La première écolière violée par Boko Haram qui a été sauvée :  » Mon mari me manque « 

La première de plus de 200 Ă©colières enlevĂ©es a Ă©tĂ© sauvĂ©e d’un camp terroriste au Nigeria a dit que son mari Boko Haram lui manquait.

Amina Ali et son bĂ©bĂ© de 4 mois ont Ă©tĂ© sauvĂ©s en mai près de Damboa dans l’Etat de Borno par des soldats et un groupe d’autodĂ©fense civile, plus de deux ans après avoir Ă©tĂ© kidnappĂ©s par des terroristes islamistes d’une Ă©cole de Chibok dans le nord du Nigeria.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Ali, qui a Ă©tĂ© trouvĂ©e par l’armĂ©e avec le terroriste Boko Haram, Mohammed Hayatu, qui prĂ©tend ĂŞtre son mari, a dit qu’elle Ă©tait malheureuse d’avoir Ă©tĂ© sĂ©parĂ©e du père de sa fille de 4 mois.

« Je veux qu’il sache que je pense toujours Ă  lui », a dit Ali.

« Tout simplement parce que nous nous sommes séparés, cela ne signifie pas que je ne pense pas à lui », a ajouté Ali.

Après son sauvetage qui a dĂ©clenchĂ© une flambĂ©e de l’attention mondiale des mĂ©dias, la jeune femme de 21 ans et son enfant ont depuis Ă©tĂ© cachĂ©s dans une maison dans la capitale d’Abuja dans ce que le gouvernement nigĂ©rian a appelĂ© un « processus de restauration ».

« Je veux juste rentrer chez moi – je ne sais pas Ă  propos de l’Ă©cole », dit-elle Ă  la Fondation Thomson Reuters dans une interview exclusive.

« Je vais dĂ©cider de l’Ă©cole quand je reviendrai, mais je ne sais pas quand je vais rentrer chez moi », a dit Ali, parlant doucement tout en regardant le sol.

Boko Haram a enlevĂ© 219 filles de leur Ă©cole secondaire à Chibok en Avril 2014, dans le cadre d’une insurrection qui a commencĂ© en 2009 mise en place par l’Etat islamique dans le nord qui a tuĂ© quelque 15.000 personnes et dĂ©placĂ© plus de deux millions d’autres.

Certaines filles se sont Ă©chappĂ©es dans la foulĂ©e, mais les parents de celles qui sont toujours portĂ©es disparues ont accusĂ© l’ancien prĂ©sident Goodluck Jonathan, alors leader du Nigeria, de ne pas faire assez pour trouver leurs filles, dont la disparition a dĂ©clenchĂ© la campagne mondiale #bringbackourgirls .

Ali a parlĂ© Ă  l’Ă©poque de la Fondation Thomson sur Reuters après que le groupe islamiste ait publiĂ© une vidĂ©o montrant des douzaines de filles.

Dans la vidéo publiée par les terroristes sur les médias sociaux, ce dimanche, un homme masqué se tient derrière un groupe de filles, et dit que certaines de leurs camarades de classe ont été tuées dans des frappes aériennes.

Alors que Ali n’avait pas entendu parler de la vidĂ©o, elle a dit que Boko Haram avait dit aux filles enlevĂ©es que tout le monde Ă©tait Ă  leur recherche.

« Je pense beaucoup Ă  elles  – je leur dirais d’ĂŞtre optimiste et prier, a dit Ali. « De la mĂŞme manière que Dieu m’a sauvĂ©, il va aussi les sauver ».

La mère d’Ali, Binta Ali a passĂ© deux mois avec sa fille avant de rentrer Ă  Chibok. Elle a dit le mois dernier qu’elle craignait pour l’avenir de Ali.

Elle a dit que sa fille avait voulu poursuivre ses Ă©tudes avant d’ĂŞtre enlevĂ©e, mais maintenant, elle avait peur de l’Ă©cole et voulait une machine Ă  coudre pour dĂ©marrer une entreprise de confection de vĂŞtements.

Ali a dit à sa mère plus tôt ce mois-ci que les filles, qui sont détenues dans la forêt Sambisa, ont été privées de nourriture et a eu recours à la consommation de maïs cru, et que certaines étaient mortes en captivité, elles avaient les jambes brisées après avoir été trop près des explosions.

Sa mère a dit qu’elle avait observĂ© un changement positif dans Ali depuis son secours, alors qu’elle dormait maintenant beaucoup plus paisiblement qu’avant d’ĂŞtre enlevĂ©e.

« Je n’ai pas peur de Boko Haram, il n’est pas mon Dieu » a dit Ali.