Pourquoi Washington est intervenu : pétrole, Iran, narcotrafic et rupture stratégique

L’intervention américaine au Venezuela ne s’est pas produite dans le vide. Selon les éléments factuels rappelés par plusieurs sources, cette opération s’inscrit dans une accumulation de contentieux politiques, économiques et sécuritaires entre Washington et le régime de Nicolás Maduro, héritier direct de la politique initiée par Hugo Chávez.

Le premier facteur clé réside dans la nationalisation forcée de vastes installations pétrolières appartenant à des entreprises américaines. Ces expropriations ont été réalisées sans compensation, malgré des décisions d’arbitrage international rendues par la Banque mondiale accordant des milliards de dollars d’indemnités contre l’État vénézuélien. Caracas a systématiquement refusé de s’y conformer.

La prise de contrôle étatique de l’industrie pétrolière, auparavant gérée par des acteurs privés, a provoqué l’effondrement progressif de l’économie vénézuélienne bien avant l’imposition des sanctions américaines. Ces sanctions n’ont fait qu’accélérer un processus déjà engagé, marqué par une chute brutale de la production, une inflation incontrôlée et une paupérisation massive de la population.

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Face à cette catastrophe économique, le régime Chávez-Maduro a trouvé un allié stratégique : l’Iran. Les deux pays ont développé une coopération étroite, notamment dans les domaines militaire et technologique. Des projets communs incluent le développement de drones et des mécanismes sophistiqués visant à contourner les sanctions américaines et internationales imposées aux deux régimes.

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Sur le plan sécuritaire, les autorités américaines considèrent le Venezuela comme un acteur central dans l’acheminement de drogues dures vers les États-Unis. Chaque année, plus de 100 000 Américains meurent d’overdoses, et Washington accuse directement le régime Maduro de faciliter ces flux, faisant du pays un maillon majeur du narcotrafic international.

À cela s’ajoute une dimension politique. Selon une large partie de la communauté internationale, Maduro a perdu les élections présidentielles et s’est maintenu au pouvoir par la fraude. Les États-Unis ne reconnaissent plus sa légitimité depuis plusieurs années, le qualifiant non comme un président, mais comme le chef d’une structure criminelle.

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Enfin, le régime est décrit comme une dictature bolchévique réprimant violemment toute opposition interne. Arrestations arbitraires, censure et usage systématique de la force contre les manifestants ont contribué à isoler Caracas sur la scène internationale.

Ces éléments cumulés expliquent pourquoi Washington a franchi le seuil d’une intervention directe. L’objectif affiché n’était pas seulement politique, mais aussi stratégique : démanteler une alliance hostile reliant Caracas, Téhéran et des réseaux criminels transnationaux.

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Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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