L’Associated Press publie des images satellites du centre nuclĂ©aire israĂ©lien de Dimona, qui montrent que beaucoup de travail est en cours dans l’installation.
Les images satellites prises lundi par Planet Labs Inc. suite Ă une demande d’AP, montre des ouvriers qui ont creusĂ© une fosse de 150 mètres de long et 60 mètres de large au sud-ouest du rĂ©acteur. Une tranchĂ©e de 330 mètres de long longe le site d’excavation.
Ă€ environ 2 kilomètres Ă l’ouest du rĂ©acteur, il y a deux trous rectangulaires qui semblent avoir des fondations en bĂ©ton. Ces sites en bĂ©ton sont souvent utilisĂ©s pour le stockage des dĂ©chets nuclĂ©aires.
D’autres images de Planet Labs montrent que les fouilles près du rĂ©acteur ont commencĂ© dĂ©but 2019 et ont progressĂ© lentement depuis lors.
L’article dit que les objectifs de la construction ne sont pas clairs et IsraĂ«l a refusĂ© de commenter.
Les analystes qui ont parlé à AP ont fait plusieurs suggestions sur ce qui pourrait se passer là -bas.
Le rĂ©acteur Ă eau lourde du centre fonctionne depuis les annĂ©es 1960, bien plus longtemps que la plupart des rĂ©acteurs de la mĂŞme Ă©poque. Cela soulève des questions sur l’efficacitĂ© et la sĂ©curitĂ©. En 2004, des soldats israĂ©liens ont mĂŞme commencĂ© Ă distribuer des comprimĂ©s d’iode Ă Dimona en cas de fuite radioactive de l’installation. L’iode aide Ă bloquer l’absorption des radiations par le corps.
Les analystes estiment que ces problèmes de sûreté pourraient conduire au déclassement ou à la modernisation du réacteur.
Daryl Kimball de la Washington Arms Control Association a suggĂ©rĂ© qu’IsraĂ«l pourrait vouloir produire plus de tritium, un sous-produit radioactif Ă dĂ©composition relativement rapide utilisĂ© pour augmenter la puissance explosive de certaines ogives nuclĂ©aires. Il a Ă©galement suggĂ©rĂ© que le pays avait besoin de plutonium frais « pour remplacer ou prolonger la durĂ©e de vie des ogives dĂ©jĂ prĂ©sentes dans l’arsenal nuclĂ©aire d’IsraĂ«l ».
L’article a Ă©tĂ© publiĂ© sur fond de vives critiques de la part du Premier ministre israĂ©lien du programme nuclĂ©aire iranien et de la reprise de «l’accord nuclĂ©aire». L’auteur de l’article Ă©crit que les installations iraniennes sont sous le contrĂ´le de l’AIEA, contrairement au centre de Dimona.
IsraĂ«l nie officiellement qu’il possède des armes nuclĂ©aires, mais il n’a pas adhĂ©rĂ© au TraitĂ© sur la non-prolifĂ©ration des armes nuclĂ©aires. Les experts ont Ă©mis l’hypothèse qu’en 2013, IsraĂ«l disposait dĂ©jĂ d’environ 80 ogives nuclĂ©aires capables de produire jusqu’Ă 150 ogives de missiles.





