IsraĂ«l a tentĂ© de dĂ©jouer la dĂ©cision d’Interpol, craignant que les Palestiniens ne puissent profiter de cette position pour poursuivre les hauts fonctionnaires des FDI. D’autre part, rejoindre l’organisation peut conduire à «un Palestinien accusĂ© d’un crime et Ă se soustraire Ă un procès en fuite dans un autre pays qu’un membre de l’organisation et sera extradĂ© vers IsraĂ«l»
Mercredi, les Palestiniens ont cĂ©lĂ©brĂ© leur participation Ă Interpol. Les reprĂ©sentants des États membres ont acceptĂ© la demande des Palestiniens d’inclure l’AP dans les rangs de l’organisation, et les fĂ©licitations n’ont pas tardĂ© Ă venir.
Riyad al-Maliki, ministre palestinien des Affaires Ă©trangères, a dĂ©clarĂ© que «l’acceptation de la Palestine pour l’organisation est une expression de confiance dans sa capacitĂ© Ă appliquer la loi et Ă respecter ses valeurs fondamentales».
Il a affirmĂ© que c’Ă©tait une victoire pour les Palestiniens, obtenue en raison de la position de la plupart des membres d’Interpol qui «ont dĂ©fendu les principes fondamentaux de l’organisation et ont clairement rejetĂ© les manipulations politiques».
‘Nous continuerons Ă dĂ©fendre le droit de notre peuple Ă la sĂ©curitĂ© et Ă la libertĂ© par tous les moyens diplomatiques et juridiques existants, y compris en adhĂ©rant aux institutions internationales compĂ©tentes’, a-t-il dĂ©clarĂ©.
Un porte-parole de la police palestinienne Louis Arzkat a saluĂ© l’adhĂ©sion des Palestiniens d’Interpol, et a dit que la dĂ©cision historique est une vĂ©ritable victoire pour le peuple palestinien et la police, et elle va dĂ©velopper les capacitĂ©s pour fournir le meilleur service aux Palestiniens.
La Palestine est devenu le 191 membre d’Interpol, et prĂŞt Ă coordonner leurs positions et partager des informations avec tous les Etats membres afin de lutter contre la criminalitĂ© internationale.
Les experts internationaux ont notĂ© qu’il n’y a pas de danger rĂ©el pour IsraĂ«l Ă la suite de l’adhĂ©sion des Palestiniens Ă l’organisation, mais la prĂ©occupation se concentre Ă JĂ©rusalem – qui a entraĂ®nĂ© d’Ă©normes efforts diplomatiques pour Ă©viter cette dĂ©cision : les soldats et les commandants de l’ armĂ©e et peut-ĂŞtre les hommes politiques seraient exposĂ©s Ă des demandes de Palestiniens rĂ©clamant qu’ils sont coupables de crimes de guerre :
« Ils devront rĂ©flĂ©chir Ă deux fois si Interpol et les Etats membres sur leur tĂŞte soutiennent la demande palestinienne par l’extradition et la mise en place d’une action en justice.
Mais chaque mĂ©daille a deux cĂ´tĂ©s: Tahsin Alian, PrĂ©sident exĂ©cutif de l’organisation du dĂ©partement de surveillance al-Haq, qui traite des droits des prisonniers palestiniens en IsraĂ«l, a dĂ©clarĂ© que cette mĂŞme organisation internationale comme Interpol peut ĂŞtre dangereuse pour les Palestiniens. ‘Tout Palestinien qui est accusĂ© d’un crime et essaie d’Ă©chapper Ă un procès en fuite vers un autre pays , membre de l’organisation sera extradĂ© par cet État en IsraĂ«l’, a-t-il dĂ©clarĂ©.
Hanna Issa, experte en droit international, a ajoutĂ© que le processus d’adhĂ©sion comporte plusieurs ramifications. L’une est que toute personne qui commet un crime – qu’il s’agisse de trafic de drogue ou de blanchiment d’argent – peut ĂŞtre arrĂŞtĂ©e dans un pays qui est membre de l’organisation et sera obligĂ©e de l’extrader vers un autre pays. Un deuxième point est la possibilitĂ© de juger les Palestiniens soupçonnĂ©s de crimes contre IsraĂ«l dans des pays Ă©trangers – mais cette question dĂ©pend, dit-il, du consentement des IsraĂ©liens et leur demande.




