Une agression brutale et ciblée en pleine heure de pointe
Mardi 14 janvier 2026, vers 8h30 du matin, un homme d’une quarantaine d’années a été violemment agressé dans la ligne 7 du métro parisien. Le motif ? Sa judéité supposée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant l’aurait traité de “sale Juif” avant de lui porter plusieurs coups de poing au visage, sous les yeux de plusieurs passagers.
L’attaque a eu lieu entre les stations Jussieu et Place Monge, un trajet quotidien pour de nombreux Parisiens. La victime, blessée au visage, a été transportée à l’hôpital. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais le choc psychologique est profond.
Un témoin raconte la scène
🎙 Sophie, étudiante présente dans la rame au moment des faits :
« C’est allé très vite. Le type a crié un truc sur Israël, puis il a hurlé “sale Juif !” et il l’a frappé. Personne n’a réagi tout de suite, tout le monde était sidéré. »
Les caméras de vidéosurveillance ont capté l’agression, et la RATP a confirmé avoir transmis les images aux enquêteurs. Le suspect, qui a fui en sortant à la station suivante, est toujours recherché.
Une enquête ouverte pour “violences aggravées à caractère antisémite”
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violences volontaires aggravées par la circonstance de la motivation antisémite, un chef d’accusation passible de jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
Les forces de l’ordre tentent d’identifier l’agresseur, qui serait un homme d’environ 30 ans, déjà signalé pour comportement agressif selon certains témoignages.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a exprimé sa “totale solidarité avec la victime” et appelé à “ne rien laisser passer face à la haine antisémite.”
Une recrudescence inquiétante dans les transports en commun
Cette agression n’est pas un cas isolé. Depuis fin 2023, plusieurs incidents similaires ont été signalés dans les métros parisiens, RER, et tramways.
Selon des données confidentielles transmises au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), les actes antisémites dans les transports ont augmenté de plus de 30 % entre 2024 et 2025, et la tendance semble se confirmer en ce début 2026.
Yonathan Arfi, président du CRIF :
« Les transports publics deviennent un miroir de notre société. Ce qui s’y passe est le reflet d’une banalisation de la haine. »
La peur s’installe dans la communauté
Pour de nombreux Juifs pratiquants ou visibles (port de la kippa, étoile de David, signes vestimentaires), prendre les transports en commun devient un risque quotidien.
👨⚖️ Avraham, avocat et membre d’une association de défense des droits des Juifs :
« Je conseille de plus en plus souvent à mes clients de se méfier, de porter une casquette à la place de leur kippa. Ce n’est pas une solution, mais une protection temporaire. »
Certaines familles envisagent même de déménager hors de Paris ou de retirer leurs enfants des écoles du centre-ville, devenues moins accessibles sans transport sécurisé.
Le gouvernement interpellé
Face à la multiplication des cas, plusieurs députés ont interpellé le ministre des Transports et la RATP sur les moyens de renforcer la sécurité pour les passagers juifs :
- Présence accrue de la police ferroviaire (SUGE)
- Déploiement de caméras supplémentaires
- Formation des agents à la gestion des actes antisémites
- Mise en place de numéros d’urgence spécifiques
🟠 Une pétition en ligne lancée le jour même par une organisation de vigilance communautaire a déjà recueilli plus de 15 000 signatures en moins de 48h.
Vers une banalisation inquiétante ?
Cette agression s’inscrit dans un climat tendu post-7 octobre 2023, où les critiques contre Israël se mêlent parfois à des discours antisémites virulents, sur les réseaux sociaux comme dans l’espace public.
Les auteurs de ces agressions ne sont pas toujours des militants organisés : certains agissent seuls, portés par un climat d’impunité et d’hostilité grandissante.
🎙 Élisabeth, 56 ans, retraitée :
« Il y a 20 ans, on pensait que ce genre de choses appartenait au passé. Aujourd’hui, je dis à mes petits-enfants de ne pas répondre quand on les insulte dans la rue. »
Une communauté qui résiste
Malgré les craintes, la communauté juive parisienne ne cède pas. Des groupes d’entraide ont été créés pour organiser des accompagnements dans les transports, des signalements rapides sur les réseaux sociaux, et même des “cellules de réaction” citoyennes.
Un collectif anonyme a posté sur Telegram :
« On ne partira pas. Paris est aussi notre ville. Ce sont les antisémites qui doivent avoir honte. »
Cette nouvelle agression rappelle brutalement que l’antisémitisme en France ne se limite plus aux menaces virtuelles ou aux propos déplacés, mais qu’il peut frapper à tout moment, dans les lieux les plus ordinaires.
Alors que le gouvernement annonce un plan de lutte contre la haine antijuive, les Juifs de France demandent moins de mots et plus d’actes : caméras, présence policière, peines exemplaires.
Parce que derrière chaque insulte, chaque coup, chaque peur… il y a un citoyen, un parent, un enfant, qui ne demande qu’à vivre librement.
📚 Sources
- CNEWS – Paris : un homme agressé après avoir été traité de “sale Juif”
- CRIF – Rapport sur les actes antisémites dans les transports (2025–2026)
- [Ministère de l’Intérieur – données janvier 2026] (résumé public)
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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