Alors que le Premier ministre Binyamin Netanyahu est parti pour une visite de cinq jours à Washington, la controverse autour de lui en Israël a continué de se poursuivre, ce dimanche.
Le prĂ©sident Reuven Rivlin a abordĂ© deux questions majeures dans un discours devant le Conseil de presse d’IsraĂ«l Ă Lod, appelant au dialogue plutĂ´t qu’Ă la coercition sur la question du recrutement Ă Tsahal pour les Ă©tudiants de yeshiva et dĂ©fendant la libertĂ© de la presse, vraisemblablement contre les attaques de Netanyahu.
« Si nous ne résolvons pas nos différends par le dialogue, ils continueront à déstabiliser le système politique et à accroître les tensions entre les secteurs », a-t-il déclaré à propos du projet de résolution qui menace maintenant de démanteler la coalition.
« Le problème de la conscription ne peut ĂŞtre rĂ©solu par la coercition, seulement avec un accord. Ce n’est pas un dĂ©saccord entre ceux qui dĂ©testent les FDI d’une part et ceux qui dĂ©testent la Torah d’autre part », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident Rivlin, « mais entre IsraĂ©liens, tous apprĂ©cient l’armĂ©e et la Torah et ceux qui l’Ă©tudient « .
Il n’a cependant pas suggĂ©rĂ© comment la question pourrait ĂŞtre rĂ©solue harmonieusement. Dimanche dernier, les dirigeants des partis de la coalition Ă©taient toujours dans une impasse, avec des dĂ©putĂ©s Haredim disant qu’ils ne soutiendraient pas le budget de l’Etat avant qu’un nouveau projet de loi garantisse le droit des Ă©tudiants en yeshiva et de poursuivre leurs Ă©tudes sans avoir Ă servir dans l’armĂ©e. L’opposition au projet de loi, le plus vĂ©hĂ©ment de Yisrael Beytenu, et l’insistance sur le fait que le budget soit adoptĂ© en premier lieu, a conduit Ă d’intenses spĂ©culations que la question ne sera pas rĂ©solue, forçant des Ă©lections anticipĂ©es.
Concernant la libertĂ© de la presse, le prĂ©sident Rivlin a dit aux journalistes ce qu’ils voulaient entendre : «Il est possible et appropriĂ© de critiquer les mĂ©dias», mais «nous ne devons pas les rĂ©duire au silence, mĂŞme quand nous sommes critiquĂ©s, que ce soit Ă gauche ou Ă droite. «Â
Bien qu’il n’ait pas nommĂ© M. Netanyahu comme un adversaire de la libertĂ© de la presse, il a supposĂ© qu’il avait Ă l’esprit ce que le Premier ministre a dĂ©clarĂ© : «Ce n’est pas une pĂ©riode facile pour faire partie de la guilde mondiale des journalistes. Les journalistes, le journalisme et les mĂ©dias sont attaquĂ©s. Ils sont accusĂ©s de crĂ©er des «fausses nouvelles» ou des reportages biaisĂ©s, et d’un manque de diversitĂ© », a-t-il dit.
Dans ses rĂ©centes attaques contre ses critiques aux mĂ©dias, le premier ministre les a accusĂ©s d’avoir perpĂ©trĂ© de «fausses nouvelles» et d’avoir menĂ© une chasse aux sorcières contre lui, sa famille et ses proches collaborateurs.
Mais il a Ă©galement rappelĂ© aux journalistes leur devoir d’agir professionnellement, et non selon un parti pris politique ou personnel :
« Il est important de se rappeler que le journalisme et les mĂ©dias sont une institution nĂ©cessaire de notre dĂ©mocratie et, prĂ©cisĂ©ment Ă cause de cela, les journalistes s’attendent Ă ĂŞtre… honnĂŞtes, professionnels, dignes de confiance, de principes », a-t-il conclu.






