablement perturbĂ©. Il y a plus Ă faire, mais c’est fondamentalement diffĂ©rent. Dans l’arène de JudĂ©e-Samarie, nous n’avons pas pu empĂŞcher toutes les attaques, mais des centaines ont Ă©tĂ© empĂŞchĂ©es. Dans le test de prĂ©paration Ă la guerre, Tsahal a aujourd’hui une capacitĂ© offensive beaucoup plus Ă©levĂ©e. »
Concernant les consignes d’ouvrir le feu et leurs critiques, il a dĂ©clarĂ© : « Les consignes d’ouvrir le feu sont excellentes, elles sont sous la seule autoritĂ© du chef d’Ă©tat-major. Seul le chef d’Ă©tat-major dĂ©finit les consignes d’ouvrir le feu. »
Il a soulignĂ© que Tsahal travaillait pour une prĂ©paration maximale au cas oĂą il serait nĂ©cessaire d’attaquer les installations nuclĂ©aires en Iran. Nous avons amĂ©liorĂ© l’intelligence et la portĂ©e des cibles. Nous nous sommes Ă©quipĂ©s et nous continuons Ă nous Ă©quiper d’armements dĂ©diĂ©s et en quantitĂ©s adaptĂ©es Ă cette opĂ©ration. On s’entraĂ®ne beaucoup plus sur ce genre d’attaque. Nous avons rĂ©cemment terminĂ© deux exercices qui simulent presque entièrement la distance parcourue et l’attaque et nous avons créé l’aile iranienne pour coordonner cette activitĂ©. Nous avons reçu des missions du niveau politique. Dès que l’Ă©chelon politique dĂ©cidera de leur activation, Tsahal saura bien mener Ă bien la tâche. »
Le chef d’Ă©tat-major sortant a dĂ©clarĂ© qu’il n’Ă©tait pas clair si IsraĂ«l serait tenu de faire une rĂ©action extrĂŞme contre les Iraniens dans un dĂ©lai prĂ©visible. « C’est très difficile Ă estimer. Ce moment est liĂ© Ă quel sera l’Ă©tat du projet, quel sera l’Ă©tat de l’enrichissement d’uranium, quelle sera la quantitĂ© de centrifugeuses dont ils disposent. Nous supposons comme hypothèse de travail la possibilitĂ© qu’une attaque en Iran puisse conduire Ă la fois Ă une campagne contre l’Iran et Ă une campagne dans l’arène nord, dans laquelle le Hezbollah est impliquĂ© et pourrait mĂŞme la diriger. »
« Tsahal sait opĂ©rer dans tous les secteurs Ă la fois. Il a une prioritĂ© d’un ou deux secteurs hautement prioritaires et il s’agit toujours de savoir quelles tâches sont dans chaque secteur. Tsahal sait comment traiter avec plus d’un secteur Ă la fois et c’est comme ça que ça se passera », a-t-il ajoutĂ©.
Il a notĂ© que la coordination de la sĂ©curitĂ© est importante mais qu’IsraĂ«l ne compte pas sur elle. « En fait, les mĂ©canismes de sĂ©curitĂ© fonctionnent efficacement dans certaines villes, par contre – ils sont absents des villes centrales comme Naplouse et JĂ©nine, et nous devons y aller et contrecarrer le terrorisme. La situation qui existait avant la vague actuelle de terrorisme Ă©tait que les mĂ©canismes fonctionnaient raisonnablement bien, mais s’il n’y a pas d’activitĂ© des mĂ©canismes, le sens c’est que Tsahal devra ĂŞtre dans ces endroits. »
A la question de savoir s’il se considère comme faisant partie du système politique Ă l’avenir, il a rĂ©pondu : « Si et quand le moment viendra, je devrai rĂ©flĂ©chir et rĂ©flĂ©chir. Je n’y pense pas du tout en ce moment. moment venu, je rĂ©flĂ©chirai et ne conclurai rien de ce que j’ai dit. »






