RĂ©forme sujette aux changements : ce que la coalition sera prĂȘte Ă  transiger et ce qu’elle ne modifiera pas

Dans les limites du dĂ©cret, la coalition est prĂȘte Ă  accepter et Ă  ouvrir Ă  la discussion pas mal de sections du projet prĂ©sidentiel. C’est le cas, par exemple, dans la question de la lĂ©gislation des Lois fondamentales – ils pourront convenir qu’une Loi fondamentale sera portĂ©e Ă  quatre lectures : trois lectures Ă  la Knesset actuelle et une Ă  la Knesset qui servira un terme aprĂšs. L’idĂ©e est de transformer la loi fondamentale en une loi qui sera difficile Ă  promulguer mais aussi difficile Ă  abroger.

Un compromis important auquel ils seront prĂȘts Ă  aller consiste Ă  changer la raison de la probabilitĂ©. Jusqu’Ă  prĂ©sent, les dirigeants de la rĂ©forme ont insistĂ© pour que la raison du raisonnable soit abolie. Maintenant, dans le cadre des nĂ©gociations, ils sont prĂȘts Ă  mettre sur la table ce qu’on a appelĂ© le « plan de Solberg » – qui a Ă©galement Ă©tĂ© proposĂ© par le prĂ©sident du pays – selon lequel le prĂ©texte sera rĂ©duit et il sera dĂ©fini oĂč il peut ĂȘtre utilisĂ© et oĂč il ne le peut pas.

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Dans la question explosive de la composition du comitĂ© de nomination des juges, la coalition refusera de crĂ©er une situation dans laquelle elle n’aura pas la majoritĂ©. Ils refuseront Ă©galement fermement de permettre aux juges de mettre leur veto. Cependant, ils seront prĂȘts Ă  conclure des accords qui donneront une voix plus significative aux juges au sein du comitĂ© – comme, par exemple, dans la question de l’Ă©lection des deux reprĂ©sentants du public qui en sont membres. Il est proposĂ© que leur sĂ©lection se fasse conjointement ou que l’un des deux reprĂ©sentants soit choisi par le prĂ©sident de la Cour suprĂȘme.

Sur la question de la majoritĂ© liĂ©e Ă  la clause d’amĂ©lioration, actuellement, les leaders de la rĂ©forme n’accepteront aucune flexibilitĂ© autre qu’une majoritĂ© de 61 membres Ă  la Knesset.

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Les parties fixent des conditions

Avant mĂȘme d’entrer dans les dĂ©tails, les dĂ©bats entre la coalition et l’opposition ont Ă©tĂ© menĂ©s hier sur les conditions prĂ©alables Ă  l’ouverture des nĂ©gociations. Le ministre de la Justice Yariv Levin et le prĂ©sident du ComitĂ© de la Constitution Simcha Rothman ont appelĂ© l’opposition Ă  se rencontrer et Ă  discuter sans aucune condition prĂ©alable.

L’appel des deux a Ă©tĂ© accueilli avec froideur. Lapid a rĂ©pondu que « la condition nĂ©cessaire pour le dĂ©but d’un dialogue national est l’arrĂȘt immĂ©diat de tous les processus lĂ©gislatifs pendant un temps limitĂ© au cours duquel le dialogue aura lieu par la mĂ©diation du prĂ©sident. Si le ministre Levin et le dĂ©putĂ© Rothman sont d’accord avec cela, nous serons heureux de nous retrouver Ă  la rĂ©sidence du PrĂ©sident demain matin. »

Le prĂ©sident du camp d’État, Benny Gantz, est allĂ© au-delĂ  et a parlĂ© Ă  Levin Ă  la Knesset. Il l’a informĂ© que si la lĂ©gislation Ă©tait gelĂ©e, il viendrait plus tard dans la nuit pour parler avec le personnel du camp d’État.

Merav Michaeli a Ă©galement Ă©crit que tant que la lĂ©gislation n’Ă©tait pas gelĂ©e « et que l’arme est proche du temple de la dĂ©mocratie israĂ©lienne, il est interdit de discuter de quoi que ce soit avec Rothman et Levin. Tout le reste est une reddition. Tout le reste est la destruction de la manifestation . »

Les leaders de l’opposition, photo : AFP

Levin et Rothman ont rĂ©pondu et ont dit qu’ils Ă©taient dĂ©solĂ©s pour la position des dirigeants de l’opposition. Concernant l’annonce de Lapid, ils ont dĂ©clarĂ© qu' »il semble que son seul dĂ©sir soit d’arrĂȘter la lĂ©gislation et non d’avoir un vrai dialogue. Nous appelons chaque membre responsable de la Knesset dans l’opposition Ă  se comporter diffĂ©remment ». Lapid a rĂ©pondu en revanche que l’offre n’est pas sĂ©rieuse telle qu’elle a Ă©tĂ© vĂ©hiculĂ©e dans les mĂ©dias.

La police : « La conversation vient d’un officier »

Les hauts responsables de la police craignent Ă©galement une radicalisation allant jusqu’Ă  de vĂ©ritables violences. « La conversation commence Ă  devenir violente des deux cĂŽtĂ©s de la barriĂšre politique et il y a pas mal de vapeurs d’essence de violence dans l’air », raconte un haut gradĂ© de la police. « Les politiciens et les personnalitĂ©s publiques exacerbent la rhĂ©torique. Que personne ne dise  » je ne savais pas « . Chacun a une responsabilitĂ©. L’atmosphĂšre est explosive et dangereuse et parler d’effusion de sang , Dieu nous en prĂ©serve, que cela devienne une rĂ©alitĂ©. »

Rappelons que les policiers de l’unitĂ© cyber Lahav 433 ont arrĂȘtĂ© un homme de 24 ans originaire de Sderot, soupçonnĂ© d’avoir postĂ© des menaces sur un rĂ©seau social Ă  l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Un homme de 45 ans de TibĂ©riade fait l’objet d’une enquĂȘte pour incitation Ă  la violence contre le porte-parole du gouvernement, l’avocat Gali Beharev Miara – et cela avant mĂȘme les propos de l’avocat David Hodak et de Zeev Raz, qui font l’objet d’une enquĂȘte de la police.

PrĂ©sident Herzog dans le discours d’orientation, photo : Haim Tzach/L.A.M

Suite Ă  une publication insolite sur l’un des rĂ©seaux sociaux dans laquelle trois membres du mĂ©dia Ă©taient mentionnĂ©s, la police a dĂ©cidĂ© d’ouvrir une enquĂȘte sur des soupçons d’avoir profĂ©rĂ© des menaces Ă  l’encontre de tous les trois. Cependant, en raison du fait que l’identitĂ© de l’annonceur n’est toujours pas claire, une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour tenter de dĂ©couvrir qui il est.