L’Iran commande maintenant une force d’environ 25 000 musulmans chiites en Syrie, principalement composĂ©es de recrues de l’Afghanistan et du Pakistan, selon l’ancien chef de l’Agence de Renseignement IntĂ©rieur israĂ©lien.
Avi Dichter, prĂ©sident du comitĂ© des affaires Ă©trangères et de dĂ©fense d’IsraĂ«l, a transmis cette information aux membres du Parlement suisse ajoutant que la force soutenue par l’Iran a Ă©tĂ© axĂ©e sur la lutte contre les rebelles sunnites opposĂ©s au prĂ©sident syrien Bachar al-Assad et pas Daesh.
« C’est est une lĂ©gion Ă©trangère de quelque 25 000 hommes, dont la plupart sont venus de l’Afghanistan et du Pakistan », a dĂ©clarĂ© Dichter Ă la dĂ©lĂ©gation, lors de la sĂ©ance d’information de mercredi, selon les indications fournies par son bureau. « Ils se battent en Syrie contre les rebelles et non contre Daesh. »
On ne sait pas quelle est la source de l’information de Dichter, mais il reçoit des briefings de renseignement par rapport Ă son rĂ´le.
En Syrie, l’Iran a Ă©galement le soutien de la milice libanaise du Hezbollah, qui a une longue expĂ©rience dans la rĂ©gion, en particulier contre IsraĂ«l. On ne sait pas combien de combattants du Hezbollah sont en Syrie, mais Dichter a dĂ©clarĂ© que 1600 ont Ă©tĂ© tuĂ©s.
« Les Iraniens se sont enrĂ´lĂ©s au Hezbollah … pour combattre en Syrie parce que l’armĂ©e iranienne prĂ©fère se battre comme une armĂ©e contre une autre armĂ©e, tandis que les terroristes du Hezbollah sont aptes Ă la lutte contre les groupes terroristes », a-t-il dit.
« Les combats ont fait (pour le Hezbollah) une meilleure de force de combat, plus habiles dans la guerre militaire conventionnelle. »
La sĂ©ance d’information a couvert les retombĂ©es du conflit, y compris le flux des migrants et des rĂ©fugiĂ©s en Europe. Dichter a mis en garde les Etats europĂ©ens en leur demandant de ne pas ĂŞtre naĂŻf au sujet de ceux qui tentent d’entrer dans leurs frontières.
IsraĂ«l a depuis longtemps vu l’Iran comme sa plus grande menace et a menĂ© une campagne difficile contre les efforts des États-Unis qui ont conduit Ă conclure un accord nuclĂ©aire avec TĂ©hĂ©ran. Dans le mĂŞme temps, IsraĂ«l joue souvent les relations qu’elle entretient avec l’amĂ©lioration des Etats arabes sunnites dans la rĂ©gion, y compris l’Egypte et, dans une certaine mesure, l’Arabie Saoudite.
Dichter a dĂ©clarĂ© Ă la dĂ©lĂ©gation que « le rĂŞve de l’Iran Ă©tait de rĂ©gner sur les lieux saints islamiques de La Mecque et MĂ©dine en Arabie Saoudite. »
« Tout le monde devrait se demander pourquoi les Iraniens construisent des missiles d’une portĂ©e de 2000 km, deux fois la distance (de leur territoire) par rapport Ă IsraĂ«l », a-t-il dit.
« L’Egypte est Ă©galement Ă leur portĂ©e, tout comme l’Arabie Saoudite. Il y a deux mille ans, l’Iran Ă©tait un empire et maintenant il veut le recrĂ©er. »
Dichter a dit que la raison pour laquelle IsraĂ«l Ă©tait convaincu que l’Iran n’a pas renoncĂ© Ă ses aspirations nuclĂ©aires, mais seulement les mettre en attente, c’est en jouant un long match contre l’Occident.




