Sam Levis et Thomas Pickering, deux anciens ambassadeurs américains changent de position, et réclament la libération de Pollard !

Manifestation pour la libĂ©ration de Pollard en face de l’hĂ´tel de Kerry en IsraĂ«l la semaine dernière (Photo: Yair Goldstof)

Le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama va-t-il pardonner l’espion juif et amĂ©ricain Jonathan Pollard après 28 ans derrière les barreaux?

Deux anciens diplomates de haut rang des États-Unis qui ont servi comme ambassadeur amĂ©ricain en IsraĂ«l, ont dĂ©clarĂ© Ă  Walla! qu’ils croient que le temps est venu de le libĂ©rer. Étonnamment, c’est en fait deux ambassadeurs en poste en 1985, lors de  l’affaire Pollard : l’Ambassadeur Samuel Lewis, qui a quittĂ© IsraĂ«l trois mois avant l’arrestation de Jonathan Pollard, et l’ambassadeur Thomas Pickering, dont l’affaire Pollard Ă©tait un « baptĂŞme du feu » dans son bureau.

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Deux ambassadeurs, qui dans le passĂ© s’opposaient Ă  la libĂ©ration de Pollard pendant des annĂ©es, offrant une variĂ©tĂ© de raisons qui ont changĂ© leur position sur la question. L’ambassadeur Pickering  a expliquĂ© que Pollard peut aider le ministre des Affaires Ă©trangères des États-Unis, John Kerry, dans ses efforts pour faire progresser les nĂ©gociations sur le conflit israĂ©lo-palestinien. « Pendant des annĂ©es, j’ai rĂ©sistĂ© Ă  la libĂ©ration de Pollard, mais si vous me disiez que la dĂ©cision sur la libĂ©ration aiderait Ă  promouvoir l’accord avec Kerry , je soutiens cette libĂ©ration, » a dĂ©clarĂ© l’ancien ambassadeur.

Pickering, qui Ă©tait de service lorsque l’affaire Pollard a créé une crise sans prĂ©cĂ©dent entre IsraĂ«l et les Etats-Unis, a dĂ©clarĂ© que Pollard Ă©tait un traĂ®tre. «Il a fait de mauvaises choses et des plus dangereuses, et je ne comprends pas vraiment la protestation israĂ©lienne concernant son emprisonnement, mais il est important de dire la vĂ©ritĂ©:. Parvenir Ă  un accord au conflit israĂ©lo-palestinien est plus important que le maintien en prison de Jonathan Pollard » a dit Pickering dans un message clair au sujet de Kerry, en disant que « les diplomates doivent relever des dĂ©fis et les transformer en opportunitĂ©s. »

Photo : Lewis avec le Premier ministre Begin quand il servait comme ambassadeur en Israël (Photo: AP)

Par rapport Ă  Pickering, Lewis a dit qu’il n y a pas de lien entre Pollard et le processus de paix . « Toute personne qui essaie de lier les deux questions font une erreur. Netanyahu a essayĂ© de le faire au Sommet de Wye en 1998, et il est Ă  l’origine d’immenses dommages Ă  Pollard. Mon avis, l’insistance de Netanyahu Ă  relier les questions ont contribuĂ© Ă  ce que Pollard soit toujours en prison. »

Lewis estime que la libĂ©ration de Pollard est spĂ©cifiquement pour des raisons humanitaires « , c’est tricher et je suis heureux qu’il Ă©tait en prison, mais 28 annĂ©es est assez long. 

Lewis Ă©carte l’argument selon lequel il existe un lien entre la libĂ©ration de Pollard et l’espionnage amĂ©ricain en IsraĂ«l , rĂ©cemment dĂ©couvert grâce Ă  Edward Snowden. « Rien Ă  voir avec la dĂ©couverte de Snowden, l’espion israĂ©lien», a dĂ©clarĂ© Lewis. « Pour l’armĂ©e amĂ©ricaine, Pollard est un traĂ®tre qui a fait les actes les plus graves. La question est de savoir, si Ă  la lumière de la situation actuelle, et après 28 ans de prison, Jonathan Pollard est toujours un risque pour la sĂ©curitĂ© des Etats-Unis. »

Lewis et Pickering sont considĂ©rĂ©s comme deux hauts diplomates amĂ©ricains au cours des dernières dĂ©cennies. Pickering a Ă©tĂ© ambassadeur des États-Unis en Inde et au siège de l’ONU, et Lewis Ă©tait Ă  la tĂŞte de la politique du dĂ©partement d’Etat. Lewis en 2004 a soutenu la campagne de John Kerry Ă  la prĂ©sidence des États-Unis, il est considĂ©rĂ© comme proche du Parti dĂ©mocrate.