Selon un projet de recherche, près de la moitié des sites juifs en Syrie et un quart des sites en Irak ont été détruits .
En Irak, au moins 68 des 297 sites du patrimoine juif se sont dĂ©tĂ©riorĂ©s au point de ne plus pouvoir ĂŞtre rĂ©parĂ©s, a dĂ©clarĂ© dans son rapport l’Initiative du patrimoine culturel juif de Londres, publiĂ©e plus tĂ´t cette semaine.
En Syrie, au moins 32 des 71 de ces sites ont franchi le point de non-retour , selon le rapport.
Les structures datent de la seconde moitiĂ© du premier millĂ©naire avant notre ère jusqu’Ă nos jours. La plupart des sites ont Ă©tĂ© construits au XIXe ou au XXe siècle.
L’Ă©tat de nombreux sites est inconnu malgrĂ© les efforts de l’Ă©quipe de recherche . En Irak, il existe une incertitude sur les deux tiers des sites. Seuls 11% des 297 sites irakiens restent debout. Parmi ceux-ci, la plupart sont en mauvais ou très mauvais Ă©tat.
En Syrie, le sort de seulement 8% des sites juifs n’est pas clair, mais 45% d’entre eux ont Ă©tĂ© dĂ©truits. Ceux qui restent s’en sont mieux sortis que les Irakiens, et la plupart restent en bon Ă©tat, selon le rapport.
Les structures les plus menacées sont la synagogue de Bandara à Alep, en Syrie, et la synagogue du prophète Élie à Damas, selon les enquêteurs.
« En Irak, la plupart des destructions se sont produites au cours de la seconde moitiĂ© du XXe siècle en raison de la nĂ©gligence, de la rĂ©utilisation Ă des fins diffĂ©rentes – ateliers, rĂ©paration automobile, etc. – et des destructions pour rĂ©amĂ©nagement après l’Ă©migration de la communautĂ© Juive « , a dĂ©clarĂ© Ă la Jewish Telegraphic Agency.
 » Le patrimoine juif de Mossoul a Ă©tĂ© affectĂ© par la bataille pour libĂ©rer la ville de l’Etat islamique, mais il Ă©tait dĂ©jĂ dans un Ă©tat de dĂ©clin avancĂ© avant que le groupe ne prenne la ville en 2014  » , a- t-il dĂ©clarĂ©.
Mail a dĂ©clarĂ© que le sanctuaire du prophète ÉzĂ©chiel Ă al-Kifl est maintenant la mosquĂ©e chiite d’Al-Nukhailah. Des inscriptions hĂ©braĂŻques et d’autres traces de la nature juive du sanctuaire restent dans la pièce qui abrite la tombe d’EzĂ©chiel, a-t-il dĂ©clarĂ©.
En Syrie, le taux de dĂ©tĂ©rioration et de destruction a augmentĂ© au cours des dernières dĂ©cennies, « bien que la violence et la confiscation des biens juifs se soient produites plus tĂ´t », a ajoutĂ© Mail, notamment « les graves dommages causĂ©s Ă la synagogue d’Alep Bandara lors des Ă©meutes anti-juives de 1947 ».
Les synagogues qui s’y trouvent sont en meilleur Ă©tat parmi les sites du patrimoine juif.
La synagogue du prophète Élie Ă Jobar, une banlieue de Damas, a Ă©tĂ© « en grande partie dĂ©truite » et le statut et l’emplacement de ses archives ne sont pas clairs en raison de la guerre civile syrienne, a dĂ©clarĂ© Mail.
Rien qu’Ă Bagdad, il y avait plus de 120 000 Juifs avant qu’une sĂ©rie de pogroms et de persĂ©cutions ne les fasse fuir .




