Plateau du Golan et souverainetĂ© : La carte de l’agence syrienne prouve que la Syrie a reconnu Banias comme territoire israĂ©lien avant 1967

Après la reconnaissance par le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump de la souverainetĂ© israĂ©lienne sur le plateau du Golan, des chercheurs du College Tel-Hai College ont dĂ©couvert qu’avant la guerre des Six jours de 1967, mĂŞme la Syrie avait reconnu le plateau de Banias, site d’une source situĂ©e au pied du mont Hermon qui alimente l’un des principaux affluents du Jourdain comme appartenant Ă  IsraĂ«l.

Les chercheurs ont dĂ©couvert une carte dessinĂ©e par l’agence syrienne de planification et de construction en 1965, deux ans avant la guerre des Six jours, qui place Banias du cĂ´tĂ© israĂ©lien de la frontière. « MĂŞme avant la crĂ©ation d’IsraĂ«l, Banias faisait partie du mandat britannique en Palestine, affleurant la frontière du mandat français en Syrie », explique Shalom Tarmachi, responsable de la collection de cartes du College Tel-Hai.

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La carte syrienne de 1965 montre le plateau de Banias en rouge « En 1939, le Fonds national juif a achetĂ© des terres dans la rĂ©gion de Khan a-Duar Ă  Banias, de sorte que la rĂ©gion appartenait Ă  IsraĂ«l, lĂ©galement et politiquement. L’accord de cessez-le-feu de 1949 qui a mis fin Ă  la guerre d’indĂ©pendance a dĂ©cidĂ© que la rĂ©gion dĂ©militarisĂ©, dans l’hypothèse oĂą son statut serait rĂ©gi par un futur traitĂ© de paix, mais jusqu’en 1967, les communautĂ©s de la vallĂ©e de la Hula subissaient de violents tirs syriens de la part de Banias et faisaient partie de la tentative de la Syrie de dĂ©tourner les sources du Jourdain « , a dĂ©clarĂ© Tarmachi.

Tarmachi a dĂ©clarĂ© qu’avant que les archives cartographiques du collège ne commencent Ă  fonctionner avec un système avancĂ© permettant de superposer plusieurs cartes et de les ajuster Ă  la mĂŞme Ă©chelle, il Ă©tait « très difficile » d’identifier Ă  qui les Syriens assignaient le territoire dans leur territoire.

Cette carte indique « très clairement que les Syriens ne considĂ©raient pas la rĂ©gion dĂ©militarisĂ©e comme leur appartenant, mĂŞme s’ils l’utilisaient pour des activitĂ©s militaires ». Les cartes israĂ©liennes, a-t-il expliquĂ©, montrent des postes de chars syriens, des champs de mines et des tentatives de dĂ©tournement des sources du Jourdain, mais c’est en rĂ©alitĂ© la carte syrienne qui montre que le plateau de Banias se trouve du cĂ´tĂ© israĂ©lien de la frontière.