Selon une dĂ©claration du porte-parole de Tsahal, le système de sĂ©curitĂ© de l’information a dĂ©jouĂ© ces derniers jours une infrastructure d’avatars qui opĂ©rait sur les rĂ©seaux sociaux dans le but d’extraire des informations sur les forces et les activitĂ©s de Tsahal et de les fournir au Hamas. Le rĂ©seau contenait environ des dizaines de profils sur les rĂ©seaux sociaux, l’accent Ă©tant mis sur Instagram et sur l’ampleur des victimes potentielles – des centaines, voire des milliers de soldats rĂ©guliers et de rĂ©serve de Tsahal.
Selon Tsahal, les personnages détiennent des photos authentiques et entretiennent une sorte de relation amoureuse à travers divers moyens de conversation, notamment la correspondance, les enregistrements vocaux et les appels vidéo – ce qui semble être un nouveau niveau de sophistication par rapport aux tentatives précédentes.

Le chef du système de sĂ©curitĂ© de l’information, le colonel J. a dĂ©clarĂ© : « Nous reconnaissons une tendance des tentatives de l’ennemi de recueillir des renseignements sur les officiers de Tsahal, ce qui pourrait faire pencher la balance sur la poursuite des combats. Le système de sĂ©curitĂ© de l’information fonctionne Ă la fois rĂ©gulièrement et dans le combat pour localiser et contrecarrer systĂ©matiquement les infrastructures de fraude. Devant le rĂ©seau d’appâts dangereux, il existe des mesures de surveillance technologique intelligentes du rĂ©seau. Dans le mĂŞme temps, le potentiel de dommages d’infrastructures d’appâtage similaires est Ă©levĂ© et par consĂ©quent les responsables de Tsahal sont tenus d’ĂŞtre extrĂŞmement vigilant sur le sujet. »
Les exemples de profils dont l’armĂ©e israĂ©lienne a publiĂ© la correspondance portent des noms tels que Ahva Haifar, Amelia Brown, Leah Anderson, Maya Bohman, Olga Orr et Shira Simon. Les erreurs en hĂ©breu et les insultes dans la langue sont expliquĂ©es par les opĂ©rateurs des profils par le fait qu’il s’agit de nouveaux immigrants, souvent originaires de pays comme l’Angleterre ou l’Italie. L’un des profils a mĂŞme affirmĂ© qu’il appartenait Ă un officier de l’unitĂ© 8200 du Corps de renseignement.

Dans l’un des exemples d’une telle correspondance figurait une jeune fille qui avait envoyĂ© Ă un soldat avec qui elle parlait une courte vidĂ©o disant « il n’y a pas de mots » en hĂ©breu, afin de prouver sa crĂ©dibilitĂ©. Dans d’autres conversations, le faux profil dit « quels jolis chapeaux vous avez » en rĂ©ponse Ă ses photos, et le soldat rĂ©pond « c’est un bĂ©ret ». Plus tard, l’opĂ©rateur du faux profil demande au soldat « OĂą es-tu maintenant » et « Quand entreras-tu Ă Gaza ? ».
Dans une autre correspondance, l’opĂ©rateur du faux profil Ă©crit au soldat : ​​« Pouvez-vous prendre quelques photos de la situation ? Je pense que si ma mère voit que les soldats sont prĂŞts et veulent se battre, peut-ĂŞtre qu’elle se calmera un peu,  » dans une tentative transparente d’obtenir un enregistrement des forces sur le terrain. D’autres correspondances dans les exemples fournis par Tsahal comprennent des questions et des demandes telles que « Avec quel front voulez-vous combattre », « Quel est le nom de votre base », « Ă€ quelle distance se trouve votre base de chez vous » et « Quand vous ĂŞtes lĂ -bas, envoyez un message et une photo de vous en vie ».

L’armée israélienne a déclaré qu’en plus de la répression opérationnelle, il existe un canal de criminalisation et de blocage des avatars sur la chaîne d’État.
Ce n’est pas la première fois que le Hamas utilise un rĂ©seau de faux profils pour tenter d’extorquer des renseignements aux soldats. Depuis des annĂ©es, Tsahal lutte contre les faux profils en ligne, notamment sur les rĂ©seaux sociaux tels que Facebook et Instagram, dont le but est d’obtenir des informations auprès des soldats ou d’installer des logiciels espions sur les tĂ©lĂ©phones des soldats.
DĂ©jĂ en 2018, Tsahal avait rĂ©vĂ©lĂ© un rĂ©seau de profils axĂ©s sur Instagram et incluant des photos de jeunes filles portant des noms israĂ©liens qui envoyaient des messages privĂ©s Ă des soldats. Tsahal avait mĂŞme lancĂ© une opĂ©ration appelĂ©e « CĹ“ur brisĂ© » dans laquelle il Ă©tait demandĂ© aux soldats de se prĂ©munir contre dĂ©lĂ©guer des informations Ă des profils inconnus sur Internet. La campagne comprenait des panneaux placĂ©s dans les bases et des confĂ©rences aux soldats afin de leur expliquer l’importance de la sĂ©curitĂ© sur le terrain dans les rĂ©seaux sociaux.








