La vie de AriĂ© ZL s’est arrĂŞtĂ©e quand un terrible accident a tuĂ© son fils unique, un beau garçon, un athlète exceptionnel, AriĂ© ZL ne s’est jamais pardonné de lui signer une autorisation Ă Â servir dans la brigade Golani (pour les parents avec un fils unique), et se reprochait de ne pas avoir gardĂ© son fils prĂ©s de lui, qui a Ă©tĂ© tuĂ© dans une nĂ©gligence pendant la guerre du Liban.
AriĂ© Nathan ZL a consacrĂ© sa vie Ă la perpĂ©tuation de la mĂ©moire de son fils grâce Ă la crĂ©ation de la forĂŞt Mitzpe Jericho, il ne quittait jamais cet endroit et quand ses amis lui disaient de venir pour quelques jours de vacances, il rĂ©pondait : « Je ne peux pas laisser mon fils seul, je fais de l’ordre dans le cimetière ».
Donc, Rosh Hashanah, Soukkot, Hanoukka et Shabbat ne stoppait pas cette ambiance de deuil et de dĂ©pression. Au cours des dernières annĂ©es, il Ă©tait très malade et ne parlait qu’avec un certain nombre d’amis mais en gĂ©nĂ©ral il Ă©tait solitaire car il n’a jamais pu se remettre du coup de l’annonce de la mort de son fils.
Arie Bar-Natan, âgĂ© de 85 ans, s’est finalement suicidĂ© devant la tombe de son fils, qui a Ă©tĂ© tuĂ© en 1992 au Liban et a laissĂ© une dernière lettre demandant que le contenu soit publiĂ© :
 » Je suis AriĂ© Bar Nathan Nathan, j’ai le sentiment que mes jours sont de plus en plus court, et  je tiens Ă confirmer que toutes mes actions ont Ă©tĂ© faites pour mon frère qui a Ă©tĂ© tuĂ© en 1948 (guerre), et pour mon fils unique tuĂ© au Liban. J’ai Ă©rigĂ© un parc Ă leur mĂ©moire pour les annĂ©es Ă venir. J’ai aussi dĂ©buter la construction d’habitation dans laquelle j’ai investi beaucoup et je pense que cela va ĂŞtre stopper par la communautĂ©, sans aucune justification.
Toute activité dévastatrice pour le sort du parc, sachez que le malfaiteur sera maudit à jamais.
Je tiens Ă remercier la travailleuse sociale du DĂ©partement des familles endeuillĂ©es Ă JĂ©rusalem, Jordana Simhon, qui a toujours exprimĂ© une vĂ©ritable prĂ©occupation de mon sort mais peut – ĂŞtre ne pouvait-elle faire quoi que ce soit.
Je termine cette lettre vers le système de sĂ©curitĂ© en leur demandant l’Ă©tablissement de ces constructions, une mĂ©moire spĂ©ciale pour les parents endeuillĂ©s, qui ajoutera Ă©galement Ă la sĂ©curitĂ© de notre pays ».
Que sa mémoire soit bénie.





